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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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COMMENTAIRE, rtc., LIVRE II.

gourd et lent, si cette issue est resserrée, et éloi-gnée de l'embouchure.

Concluons de ce qui précède, que la plus éle-vée des sphères, qui n’a d’autres limites quel'immensité, et qui est très-près de In force mo-trice , fait sa révolution avec une extrême rapi-dité, et rend conséquemment des sons aigus. Laraison des contraires exige que la lune rendedes sons graves, et ceci est une nouvelle preuveque l'air mis en mouvement a d’autant moinsde forces qu’il s’éloigne davantage du lieu deson origine. Voilà la cause de In densité de l’at-mosphère qui environne la dernière des sphères,ou la terre, et de l’immobilité de ce globe. Com-primé de touscêtés pnr le Unifie presque coaguléqui l’entoure, il est hors d’état de se mouvoir entel sens que ce soit ; et cela devait être. d’aprèsce qui a été démontré plus haut, savoir, que lapartie la plus basse d’une sphère est son centre,et que ce centre est immobile ; car la sphèreuniverselle se compose de neuf sphères par-ticulières. Celle que noirs nommons stellifère,et qui prend le nom de sphère aplane chez lesGrecs, dirige et contient toutes les autres;clic se meut toujours d’orient en occident.Les sept sphères mobiles, placées au-dessousd'elle, sont emportées par leur mouvementpropre d’occident en orient ; et la neuvième, oule globe terrestre, est immobile, comme cen-tre de l’univers. Cependant les huit sphères enmouvement ne produisent que sept tons har-moniques, parce que Mercure et Vénus, tour-nant autour du soleil, dont ils sont les satellitesassidus, dans le même espace de temps, n’ont,selon plusieurs astronomes, que la même portée.Telle est aussi l’opinion du premier Africain,qui dit : « Les mouvements de ces huit sphères,

apertius approbatur, spiritual, quantum ah origine suadcorsmn reccilit, tantum ci rca iuipulsuni fieri leniorem ;lit circa terrain, quæ iiHima sphæiarinn est, tain conere-tus, tain densus habeatur, ut causa sit lerræ in una seelencmper liærcndi; nec in quainlibet partem pciinittalurmoveri, obsessa undique circtimfusi spirilus densitate. Insplnrra autan ultimum locuin esse, qui médius est, ante-ccdcnlibiis jam probatum est. Krgo universi mundani cor-pnris spliæræ novem sunl. Prima ilia stellifera, quæ pro-prio noinino cœlmn dicilur, et aplane» apud Græcos voca-tur, arcens et continena coteras, liæc ab oriente sempervolvilnr in occasum. Subjectæ septem, quas vagas dici-mus, ab occidente in orientera feruntur. Nona terra sinemolli. Octo sont igitur, quæ moventur : sed septem soniaimt, qui concinentiam de volubilitatc conliciunlj proptercaquia Morcurialis et Vcnerius orbis pari ambitu comitatisolem, vins cjus tanquam satellites obseqmmtur, et ideoa nonuulli8 aslronomiæ studentibua candcin vim sortiriexistimantur. Unde ait : « illi autem octo cursus, in quibiar« eadem vis est duorum, septem efliciunt dislinctos inler-« vallissonos jquinumerusrcrum omniumferenodusest.».Septcnarium autem numerum rcrum omnium modum esse,Hscanrr..

parmi lesquelles deux ont la même portée, pro-duisent sept tons distincts, et le nombre sep-ténaire est le nœud de presque tout ce quiexiste. » ,

La propriété du nombre septénaire a été plei-nement démontrée au commencement de cet ou-vrage. Quant à ce passage peu intelligible de Ci-céron, il est, je crois, suffisamment éclairci pnrles notions élémentaires, succinctes et précises,que nous venons de donner sur la théorie de lamusique. Nous n’avons pas cru devoir parlerdes nètes, des hvpates, et de plusieurs autresnoms des cordes sonores, ni des tiers et desquarts de ton ; et nous aurions fait parade d’é-rudition sans aucun fruit pour le lecteur, si nouseussions dit que les notes représentent une lettre,une syllabe, ou un mot entier.

Parce que Cicéron parle ici du l'apport et del’accord des sons, fallait-il profiter de cette oc-casion pour traiter de la diversité des modes mu-sicaux ? C’aurait été à n’en pas finir. Nous devonsnous en tenir à rendre claires les expressions dif-ficiles à entendre : dire plus qu’il ne faut en pa-reil cas, c’est épaissir les ténèbres nu lieu de lesdissiper. Nous n’irons donc pas plus loin sur cesujet, que nous terminerons en ajoutant seule-ment un fait qui, suivant nous, mérite d’êtreconnu : c’est que des trois genres de musique, quisont l’enharmonique, le diatonique et le chroma-tique, lepremier estabandonné àcausede son ex-trême difficulté, et le troisième décrié pour samollesse. C’est ce quia décidé Platon à assignerà l’harmonie des sphères le genre diatonique.

Une chose encore que nous ne devons pas ou-blier de dire, c’est que si nous n’entendons pasdistinctement l’harmonie produite par la rapi-dité du mouvement circulaire et perpétuel des

plene, ciim denumcrissuperiusloquercmur, expressimus.Ail illuininandam, ut æstimo, obscurilntcm verborum Ci-ceronis, de musicn (raciales succinctes a nobis, qua licuitbrcvitale, sufliciet. Nam nelas,ct hypalas, nlianimquc(idiuin vocabuln percurrcrc, et tonomm vel limmalumminuta subttlia,ctquid in 8onisprolittera,quidprosyllaba,quid pro integro nominc accipialur, assererc, ostonlanlisest, non docentis. Nec cnim, quia l'exil in hoc leco Cireratnusicæ menlionem, occasione bac emulem est per uni-versos trnctatns, qui possuntesse deinusica : quos, quan-tum mea fert opinio, lertninum liabere non æstimo : sedilia sunt persequenda, qnibus verlia, quæ explanandareceperis, possint liquerc : quia in re naturaliter obsenra,qui in exponendo phira,quam neccsse est, superfundit.addit lenebras, non adimit dcnsitalem. Unde linem de lmcIractatus parte laciemus, adjeclo nno, qnod scitn dignumputamus : quia cum sint melodiæ musicæ tria généra,enarmonium, dialonum, cl chromalicum, primum qnidempropter nimiam sui diOicnUalem ab nsu recessit; tertinmveroest inl'arne mollitic. Unde medium, id est, diatonum,mundanæ musicæ doctrina Platonis adscribitnr. Nec hocinter prætereunda ponemus, qiirnl musicam perpétua crr.li

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