TRAITE SUR LA DIFFERENCE, etc. . ISI
entier. Nous en avons une seconde preuve dansl’apostrophe qui fait Dty’. Quand se permettrait-on une telle licence, si le v était inséparable dureste du mot, puisque l'apostrophe ne peut tenirla place de deux lettres retranchées? Cela estencore prouvé par l’impératif, dont la deuxièmepersonne vient toujours de la troisième de l’im-parfait indicatif, en perdant au commencementdu mot ou l’augment syllabique ou l’augmenttemporel, héla, xâXei ;“Y 011, Ainsi, si l’im-pératif de lift» est l'imparfait est sans doute
Deye, et non fXeyev; mais la lettre e prend sou-vent le v euphonique, par exemple dans le dia-lecte éolien, où XcydpLeOa, <pepop.E0a et autresmots semblables changent la finale a en e, qui,h son tour, prend un v, et forment ainsi la pre-mière personne, Xe^optOev, (pEpoVeQev. D’un autrecêté, si t se change en a, le v dispnrait, commechez les Doriens, qui, au lieu de xo irposOev, di-sent irpdoOa. Mais les Éoliens, quand ils fontd’-^îsiv, 7 ^ 0 !a, et d’Sorr'xeiv, iaxrjxea, rejettent le v,pour qu’il ne se confonde pas avec <x. On con-clut aisément de tous ces exemples qu’il suf-fit, pour former la troisième, personne de ladeuxième, de retranchera,ccquiafrive souventencore nu commencement des pronoms en ,grcc,o£0ev, ?0 ev ; aol, oT. Les Grecs forment la premièrepersonne du pluriel de l’imparfait en plaçant lasyllabe pt avant le v final de la première per-sonne du singulier : ivifouv, IvooüpEv ; ïwptov, £ 10 -pSlpEv. La deuxième personne du pluriel se for-me en ajoutant te à la troisième du singulier,iitolci, imiEÎTE; £x(pa, IxipSxE, ce qui prouve en-core clairement que le v ajouté est inutile. Maisla troisième personne du pluriel à ce temps est
cuum est, et integrum est ÏXeye, iipept, quod asserit etaposlroplms, quoi hu it ÏXcy’ Itpip'. Quaiulo enim hæc usur-parctur, si v nalmaliler adbæreret, cum duas literas nun-quam apostropbo liront exoludi? ludicio est imperativus,nijus se< unda persona pra’sentis semper de tertia inoper-fi’Cli indicativi naseilur, nmissa in CApite vel syllalm, vclleinpore : ïxoXei xàXsi, ixipa xipa, iâriXo'j irjÀG’j, ^ya’j à-Y ou - Krgosi imperativus Xèfs, ibi sine dubi» JXsy», noniXcycv. Sed i litera sæpo sibi xè v familiariter adliibet. Tes-tes Itujus rei AloXeT; , apnd qnos XiyèpeOa, «pEpèptOa, etnimilia, finale SXça in e mutatur, et inox ( ndvocat sibit6 v, et fit prima peisona Xey6|xe0ev, fep6|u0ev. Contra siquandii s in àXça mutatur, v indo diseedit, sir.ut AupiEÏ;xi itpioOEv, 7tpôo0a dir.unt, xai xè Ivflev, ivOa. Sed et ’lu-ve; cum f.îsiv \t*.z fac.iunt, et ïoxrpiEiv t<rxr]X6a,v répudiant,ne cum àXça jungatur. Ex bis omnibus facile colligitur,sufliccre tertiœ persona: de secunda far.icndæ, si oÏYpa re-traliatur : quod in capile Grteci pronominis sæpc contingit,oéOev !0tv, aol ol. Græci primam pluralem napaxaxixoùfnciunt iulerponentes |jle ante v finalem primai singularistvèouv ivooüpEv, éiopoiv éu'.üpev, Jçavïpouv ipxvepoûpcv, £-xeY ov iXÏYopcv. Et secunda illis pluralis cfiicilur, addita xetei tia; singulari, inoisi ércoiElxE, ixipa ixtpâxE, Copou, l-8p'/>re, ÏXeye âX£y exe. Ex quo iterum v litera supervacua pro-lad ut Tei tia ver» pluralis in hoc tempore semper eadem est
toujours la même que la première du singulier:lyâfxouv èyù, £yapouv exeîvoi; et par la mêmeraison on dit aussi Ixiptuv, irps^ov, etc. De là lesDoriens prononcent gravement la troisième per-sonne plurielle, pour la distinguer de la pre-mière dans les verbes qui font l’imparfait en ov,et qui, à cause de leur finale brève, ont l’accentsur l’antépénultième, fxpE/ov lym, avec l’accentaigu; Ixps'^ov £xeîvoi, avec l’accent grave. Lapremière personne du parfait est toujours ter-minée en a, et les autres personnes s’en formentsans beaucoup de changement. La deuxièmeajoute a, et retranche cette même lettre pourformer la troisième, en changeant aussi a en e,TtErofïixa, TTE7ro(ï;xxç, 7TEiro(r)XE. n£îro!r,xa sertaussi à former la première personne du pluriel enprenant la syllabe gJv, irsTn>i>5xap.sv. Si nu lieu depiv il prend xe, alors nous avons la deuxièmedu pluriel, TTETronjxaxE; s’il prend la syllnbeai,on a la troisième, ^eixoï-qxaai. Le plus-que-parfaitforme, au moyen de sa première personne, lesdeux autres du singulier, et c’est de la troisième dusingulier que se forment les trois personnes dupluriel ; d'ÏTtEironjxEiv on fait s7teicoi^xei; , en chan-geant v en a ; en le rejetant, on a éitEiroivjxEi. Cemême mot, en prenant la syllabe pev, fait £tte-7ToirjxEi[j.£v; il fuit tVc7coirîx£txE en prenant la syl-labe xe, et l’on a la troisième personne plurielle,ÏTTEiiotijxEtaav, si on ajoute uav à la troisième dusingulier. C’est en abrégeant la pénultième queles Ioniens ont fait È7tE7coivix£<iav. Nous n’avonspas cru devoir parler du duel, de Vaoriste et desdifférentes formes de plusieurs autres temps,parce que les Latins ne les ont pas. Nous cite-rons par exemple les parfaits, les plus-que-par-
primæ singulari, iyapouv i'/ù> , 4yœ|xouv ïxeTvoi. Sic ixipoiv,sicïoxEçàv'ow, siclxpsxov. Unde ÀupiEî; in illis verbis, quæin ov mittunt parataticon, cl propler (3paxoxaxoXï)ttav ter-ti.iin a fine patiuntnr acceniuin, tcrtiani nu me ri plura-lis discreüunis gralia gapuxovoüatv : ïxpexov lyù, icpomi-potvrivue, ir p<x ov èxeîvot, papuxoviot. Frima personaparaceimei semper in a lcrniinalur, et de bac cctcræ sineoperosa circuilione nascunlur. Accepto enim olyixa, facitsecundam ; et boc rursus abjecto, atqne 4Xç a in s mutato,tertiam créât, rctnolrpia, itEnolïixixî, 7re7toir ( xe. Primamquuque pluralem addita sibi psvsyllaba, îtETtoirpia, ite-itoi^xapiEv. Si pro pev, xe acccperit, seconda pluralis est,nSTrocnxaxE- si ai, tertia 7te7ionijxaai. T'itepauvxEXixèc deprima persona facit très singulares, très vero plurales detertia singulari, ejrenoi^xeiv, v in oÏYpux mutato fit litmmrrxei;, vabjiictofitinEiroir)x£i; ipsum YeroijtETroiirjxEi assumtapsv facit éirc7ioiV)XEqtev, assumta xsfirETrotrptEixE : si aav acce-
perit, pluralem tertiam êir£7toi^xEiaav Nam ïnenoi^xEaav
corrcpta penultima "Iuve; protiilcrant. Ideo autem pra 1 -termisimus dispulare de duali numéro, et de tempore au-risto, et de nmitiplici ratione temporum, quia bis omnibuscarent Latini, id est, rrcpi Seuxe'puv xai piauv, f, itapaxci-pivuv, fl îmepauvxtXixiüv, î) ptXXivxuv. Quibus latins gratilgola diffunditur. De passiva igitur declinatione diranui'
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