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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACROBE .

abrégé l’o final des mots que dans un seul verbe,un seul adverbe, un seul nom, et daris un seulpronom : scio, modo, duo, ego.

_Scio me Danois e classibus ttnum.

-Modo Jupplter adsit.

Si duo prœterca -

Non ego cum Danois. -

De l’impératif.

La seconde personne plurielle du présent del’indicatif est toujours en grec la même que cellede l’impératif. UoieTte ost la seconde personne del’indicatif et de l’impératif, de môme que ti[x5-eet autres mots semblables. Bappelons-nous biencette règle, et établissons-en une autre, afinde voir par l’une et par l’autre ce qu’il faut sur-tout observer. Tout verbe dont la finale est lasyllabe jxsv, quelle que soit sa pénultième à lapremière personne, la conserve à la seconde,c’est-à-dire que la syllabe sera ou également lon-gue ou également brève : XaXoü|xsv, XoiXeTte; ladiphthongue ou à la première personne, et ladiphthongue ei à la seconde, sont longues toutesdeux. Dans ti(xmixev, tiixôIte, la syllabe longuep.a a pris la place de la syllabe longue Dans<iT£!pavouu.Ev, (jxs'favoÛTs, la même diphthongueest demeurée. L’o de Xe'yoixsv est bref, Xe'vete apris un e, bref aussi de sa nature ; mais, au sub-jonctif, la première personne allonge la pénul-tième, Üv XÉymfXEv. Aussi la seconde personnel’a-t-elle allongée, éàv Xé^te, en changeante en ■/). Si nous disons çsÛYMfXEv à la première per-sonne plurielle de l’impératif, il s’ensuit que lafinale [xev se trouvant précédée d’un w, la pé-nultième doit être longue à la deuxième per-sonne. S’il en est ainsi, on devra dire cp^uynxE,comme XÉYotjxev, Myr^xe. Mais on est demeuré

SI duo prælcrca-

Non ego cum Dannts.-

De tmperattvo moao.

Scmpcr aptid Græcos modi indicativi temporis præsen-tis seconda persona pluralis cadem est, qtiæ et imperati-vi. lloi£ÏT£ et indicativo seconda est, et in imperativo. Ti-

liixe, ypuooÛTE, YpàçEte, 7tcneïa0s, Tt|xâ<j8e, ypuaoijaOE, \i-

YeoOs, yp*?sgOe, et similia. Hac régula mémorisa mandata,altérai» suhjicimus, ut una ex utraque observandæ ratio-nis nécessitas colligatur. Omiic verbnin, quod in (xevdesinit, (pialem penullimam haboerit in prima persona, ta-lem transmittit secundæ, id est, tempus relinet vel pro-ductæ, vel brevis syllab* : XaXoOfiev XaXeltE, quia in pri-ma ou erat, et in seconda ei diphthongus æque longasuccessif. Tip.ûpev ripâTe, p.a longa syllaba locum, quemin p.<o babnerat, occupavit. STEtpavoüpev trrEçavovTE, cademdiphthongus perseveravit. AÉyopEv quia o litera brevis est,XfY eTe ) e-eque natura brevem rccipil. At in conjunctivo,quia producit penultimam , èàv XéYutp-Ev, ideo et in sccun-da persona, ààv Xfyy]ve produxit, e in p mutando. Si igitur9 £ÛY(a|xs v primai» personam imperalivi essedicemus, se-quitur, ut, quia in psv exit w præcedentc, cliam second*person* penultimam ex necessilate producat. Quod si est,fiûyriTE faciet, queinadmodum êàv X^yupev, êàv XéYPts.

d’accord que la secondo personne de l’impératifest toujours la même qu’à l’indicatif ; or, on dit,à ce dernier mode, yloytxe. et non <ftiyr\xe. Onconclut de là que l’impératif n’a pas d’au-tre seconde personne que (jeit/ete; que, d’a-près les règles de la formation des personnes,ytôytxt ne peut pas venir après la première per-sonne (p£UY<o(A£v. Donc <peÜym[xev n’est pas la pre-mière personne de l’impératif. Il est clair enconséquence que l’impératif n’a de premièrepersonne ni au singulier ni au pluriel; ainsi, lors-que nous disons, fuyons, apprenons, etc., ilfaut donner à ces mots le sens de l’exhortation,et non les assigner au mode impératif. En grec,l’impératif singulier actif, soit au présent, soità l’imparfait, sc termine à la seconde personneen ei, ou en a , ou en ou, ou en e , ou en Ot. Lestrois premières formes de terminaison appartien-nent aux verbes circonflexes , vo'ei, ti'ixoc, SvjXou;la quatrième est celle des barytons, \iyz, Ypatpe;et la cinquième, celle des verbes en pu, commeVoTctOt, 5pvu0i, <pdOt. Cette dernière terminaison seretrouve encore dans les verbes dont l’infinitiffinit en vat, bien que leur présent ne soit pas enP : B?jvat, pîjOi; vuYÎîvai, vuyriOi. Il faut en excep-ter etvou, Soüvai, Oeïvou. Au reste, il y a plusieursraisons pour que vEvoïjxsvat et autres verbessemblables fassent plu têt vevo'yxe , vevot)xe'to> , quev£v(iif)0i. Je puis prendre un de ces verbes pourexemple. Ceux qui se terminent en Ot, et dontl’infinitif est en vat, doivent nécessairement avoirautant de syllabes que cet infinitif : vôy»]0i, vvy? rvat; SajxïiOi, Saix7)vat. Or, Tt£7toi'7)0i n’u déjà plus lemême nombre de syllabes que itEitonixÉvai ; alorson n’a pas voulu dire irEiroiriOi, mais 7te7to(ïixE.De même, dans la langue latine, l’impératif

Sed constitit, candem sentper esse sccundam personamimperativi, quæ et indicativi fuit : çiùymt autem in in-dicativo fuit, non ipedyrrrE. Ex bis colligitur, neque aliainimperativi secondant personam esse nisi tp&ôytxt, nec indeclinatione çeüyete secondant esse (Hisse post (psûy(.)[xEv,et ideo çEuYoqiEV, non potest imperativi prima esse perso-na. Manifestant estergo, imperalivnm nec singolarem,nec (doraient Itabere primait) personam. Coin aulem dici-mas,fugiamus, discamus, mUriamus, an-mus, ducca-mus, et similia, ad exhortalivum sensimt, non ml intperativnm niodnm pcrtincre dicenda snnt. Apnd Grnecnsimperativos singnlaris activas temporis præsentis et prie,teriti imperfecti, in seconda scillcct persona, mit inei, antin a, ant in ou, ant inc, ant in Ot terminante. Prima triaad perispomena pertinent, vôci, vtpa, SrjXou- qnartnm mlbarytons, Xfys, ygAyv qninlnm ad yerba và eîç pi, ut ér-vaOt, 6pvu0i, çàOi. Sed et ilia similcm battent ferntinnitt,quorum infinitivos in vai exit, elsi non sint tûv et; pi, fjjj.vai pîjOt, vuyijvat vlflfli, Sauvai SdpvjOi : excepta suint tl-vai, Soùvai, Oïvat. Ceterni» vevo»]x£vai, vel bnic similia,ut ittagis V£v6r|xe vcvorixÉ™, qiuui, ve v6v,0i facial, multi-plex ratio cogit : de qoa union put exempte aigunti-titnmponerc non pigebit. Qu* in Ot exeunt ub inlinUis m vaidesinentibos, ncccsse est ut sint iufinitis suis taooùXXaS*,