LES SATURNALES.
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entre T)éeius et Fostumien va exposer quelle futl'origine de ces colloques, et quel en fut le déve-loppement.
CHAPITRE II.
Quelle fui l’origine (le ces colloques de labié, et quel en
fut le développement.
Décius. — Les fériés que nous accorde unegrande partie du mois consacré à Janus mepermettent d’aller chez toi, Fostumien, et d’yrencontrer des moments favorables pour t’entre-tenir; car presque tous les autres jours oppor-tuns à la plaidoirie, on ne peut trouver un seulinstant que tu ne sois occupé, soit à défendreau forum les causes de tes clients, soit à lesétudier chez toi. Si donc tu as maintenant leloisir de répondre à mes interrogations (car jesais que tu ne remplis point les jours fériés pardes frivolités, mais par des occupations sérieuses ),tu me procureras un très-grand plaisir, lequel,je pense, ne sera pas non plus sans agrémentpour toi. Je te demande d’abord si tu as assistépersonnellement il ces festins qu’une politesseréciproque prolongeait durnnt plusieurs jours;ainsi qu’à ces entretiens que tu vantes, dit-on, sifort, et dont tu fais partout les plus grands élo-ges. J’aurais dû les entendre raconter par monpropre père, s’il n’était parti de Rome aussitôtaprès ces festins, pour aller demeurer à Naples.J’assistais dernièrement à d’autres festins où l’onadmirait les forces de ta mémoire, qui te permi-rent souvent de répéter tout ce qui fut dit dansles circonstances dont il s’agit, et de le reproduiredans le même ordre.
Fostumien. — Durant tout le cours de ma
ledorisdesideiiamorenmi'Jain Derii etPostnmiani scrniopalnm facial, quæ linjus aolloquii val origo fuarit, volordo proaasseril.
CAPUT 11.
Quæ convlvalis hujus sarmonis origo, et quis ordo fuarit.
Décius. Tanlanti milii, Posliimiana, aditns luos etniollissimaeonsullandi tempera commode adsiint fariæ,quas indulget magna pars menais ,lano dicali. Cæleriseiiim farina diebus, qui perorandis cousis opportimi sunl,liora oimiinn reperiri milia potast, quin liionun clienliumnegolia val défendus in foro, vel dorai diseas. Nunc aillent(sain te enim non ludo, sad serin feriari) si cstcoinmodumraspondara id, quod rogatum venir), tibi ipsi, quantumarbilror, non injucnndum, inibi vero gratissimum feceris.Itequiro autam alis te id primum , inlaifuiuisne convivioper eomplusculos dias continua comilata ranovalo, eiquesernioni, quem prædicare in primis, (picmipia apud uni-nas maximis ornare landibus diceris : quem quidam egoex paireaudissem, niai post ilia convivia lloma profaalusNeapoli moraretiir. Aliis vero imper inleiïui admiranlilmsmeinoriie tuæ vires, universa, quæ tune dicla sunl, parordinem sæpe referentis. Postumianus. Hoc unum, Daai.nobis (ut et ipse, quantum tua sinit udoleseentia , videra, I
vie, Décius, rien ne m’a paru mieux (commetu as pu le voir toi-même, autant que te le per-met ta jeunesse, ou comme tu as pu l’entendredire à ton père Albin) que d’employer les loisirsque me laisse la plaidoirie, à converser dans lasociété d’hommes érudits, et tels, par exemple,que toi. En effet, un esprit qui a été bien dirigéne saurait trouver de délassement plus utile etplus honnête, qu’un entretien où la politesse ornel’interrogation aussi bien que la réponse. Mais dequel banquet veux-tu parler? Sans nul doutetu veux parler de celui qui eut lieu d’abord chezVettius Prætextatus, composé des plus doctes etdes plus illustres, et qui, rendu ensuite par chacundes convives, s’embellit encore du charme de lavariété.
Décius. — C’est là précisément le but demon interrogation. Veuille bien m’apprendrequel fut ce festin, auquel l’amitié particulière dechacun des convives pour toi me fait penser quelu as dû assister.
Fostumien. —Certes je l’aurais bien désiré,et, je pense que ma présence n’y eût pas été dés-agréable. Mais comme, ees jours-là précisé-ment, j’avais à m’occuper des causes de plusieursde mes amis, invité à ces repas, je répondis quej’étais forcé d’employer mon temps, non en fes-tins, mais à étudier mes causes; et je priai quel’on cherchât quelqu’un, libre de tout soin et detoute autre affaire. On le fit ; et Prætextatus in-vita en ma place le rhéteur Ëusèbe, homme éru-dit. et éloquent, supérieur dans son art à tous lesGrecs de notre âge, et, de plus, versé dans la lit-térature latine.
Décius. — Comment donc sont parvenus à ta
d ex pâtre Albino audiie potuisti) in omni vitæ cursuoptimum visum, ut, quantum cessare a causarum de-fensione licuisset, tantum ad eruditorum hominum tui-que similiiim congressiim aliquem sermoncinquc coufer-rom. Ncqiic enim racla inslitii tus animus requiescere autntiliiis, aut bonestius usqiinm potest, quam in aliquaopportunilate docte ac libcraliter oolloqiiendi, interrognn-dique d respondendi comitate. Scd quodnam islud con-viviumî* An vero dubilandiim est, quin id dicas, quoddodissiniis proccniru ederisque îiuper apud VdtiumPrætexlatum fuit, et quod discurrens post inter reliquosgrala vicissiludo variavit? Decujs. De hoc ipsoquæsitumvenio : et esplices veliui, quale illud conviviiii» fuerit,a que te abluisse , propter singularem omnium in te ami-citiam non opinor. Postumianus. Volnissem equidem , ne-que id illis, ut osstimo, ingralum fuisset. Sed, cumessent aniieorum eomplures milii causai illis diebus per-noscondæ, ad cmnam tuin regains, medilandi, non edendiillud inibi tempus esse , respondi ; bortaliisque siim , nialiinii potins, nullo involutum negotio atque a cura libe-riiin, qua'rerent. Itaque factum est. Nam facundum eteiinlitiiin viruin Eusebiiim rhdoiem, inter Giæcospræstanlem omnibus idem noslra aitale professis, do-ctrin.T Latialis baud inscium , Prætextatus meum in lo-I i iim invitari imperavit. Décius. Unde igitur ilia tibi nota