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LUS SATURNALES.
riîSTAS. esto. (Que le coucher du soleil soit ladernière période (légale) du jour). Ici sueeèdevesper (le soir), mot tiré du grec ; car les Grecsappellent ce moment éarrépa, à cause de l’étoileHespcr; et c’est aussi pour le même motif quel’Italie est nomméeHespérie, comme étant situéevers l’occident. Le moment qui suit est appelépremier flambeau (prima fax) ; celui qui vientaprès, l’heure du coucher ( concubia)', et enfin ledernier, intempestas, c’est-à-dire le temps oùl’on ne s’occupe point d’affaires. Telle est, chezles Romains, la division du jourcivil. Ainsi doncles Saturnales s’inaugureront au milieu de lanuit prochaine (noclu jutura), quoiqu’on ne soitdans l’usage d’en commencer la célébration qu’aujour de demain (die crastini). '
CHAPITRE IV.
Qu’on dilen latin Saturnaliorum, noclu fulura, et diecrus Uni.
Ici, après que chacun se fut mis à louer lumémoire d’Albin comme étant un vrai répertoirede l’antiquité, Prætextatus, apercevant Avié-nus qui parlait bas à Furius Albin : — Qu'est-ce,lui dit-il, mon cher Aviénus, que tu indiquesau seul Albin, et que tu laisses ignorer à tous lesautres? — Celui-ci répliqua : — L’autorité deCæeina m’impose sans doute du respect, et je n’i-gnore pas que l’erreur ne saurait se mêler à tantde savoir ; cependant la nouveauté de ses ex-pressions a surpris mon oreille. Car, au lieu dedire noclu fulura et die craslino, comme lesrègles l’eussent exigé, il a préféré dire noctuJ'uiura et die crastini. Or noctu n’est point unsubstantif, mais un adverbe ; or Jutura, qui estun adjectif, ne peut s’accorder avec un adverbe,et il n est pas douteux aue noclu et noctc sont,
tura, cum media esse cirperit, auspicium SaLurnalioriinieril, ipiibus die crastini mos inelioandi est.
CAPUT IV.
Lutine dici SaUirnuJiormn, noctu Sutura, et, die crastini.
Ilic, cmn omnes quasi vetuslatis promtiiarium Albininiemoriani laudavisscnt, Prætextatus Avienutn vidensVurio insusurrantem ; Quidnam hoc est, mi Aviene,in-quil,quod uni Albinoindication,clam cæteils essevelis?Tum ille : Moveor quidein audoritate Cæciiiæ, necignoro,crrorcin in tantani non caderc doctrinam : auras tamenincas ista verboruni novitas perculil, cmn, noclu fulura,et die crastini, magis, quain nocte fulura, et die cra-süno, diccrc, utregulis placct, maluit. Nam noclu, non«iqiellalio, sed advcrbium est. Porro fulura, i|uod no-nien est, non pûtestcum adverbioconvenire. Nec duliiiimest, boc inter se esse noctu et nocte, quoil diu et die.Et rursus, die et crastini, non de eodem casu sont ; et
relativement, comme diu et die. D'un autre côte,die et crastini ne sont pas au même cas; or,dans ce tour de phrase, ce n’est que l’identitédu cas qui unit les deux mots ensemble. Je dé-sirerais savoir aussi pourquoi nous dirions Satur-naliorum plutôt que Saturnalium? — A cesquestions, comme Cæeina se taisait, ne faisantqu’en sourire, Servius, interrogé parSymmaque,répondit : Quoique j’aie beaucoup plus à appren-dre qu’à enseigner dans cette réunion, nonmoins respectable par l’illustration de ceux quila composent que par leur science, je céderaicependant à la volonté de celui qui m’interroge;et j’indiquerai d’abord, quant au mot Saturna-lium, puis relativement aux autres expressionsdont il s’agit, d’où vient, je ne dis pas la nou-veauté mais la vétusté de ces locutions. Celuiqui dit Saturnalium suit la règle ; car les nomsqui ont le datif pluriel en bus n’accroissent ja-mais d’une syllabe au génitif de ce même nom-bre. En effet, ou le génitif a autant de syllabesque le datif, comme monilibus, monilium', se-diiibus, sedilium; ou il en a une de moins,comme carminibus, carminum; luminibus,luminum : de même donc Saturnalibus , Sa-turnalium, qui est plus régulier que Satur-naliorum. Mais ceux qui disent Saturnaliorumont pour eux l’autorité de grands écrivains :car Salluste, dans son troisième livre dit : Bac-chanaliorum ; et Masurius, dans son se-cond livre des Bustes, dit : « Le jour des Vi-r nales ( Vinaliorum ) est consacré à Jupiter, non« à Vénus, comme le pensent quelques-uns : »et (pour citer aussi le témoignage des gram-mairiens eux-mêmes) Yerrius Flaccus, dansle livre intitulé Saturne, dit : « Les Grecs« aussi solennisent les jours des Saturnales (Sa-« turnaliorum.) » Il dit encore, dans le mêmelivre : n Je pense avoir expliqué clairement
nisi rasus idem , nomma in Imjtismodi elocutione nonjimgit. Salurnaliorum deinde cor malimns, quam Sa-turnalium dicerc, oplo dinoscere. Ad luec cmn Cæeinarenidens taceret, et Servius a Symmacho rogalus esset,quidnam de bis existimaret : Licet, inquit, in Imc cœlunon minus nobilitale, quam doctrina reverendo, magismild discendum sit, quam docendum, famulabor tamenarbitrio jubenlis, et insimiabo primnm de Saturnalibus,post de ccteris, onde sit sic eloquendi non novitas, sedvetustas. Qui Salut nalium dicit, régula innititur. No-mma enim, quæ dalivum piuralem in bus mitlunt, iniii-qiinm genilivum ejiisdcm immeri syllaba crevisse paliun-tur; sed aul tolidem lialiet, ut, monilibus monilium,sedilibus sedilium; aut una syllaba minus est, ut,carminibus carminum, luminibus luminum. Sic ergoSaturnalibus rectius Saturnalium, quam Saturnalio-rum. Sed qui Saturnaliorum dicunt, auclorilatc ma-gnorum miiiiiimlur viroriim. Nain et Salluslius in tertio,Jlacchanaliomm ait; et Masurius Fastonim secundo,Vinaliorum dies, inquit, Jov't sacer est, non, ut qui-