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« Institution des Satin-haies ( Salurnaliofum.) «Julius Modestus, Traité des Fériés, ditaussi : feriœ Saturnaliorum ; et, dans le mêmelivre, il ajoute : « Antias attribue à IVuma« l’brrtpilius l’institution des Atonales <> ( Ago'na-linrum.) »
Mais, direz-vous, ces autorités peuvent-ellesêtre soutenues par quelques raisons? Certaine-ment; et, puisque l’analogie est totit il fait ditressort de la grammaire^ je tâcherai de faireressortir de diverses présomptions le motif quia pu déterminer ceux qui écrivent de préférenceSaturnaliorum, au lieu d’employer l’exjiressiohordinaire Snturifnti.nm. D’abord j’estime que deces noms neutres de fêtes qui n’ont point de sin-gulier, ils ontvoulu faire mie classe distincte desautres noms,qili se déclinent dans les déuxndhl-bres; caries noms Compitalia, Ilaec/milalia,zi gimalia, Yinalia, et autres semblables, sontdes noms de fêtes, et n’ont point de singulier;ou si vous faites usage de leur singulier, iln’a plus alors la même signification, à moinsqu’on n’ajoute le mot fête ; comme Bacchanalefestum, Agonate festum, et ainsi des autres :en sorte que ce ne sont plus, dans ces cas, desnoms positifs, malades adjectifs, que lés Créésappellent épithètes. Ceux donc qtli ont déter-miné d’introduire l’exception dont il s’agit, augénitif, ont eu l'Intention de caractériser, parcette terminaison, le nom deh jours solennels.Ils n’ignoraient pas d’ailleurs que, dans la plu-part des mots qui ont leur datif eh hits, le géni-tif se termine en mm : comme domibits, domo-rum; dnolnts, duornm; ambobus, amborum.
dam pillant, Ve.nei'l. Kl ut IpstiS qilnque grammatiedsin Icstiinnniimi filial), Venins l'Iaccus in e<> libelle, qui.Salmtuis insaibitur, Saturnaliorum, impôt , dies apudOrrrcos quoque. fesl.i hahe.nlur; et in eodetu liliro , Dilu-clde. ine , inijii II, de cousit tutione. Saturnaliorum scrip-sisse arbitrer. Item Julius Modestus de feriis, Saturna-liorum, \ni\n\l, feriœ. Kl in eodem libre, Antias, impiil,Atjamdiornm rcpciiorrm Numam J'ompililtm r'eftrt.ll;ec. taiiien , impiies, auetoritas quæro au possit allt|tlaratioue dcfemli. Plane, qualcnus aliemim non est i roin-milli graiiimaliaim cum sua analogie, tenlabo sospiclo-iiilius eruere, ipiid sit, quod eus a solila cmmliatione de-tiirseril, utniallont Saturnaliorum, quam Salnrnaliumdircre. Ae piiimmi a-slimo, tpioil liæc nomina,snnt tesiiiiiim dieruiu ncotralia, careotipie numéro sin-Uiilari, tliveisæ conditionis esse voluerunt ali bis nomi-uilius, ipuc utioque numéro figurantur. Compitaliaeuim, çt JîacclianaUa, et Agonalia, Vinaliaque, et reliipmliis similia, fesloiuni dienim nomina sont, nue siugulariteriioniioarilur; aot, si singulari numéro dixeris, nonidem sigoilieabis, nisi adjeceris l'eslum; ut, Jtaccha-nale festum, Agonale festum, et reliqua : utjamtionposilivum sit, sed adjeelivum, ipmd Graxi èmO ctov vn-cant. Anima ti suntergo ad faeiendam diseretionem in geni-tivo casu , lit ex bac deelinatione exprimèrent nonieiisolemnis diri, scienles, in uolinullis sa*pe nominibus,
Ainsi encore, viridia, lorsqu’il est employécomme épithète, forme son génitif en ium; vi-ridia prata, vilidium pràloruni; tandis que,lorsque nous voulons exprimer la verdure mêmed’un lieu, nous disons viridiorum; commedans fôrmnsn Jacf.es viridiorum (l'agréable as-pect de la verdure). Dans ee dernier cas, viridiaest employé connue positif, et non comme ad-jectif. Ces anciens ont tellement iisé de la licencede Ce génitif, qu’Astnius Poilion emploie sou-velit le génitif vevHgaliorûm, quoique vecligal11e soit (pis nnlills usité qtie vecligalià ; et demême, quoique nous trouvions lé singulier an-cile lœmqiie anéile gerebat (il portait le bou-clier du liras gaiichê), on trouve aussi and lia-nt, m. lin sorte qu’il reste encore à examiner s’ilest rigoureusement vrai qu’on ait affecté cetteterminaison auxdénominationsdesjoursdefètes,ou si ee n’est ptis phi têt l’riitiotir de la variétéqui aura charmé les anciens; car eniin, milreles noms des jours de fêtes, nous en trouvons d’au-tres déclinés de la même façon , comme nous l’a-vons fait voir plus Imiit : viridiontm, vccligatio-rum, dncilioriim. Il y a plus : je trouve les nomsthèmes des fêtes déclinés régulièrement dans lesiilitetirs anciens. Varron dit : - Ce jour des fériales( « Ferinlium, diem.) est ainsi appelé de l’usage de■> porter [ferendis) des mets dans les tombeaux. »Ou voit qu’il ne dit point Ferialionm. Il dit ail-leurs florolium et mm Jlnraliorum, parlant enCet endroit non des jeux, mais des fêles mêmesde Flore. Afasnrius dit aussi, dans le secondlivre des Fastes : « Ce jour des Ciliéniles ( l.ihern-« liirm. dies) est appelé par les pontifes, agonium
(lalivdiniiMexainte, niliilominusgcnilivmn in r»w (iniii :ut, domibùs domorum, ditobus duorum, amlmhasamborum. lia et viridia, i’.imi àvxl Imbirou acripiimlnr,genilivum in ium l.iriiinl; ni viridia prata, .Viridiumpratorum. Cum vuro ipsum loc.i viridilnteni sqmilirarcvoliinnis, viridiorum dicinms : ut cum dirilur./onimsnfades viridiorum. îiine ciiim viridia quasi positivumponilur, mm aréldélis. tailla enim apud vetercs luit li-«entia liujus grnitivi, ut Asinius l'ullio vecliijalioiumfréquenter usinpet : quod vcelitjul non minus dicalur,quam vccligalia. Sed et cilin Ingilinus, hvvtiqne aneite.gerebat : lumen et oncitiorum rnltilum est. Yidendumergn, ne magis validas veleres delectaveril, quam ut adallliissini vfirumslt, festomm dieriim mmiina sic, vecata.Kcce eniin et prSMer Bolemniiihi dieriun vocabula , allaquoqde sic déclinai,! ieporinms, lit pruecedens so,rnio pa-Idecit : viridiorum, «| nxligultorum, et anciliorum.Sed et ijisa l'estoriiln nomina suciiiidiiin icgiilain ileclinataapud vetercs repei m : siipiidcm Varro Periulium diemait, a ferendis insepulcra cpu/tsdici. Nundixit Peria-Ijorum: ét alibi tdaralium, non Floraliorum ail, rnniidem non Indus lloralcs illic, Sed ipsum lestum Kloraliasignilicard. Masdrliis diani sccmido Kaslnriun, l.ilien i-Hum dies, inquit, g pontijkibvs agonium Martialeappellatitr. lit in milan liliro : /Sam uoe.tem, ddn-cepsqne insequentem diem, qui est Uieurium, min