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loi de porter la prétexte; encore moins aux étran-gers, qu’aucun lien n’attacliait à la nation ro-maine. Mais, dans la suite, la prétexte fut aussiaccordée aux enfants des affranchis, pour lemotif rapporté par l’augure M. LéliuS. Il ditqu’en vertu d’un sénatus-consulte rendu durantla seconde guerre Punique, les décemvirs recou-rurent aux livres Sibyllins, à raison de diversprodiges; et qu’après leur examen, ils déclarè-rent qu’il fallait faire des prières supplicatoiresau Capitole et dresser un lectistcrne du produitd’une collecte à laquelle devaient contribuer,comme les autres, les femmes affranchies, lesquel-les seraient autorisées à porter des robes longues.Ces prières solennelles eurent lieu, et les hymnesfurent chantés par de jeunes garçons, les uns in-génus , les autres fils d’affranchis ; et par desvierges, ayant encore leur père et leur mère.C’est depuis cette époque qu’il fut permis auxenfants des affranchis, mais seulement à ceuxqui étaient nés d’une femme légitime, de porterla robe prétexte, et une lanière de cuir au cou,au lieu de l’ornement de la huile.
Verrius Flaccus rapporte que , lors d’une épi-démie qui affligea Rome, l’oracle ayant réponduque cet événement était arrivé parce que lesdieux étaient vus de haut en bas ( dëspiceren-tur) , toute la ville se trouva dans une grandeanxiété, ne comprenant pas le sens de ces parolesde l’oracle. Or il était arrivé que, lejour des jeuxdu cirque, un enfant avait plongé le regard [dcs-piceret ) du cénacle sur la pompe religieuse, etavait rapporté à son père l’ordre dans lequel ilavait vu que les bulletins sacrés étaient placéssecrètement dans l’arche portée sur le char. Lepère ayant dénoncé au sénat ce qui s’était passé,on décida de voiler les lieux par où passerait lapompe religieuse. L’épidémie ayant été calméepar ce moyen, l’enfant qui avait expliqué l’am-
candum, lectisternimnque ex collatastipe faciendum, itaut libertinæ quoque, quæ longa veste ulerentur, in camrem pecuniam subministrarent. Acta igiturobsccratio est,puerisingentiis, itemquelibertinis,sed et virginibus patri-mis malrimisque pronuntiantibus carmen. Ex quo conces-sum,utlibertinorum quoquefilii, quiexjuxtadumlaxat ma-trefamilias nati fuissent, togam prætextam et lorum incollo pro bullædécoré gestarent. Verrius Flaccus ait, cumpopulus romanus pestilentia laboraret, essetque rcspon-sum, id accidere, quod dii despicerentur, anxiain urbemfuisse, quia non intclfigeretur oraculum ; evenisseque, utCircensium die puer de cœnacuio pompam superne des-piccret, et patri referret, quo ordine sécréta sacrorumin area pilenli composita vidisset : qui cum rem gestamsenalui nuntiasset, placuisse, velari iocaea, qua pompaveberelur : atque ita peste sedata, puerum, quiambigui-tatem sortis absolverat, togæ prætextæ usum munusimpetravisse. Vctustalis peritissimi référant, in raptu Sabi-nnrum unam mulierem nominc llersiliam, dnm adliaire-ret filin simul l'aplani : quant cum Ilomulus liosto cui-
biguïté de l’oracle reçut, en récompense, le droitde porter la toge et la prétexte.
Des personnes très-versées dans la connais-sance de l’antiquité racontent que, lors de l’en-lèvement des Sabines, une femme nommée Her-silie se trouvant auprès de sa fille, fut enlevée avec elle. Romulus l’ayant donnée pourépouse à un nommé Ilostus, du Latium, hommedistingué par son courage, et qui était venu seréfugier dans son asile, elle mit au monde unfils avant qu'aucune autre Sabine fût devenuemère, et lui donna le nom d’ilostus Jlostilius,comme étant le premier né sur le territoire en-nemi; Romulus le décora de la bulle d’or et dela prétexte. On rapporte en effet qu’ayant faitappeler les Sabines enlevées, pour leur donnerdes consolations, Romulus s’était engagé à ac-corder une illustre prérogative au fils de la pre-mière qui donnerait le jour à un citoyen ro-main.
D’autres croient qu’on fit porter aux enfantsde condition libre une bulle, sur laquelle étaitune figure suspendue à leur cou, afin qu’en laregardant ils se crussent déjà des hommes, sileur courage les en rendait capables; et qu’on yajouta la robe prétexte, afin que la rougeurde la pourpre leur apprît à rougir de toute con-duite indigne de leur naissance.
.le viens de dire l’origine de la prétexte; j’aiajouté quels sont les motifs pour lesquels oncroit qu’ellefut attribuée à l’enfance : il me restemaintenant à expliquer , en peu de mots, com-ment le nom de ce vêtement est devenu un nompropre. C’était autrefois l’usage que les sé-nateurs fissent entrer avec eux, dans le sénat,leurs fils encore revêtus de la prétexte. Un jourqu’une affaire importante, après avoir été discu-tée , fut renvoyée au lendemain, on décida quepersonne n’en parlerait avant qu’elle eût été
dam ex agi o I.atino, qui in asylum ejus confugerat, vir-ilité coiispicuo uxorcm dedissel; iialuni ex en puerum,antequam alia alla Sabinamm partum ederel : cmnqiie,quod primas esset in bostico proerealus, Hosliim llosti-lium a maire vocitatum , cLcundein a Romulo butin aureaac prætexta insignibus honoratum. Is enim cum raptas adconsolandum vocasset, spopondisse fe.rtur, sccjus infanli,qua; prima sibi civem romanmn esset enixa, illustre mu-nus daturum. Noimulli credunt ingenuis pueris attribu-tion , ut cordis liguram in bnlla ante pcclus annccterent;quam inspicienles, ita démuni se homines e,ogitarent, sicorde praistarent : togamque prætextam bis additam, utex purpuræ rubore ingenuitatis pudore regcrenlur. Ilixi-mus, unde prætexta. Adjecimus et causas, quihus sesli-matur concessa pucritiæ. Nunc, idem habitus quo argu-mento transierit in usum nominis, pauris explieandum est.Mos antea senatoribus fuit, in curiam cum prætextalis.filiis inlroire. Cum in senatu res major quæpiam con-sultaretur, eaque in posterum diem prolata esset, pla-çait , ut liane rem, super qua Iructavissent, nequls etiun-