l.ES SATURNALES.
près. 4c te demande maintenant pourquoi l'an-tiquité a emprunté un nom propre au seul nomde ia robe prétexte, et quelle est l’origine de cenom ? Pendant ces dernières paroles d’Aviénus,l’arrivée des deux illustres amis Elavjen et Eus-tathe, et bientôt après celle d’Eusèbe, vint ré-jouir l’assemblée. Ceux-ci ayant reçu et rendu lesalut, s’assirent, en s’informant du sujet de laconversation. Prætextatus leur dit : — Vousêtes arrivés bien à propos pour m’aider à ré-pondre à mon interrogateur; car notre ami Avié-nus porte la discussion sur mon nom propre, etdemande à connaître son origine, comme s’il s’a-gissait de vérifier son extraction. Parce qu’iln’est personne qui porte le nom deTogalus, deTrabcalus, ou de Paludatus, il veut qu’on luiexplique pourquoi on porte celui dp PruHexIatus.Or, puisqu'il était ceritsur la porte du temple deDelphes: « Connais-toi loi-rnème, » ce qui étaitaussi la devise de l’un des sept sages; que tlc-vrajt-on penser de mop savoir, si je ne pouvaisrendre raison de l'origine et de l'étymologie demon propre nom?
'l ui(lis Hostjlius, troisième roi des Romains,fils d’Iloslus, ayant vaincu les Etrusques, in-troduisit chez les Romains la chaise enrôle, leslicteurs, la toge colorée, et la prétexte, quiétaient les insignes des magistrats étrusques. Açette époque, la prétexte n'élait point portée parles enfants; mais, comme les autres objets queje viens d’énumérer, elle était un insigne hono-rifique. Dans la suite, Tarquin l'Ancien, qu’ondit aussi avojr été nommé Cucumon, fils de
IcxluLe, tmim inter vocabula diversi habitus relers : ;ul-nioneiir non ludicrm, ntæxlimo, qutvsLionis. Cinn enimveslitus topai, vel trubcaqscu {laludamonIi, nulluin doae proprii nnminis mumi leceril, quæro abs lo,e.nrliootlo solo prmtexlu' liabilii usurpaient veluslqs; «ut lmicUOPiini quæoripo conligerilP Intor Incc, Avicni dicta l'Ia-viaims et làislalliiiis, par insinua ainioitiæ, acininiinojiost luisebius, ingressi ulacriorcm locoro eiotnin : acco-plnque ao roddita salu laliime ronsedeninl, poroontanlos,quidnani ottenderint sermocinatioiijs. Tnm Vellius : l'er-nppnrbmc, inquil, aflnislis inibi assortorom quaTenli.Mnvelcnim milii Aviemis mister mei nommisquicslinncm;pt ila oripinein ojns llapitat, lampiani lidos ali eo generisexigulur. Nam, r.um indlqs ail, qui appollolnr sim nominevol togatqs, vol trabcalus, vol palndalns; oui- l’rælexla-tns nonien liaboatur, postulat in medium proferri. Sed etcum posli inscri|>tiim sit holphici tompli, ot niiius c nu-jnnn sapientum eadem sil isla senlontia, fvràOi oeauxiv,
quid iu me «cire aislimandiis sim,si.non ignore, ciijus
milii mine cl origo, et causa dicendacsl? Tullus Ilostilius,llnsli iilius, rox Itomanonim lertjus, dobcllatis Klniscis,scllam ciii idcm iictoresque ot logutu piclam alipio pru>-loxtam, qua; insignia mngislraliuim lilruscorum oranl,primes,ut llomie liabcrenlur, institué. Sed puclextamillo seculo puerilis non usurpabnt adas : oral euim, ut cc-lo|a, qua‘ouumoravi, lumoris babilus. Sod postoa Tar-quinius Domarali oxsulis Coriulliii iilius l'risous, quom
lt.9
l'exilé corinthien Démaratc, le troisième roi de-puis Hoslilius, le cinquième depuis Romulus,ayant vaincu les Sabins; et, dans cette guerre,son fils, âgé de quatorze ans, ayant tué un ennemi de sa propre main, Tarquin fit son élogedevant l’assemblée du peuple, et lui accorda laballe d’or et la prétexte; décorant ainsi cetenfant, qui montrait une valeur aq-dessqs deson âge, des attributs de l’âge viril et des hon-neurs publies. Car, de même que la prétexteétait la marque distinctjye des magistrats, demême aussi la bulle était celle des triompha-teurs. Ils la portaient sur leur poitrine, duiisla cérémonie de leur triomphe, après y avoirrenfermé des préservatifs réputés très-efficacescontre l’envie. C’est de ces circonstances qu’estdérivée la coutume de faire porter aux eii-fanls nobles la prétexte et. la balle, pour êtrecomme le vœu et l’augure d’un courage pareil àcelui de l’enfant qui, dés ses premières années,obtint de telles récompenses. D'autres pensentque le môme Tarquin P Ancien, voulant fixer,avec l’habileté d’un prince prévoyant, l’état descitoyens, et considérant le costume des enfqnlsnés libres comme uii des objets les plus impor-tants, avait; établi que ceux d’entre les patri-ciens dont les pères auraient rempli des magis-tratures eurules porteraient la bulle d’or, avecla loge bordée de pourpre; et qu’il serait permisaux autres de porter seulement la prétexte,pourvu cependant que leurs parents eussentservi, dans la cavalerie, le temps légal. Quantaux affranchis, il ne. leur était permis par aucune
quidam Imcumonem vor.itatmn (èrunt, rex lerlius al) Ilos-tilio, quintes a ttomulo, de Sabinis cgit Iriuniplmm : qnobelle liliuni simili, annos quatuordecim îialuni, qundhestem manu percusserat, et pro ronoione lamlavil, climita aurea prælextaque dnnavit, insinuions pummi ulhnannos fortem prœmiis virilitatis et honoris. Nam sicutprælexlu niugislratmim, ita Imita gcsl.amrn eral trium-pliantiiim, <]iiam in iriumpbo præ se perchant, jmlusisinlra eam reineiliis, quæ crederenl adverses invidiamvatentissima. Ilino dednetus nms, ut prailexta et bulla iniisum pucrorum nobilimn usm parentur, ad imicn et votaconciliandie virtutis, ei similis, cui primis in annis rnii-nera isla cessèrent. Aiii pillant, eundein l'riscutn , cumis slalum civium sollerlia providi principis ordinaret,cullmn (pioque ingemiorum puerorum inter praripuaduxisse; inslituisseque, ni palricii bulla aurea cumloga.oui purpura prætexitnr, uterentnr, dumlaxat illi,(piorum patres cmulem gesserant magistralum : céle-ris aulem, ut pradexla tantum uterentnr, indullum; sedusque ad eos, quorum parentes equo stipendia jusla me-rtiissenl. hibertinis veto nulle jure, uti pra texlis lieebal;ae. nmllo minus peregrinis, ipiilms milia esset cum lio-manis neeessiludo. Sed puslea litiertiminnu quoqiie liliisprætexfa e.oncessa esl, ex causa lali, quam M. Ladies im-pur rcl'erl, qui belle Punico secundo dumnviros dieit exsenaliisr.onsulto, propter limita prodigia, librosSiliyllinos«disse; et, inspeclis bis, nuulius.se, iu Capilolio suppli-