MACROBE.
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nant à quelle occasion Trémellius a été surnomméScropha. Ce Trémellius était à sa maison (leschamps, avec sa famille et ses enfants. La truie[scropha) d’un voisin étant venue errer chez lui,ses esclaves s’en saisissent et la tuent. Le voisinfaitcntourerla maison de surveillants, pour qu’onne puisse soustraire l’animal d’aucun côté; et ilsomme ensuite le maître de la maison de luirestituer le quadrupède. Trémellius, qui avaitété instruit par un paysan, cache le cadavre dela truie sous la couverlure de la couche de safemme, et permet ensuite la recherche au voisin.Lorsque celui-ci fut arrivé à la chambre où étaitle Ut, Trémellius lui jura qu’il n’avait dans samaison des champs aucune truie, si ce n’estcelle, dit-il en montrant le lit, qui est étenduesous ecs couvertures. C’est ce facétieux sermentqui fit donner à Trémellius le surnom de Scro-pha.
CHAPITRE Vit.
De l'origine et île l’antiquité des Saturnales, cl, en passant,de quelques autres sujets.
Pendant ces récits, un des serviteurs, celuiqui était chargé d’introduire ceux qui venaientvisiter le maître de la maison, annonça Évan-gélus, avecDysaire, lequel passait alors pourle premier de ceux qui exerçaient à Rome l’artde guérir. Plusieurs des assistants laissèrentvoir, par le mouvement de leur visage, que lasurvenance d’Évangélus allait troubler le calmedont ils jouissaient, et que sa présence convenaitpeu dans leur paisible réunion. Car c’était unrailleur amer, un homme dont la langue mor-dante , et audacieuse au mensonge, s’inquiétaitpeu des inimitiés que lui attiraient les paroles
«cropliæ cadaver sub centonibus collocat, super quosuxor euhabat. Quæstionem viciuo pcrmillit. Cum ventumest ad cubiculum, verba juralionis coneipit, nullam essein villa sua seropbam, nisi istam, inquil, quæ in cento-nibus jacet : lecttiluni monslral. Ea facelissiina juratio Trc-nicllio Scropliæ cognomentum dédit.
CAPUT Vil.
De Saturnaliorum origine ne vetustale : ubi et alia quædiunobitec perslringuntur.
Dura ista narrantur, unus e famulitio, uni provinciaerat admiltere vulentes dotninum convenire ; Evangelumadesse nuntiat cum Dysario, qui tune Itomæ præstare vi-debalur ceteris inedeudi artem professis. Corrugato indi-caveve vnltn plerique de considentUms, Evnngoli inter-vention otio suo inainu'iium , minusque placido conventuicongruentem. Eratenim ainarulenla dicacitate, et linguaproterve mordaci, procax, ae securus oflensarum , quassine delectu cari vel non amici in se passim verbis odia
offensantes qu’il lançait indistinctement contreses amis et ses ennemis. Mais Prætextatus, quiétait également doux et facile pour tout le monde,envoya au-devant d’eux afin qu’on les introdui-sît. Horus se trouva arriver en môme temps, etentra avec eux. C’était un homme pareillementrobuste de corps et d’esprit, qui, après avoir rem-porté un grand nombre de palmes au pugilat, s’é-tait tourné vers les études philosophiques, et qui,‘ayant embrassé la secte d’Antisthène, de Cratèset de Diogène lui-même, était devenu célèbreparmi les cyniques. Evangélus fut à peine en-tré, qu’il offensa l’honorable assemblée, qui selevait à son arrivée. — Est-ce le hasard, dit-il,Prætextatus, quia rassemblé autour de toi toutesces personnes? Ou bien est-ce pour quelque af-faire importante qu'ayant besoin d’être sans té-moins, vous vous êtes réunis, afin d’en traiterà votre aise? S’il en est ainsi, comme je le pense,je m’en irai, plutôt que de m’immiscer dans vossecrets. C’est le hasard seul qui m’a amené aumilieu devons, et je consentirai bien volontiersà m’en retirer. Prætextatus, malgré la douceurde son caractère et son calme inaltérable, un peuému par cette impertinente apostrophe, lui ré-pondit ;— Si tu avais songé, Evangélus, quec’est de moi qu’il s’agissait, ou de ces personnesd’une éclatante vertu, tu n’aurais jamais soup-çonné qu’il y eût entre nous un tel secret qui nepût être connu de loi, ou môme publiquementdivulgué. Car je n’ai pas oublié, et je ne croispas que personne d’entre nous ignore ce pré-cepte sacré de la philosophie ; Qu’il faut toujoursparler aux hommes comme, étant entendus desdieux, etaux dieux, comme si les hommes nousentendaient. La seconde partie de cet axiomeconsacre que nous ne devons jamais rien de-mander aux dieux, dont nous aurions honte d’iv
sercnlibus provoeabat. Scd Prætextatus, ut crut in omuesæque placides ne mitis, ut adinitlercnlur missis obviishnperavit. Quos Moins ingredientes conunoilum ronsecii-tus coniitabatur, vir corpore atqne animo juxta valiclus,qui post innumeras inter pugiles publias ail philosophie:studia migravit ; sectamquc Antisllienis, et Oratetis, ntqucipsius Diogenis secutus, inter cynicos non incelebris liabe-batur. Sed Evangélus, poslqnam tantum ciiitnm assur-genlem iibi ingiessus ofl'emlit : Cnsusne, inquil., hosmnnesad te, Pmitextale, conlraxit? An altiiis qiiiddam,cui remotis nrbitris opus sil, oogiLnluri ex disposito cnn-venislis? Quud si ila est, ut æstiino,me vestris iniseclio seeretis : a quibiis nie ainovebit vo-luiitas, licol Im Uina l'eeisset irruere. Tuni Vettius, quam-vis ad omnem patientiain eonstanter tminii Iranipiiililatelirmus, nonniliil tamen eoiisultatiiine tain proterva nioliis •Si nut nie, inquit, Evangelc, aut Ii.tc imioceiiliie luminacogitasses, milium inter nos taie sccrotnm opinarere, quodnon vel tilii, vel eliam vulgolieri diludduiu possel ; quianeqiicego sum immemor, neo lioruni qnemqunm insciiimcredo sancli illius præcepli pbilosopliiæ, Sic loqueiiduin