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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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LES SATURNALES.

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les fit périr presque tous subitement ; ce qui lefit surnommer Libystinus. Dans nos propres an-nales est aussi consigné un pareil effet de lapuissance de ce dieu. Pendant qu’on célébraità Rome pour la première fois les jeux Apolli-naires, d’après les vaticinations du devin Marcius,et d’après les vers Sibyllins, une attaque subitede l'ennemi fit courir le peuple aux armes, etmarcher au combat. Dans ce même temps, onvit une nuée de llècbes fondre sur les assaillants,les mettre en fuite, et les Romains vainqueursretourner aux fêtes du dieu qui venait de lessauver. C’est d’après cette version qu’on croitque les jeux Apollinaires ont été institués àcause de cette victoire, et non à cause d’unepeste , comme quelques-uns le pensent. Voiciquel est le fondement de cette dernière opi-nion. Le soleil, à l’époque de ces jeux, dardeà plomb sur nos demeures ; car le signe du Can-cer est situé dans le tropique d’été. Pendant quele soleil parcourt ce signe, ce n’est plus de loinque les rayons de cet astre atteignent notreclimat, mais ils sont dardés directement au-dessusde nos têtes. Voilà ce qui a fait croire à quelques-uns qu’on célébrait à cette époque les jeux Apol-liuaires pour se rendre propice alors surtout, ledieu de la chaleur. Mais je trouve dans diversécrits que ces jeux ont été établis à raison d’unevictoire,et non pour des causes sanitaires, commele rapportent certains annalistes. C’est en effetpendant la guerre punique que la première ins-titution de ces jeux fut prise des livres Sibyllins,sur l’avis du décemvir Cornélius Rufus, lequel, àraison de cela, fut surnommé Sibvlla, dont onlit depuis, par corruption , le nom de Sylia, qu'ilfut le premier à porter. On dit qu’on trouva lesparoles suivantes écrites dans les textes du de-

vin Marcius, dont deux volumes furent portésdans le sénat : * Romains, si vous voulez chasser« l’ennemi du territoire et repousser l’inondation* des peuples lointains , je suis d’avis qu’il faut« voter en l'honneur d’Apollon des jeux qui soient,, célébrés annuellement aux frais de l’Etat; qu’à« la célébration de ces jeux préside le même pré-« teur qui rend souverainement la justice au« peuple ; que les décemvirs offrent des sacrifices« selon le rit grec. Si vous faites cela exactement,n vous vous en réjouirez; et la république pros-« péreratoujoursdeplusen plus;car ledieuexter-« mineravosennemisqui dévorenttranquillement« vos campagnes. » Pour obéir à ces textes prophé-tiques, un jour fut d’abord consacré à des céré-monies religieuses. Ensuite il intervint un séna-tus-consulte qui ordonnait aux décemvirs de con-sulter les livres Sibyllins, pour se mieux instruiretouchant la célébration des jeux d’Apollon, et dela manière dont il convenait d’organiser cettefête. Ces livres ayant dit la même chose queceux de Marcius, les pères conscrits délibérèrentqu’il serait voté et célébré en l’honneur d’Apollondes jeux pour lesquels on mettrait à In dispositiondu préteur douze mille ( livres) de cuivre etdeux hosties majeures. Avec ces deux hosties,il fut ordonné aux décemvirs d’offrir un sacri-fice selon le rit grec, savoir : à Apollon unbœuf et deux chèvres blanches ayant les cornesdorées, et à Latone une vache ayant aussi lescornes dorées ; il fut ordonné au peuple d’assisterà ces jeux, dans le cirque, la tète couronnée.Telle est l’origine la plus accréditée des jeuxApollinaires.

Maintenant prouvons encore, par les autresnoms d’Apollon, que ce dieu est le même que lesoleil. U est surnommé Loxias, comme dit

peste, et pirne cunclis snbila morte inlerceplis , Libysti-nus .cngiiimiinatiis est. Noslris quoque coiilinehir annali-bus similis ejnsdem Pci pricsentia: miijestas. Nam cumIiiiü primo Itomœ A poil i ni cclcbrarcntur, ex vaticinioMardi valis, rarmineqiie Sibyllino, repentiim hoslis ad-ventu plebs ad arma excitata oceiirrit bosti ; eoque trin-pore aubes sayitlarum in adverses visa ferri et hostemlugavit, et victores Romanos ad spectai-ula Dei sospitalisreduxit. Mine inlalligitur, pro-tti causa, non pcstilentûe,sle.Ht quidam ex in limant, lurtos inslitntos. Hæc est autemhnjufi exisliinalioiiia ratio, quod lime sol super fpsmn no-str;e. habitationis vertirein fulget. Nam Cancer in irslivotropical est : in quo nu-ante sole, radii temperatam nos-tram non emmiis, sed superne demissl redis fblgorihuslustrant. TIncleexistinwlnm esta nonnullis, ad propilian-dumtnnc. maxime Demi) ealnris Apollinaribus litari. Sedinvenio in literis, hos hidos vieloriie, non valetudiniscausa, nt quidam annalimn scriptorea memorant, insti-tulos. Kello enim Punie» hi ludi ex lihris Sibyllinis pri-mum snnt instiluti, suadente Cnrnelio Rnfo decemviro,qui propterea Hibylla cognominatu* est, et posteacomiptonomme primus Sylla cœpit vocitari. Kertnr autem in car.minibus Marcii vatis, enjns duo volumina illata smit in

senatnm , inventum esse ita scriptnm : iiostem. romani.

SI. EX. AGRO. F.XreEI.EHE. VULTIS. VOMICAM. ql'K. qt/E.gentium. vrsrr. conge, apoixini. genseo. voyeniios. lu-DOS. QCir. QUOT.ANNIS. COMMtlNITER. FIANT. 1118. LIRIS. FA.GIFNUIS. PRÆSIT. 18. rilETOll. qui. JUS. POVILO. I>l.l:m.qUE. HABIT. SUMMUM. DECEMVIR). f.HÆCO. R1TU. IIOSTHS.SACRA. KACIANT. 1IOC. Si. 11F.CT*. FACIETIS. CAURE11IT1S.RF.MPER. FIF.T. qUE. RES. PUR CIC A. «EUOIl. NAM. AS. III-VOS. FXSTINGUET. PlînnUEEEF.S. VF.STROS. qjll. YFSTHOS.GAMP06. pascunt. 1-i.AciRE. lîx hoc carminé cum procu-randi graliadies tinns rébus (livi„i s imp eus „ s esse i, posleasenatnsconsultum factum, uti Deeemviri, quo ma-i»instruerenlur de tudis Apollini agundis, roque divinarecte fhe.enda, hbros Sibyllînos adirent. In quibns cumeailem reporta minliatiim esset ; censuenint Patres, \pol-lini Indu» vovendos faeiendosque, ini.ueeam rem duode-cim imllia a-ris prætoii et dnaç hostias majores ilari : De-cemvirisque pra-ceptum est, ut gracco ritu bisce bostiissacrum farerent, Apollini bovo qnrato et capris diiabnsalbis anratis, ï.atona; bove (t-inina aurata. I.uilos in cireopnpulus roronatiis spcclarc jussns. lla-c praecipue Ira-ditur «rigo hidorum Ajiollinarinm. Nuuc ex aljis quoquehnjus Dam nominibns, éundem esse Apollinem et Solem,