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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACKOBE.

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voquent ences termes : Apollon médecin, Apol-lon Mœnn. Le soleil ayant deux effets principaux,la chaleur tempérée propice à la vie des mortels,et un virus pestilentiel qu’il lance quelquefoisavec ses rayons, on donne à ce dieu deux sur-noms dont la double signification convient à cesdeux effets, savoir : mio? et ira iôcv; dans lepremier dérivant de îSoOai (guérir), et deicausivtàç cm'aç (faire cesser les chagrins), ou bien dansle second cas, dérivant 0)10;, de Ishm ( envoyerdes traits mortels) ; et tcou&v, de ■nraîsiv (frapper).Cependant l’usage s’établit que, lorsqu’on priaitApollon pour demander la santé, on disait î-/jirctiiv, par un v), c’est-à-dire, Guéris, Pæan ; maisque lorsqu’on disait ls màv par un e, et l’i étantaspiré, cela avait le sens d’une imprécationcontre quelqu’un, comme si l’on eût dit, Frappe,L’æun. C’est de cette expression qu’on ditque se servit Latane, lorsqu’elle invita Apollon , à s’opposer avec ses (lèches à la fureur de Python :ne dont je donnerai en son lieu l’interprétation na-turelle. On rapporte aussi que l’oracle de Delphes consacra l’expression le traiiv, en répondant auxAthéniens qui, sous ie règne de Thésée , invo-quaient l'assistance du dieu contre les Amazones.Il prescrivit qu’avant de commencer la guerre on.invoquât son secours, par ces memes expressions.

Apollodore , au livre quatorze de son Traitédes Mieux, dit qu’Apollon considéré comme lesoleil est appelé l-qiov, de IscjQat xai Isvai, à raisonde l’impulsion qui le pousseautour du globe. Ti-mothée s’exprime ainsi :

« Et toi, Soleil (*Il>ia), qui toujours éclaires le« ciel par tes rayons ; darde et lance contre tes

H’.ov, lioc cognomine (inita pestilcntia nmicupatiiin. Eadeniopinio sospitjilis et mcilici Dri, in nostris qitoque sacrisIbvettir. Naniqiie virgines Vestales ila imligitant :

AP01.1.0. meuice. APOi.r. 0 . p.k.yn.

Cum ergo siut hujusce siileris, id est, solis , duo maximielïectus : alter, qno calorc tPinperalo juvat inortalium vi-tum; aller, quo jactu radioi'iiui noiiniiiiqiiam pestifenimviras inmiittit : duo eadem((ue cogiiomina circa singuluseffectua propriisenmitiationibus signant,appellantes Démitt-Ôïov alque iraiâva. Qu* cognnmina u trique effeetui aptasent; ut sit tïj'îoç àxà toù tômOai.a sauando, et itaiàv,àxô toü naueiv.Tàç àvia; : et nusus àno toü levai,ali immitlendo, péXo; èysnevraè; Èpiri;, et xatav ànoToOnalEtv,a feriendo. Olitinuit tanien , ut cum saiiilalem (tarisilii precantiir, W) iraeàv per r) literam l'niinticnt, iil est,modéré l’aian. Cum aiitein h ttaiàv per s literam dieunt011m aspiralione, prioris literie, signilirnnt hoc dici in aii-quem adversa precatione, xaiàv, iit est, immiUcferiendo. Qua voce lerunt Latouam usai», 1,11m Apoltinemhortarelur impetum t’ylhonis inccsscro sagillis. Cujiis reinaluralem rationcm suo loco reddam. Hano vocem , id estfe rraiàv, conlirmasse ferlur oracutum lielpliicum Atlie-niensihns, peteiililiusopem liei adversus Allia/,onas, Thè-se» régnante. Namque initurus hélium jussit liisipsis verhissemetipsnm anxiliatorem invooare, hortariipie. Apollodo-rus in libre quartodecumt xept Oemv, lr|ïov xolem scrihit

« ennemis nn trait de ton arc qui frappe au loin. »Ce même dieu considéré comme présidant auxcauses de la salubrité est appelé Oulios, c’est-à-dire principe de la santé; nom dérivé d’uneexpression d’Homère , saint et grande joie (ouXsts xal p,â8a ;raïpe). Méandre dit que les Milésienssacrifiaient pour leur santé à Apollon Oulios (au-teur de la santé), l’hérécyde rapporte que Thésée ,lorsqu’il étaiteonduit en Crète vers le Minotaure ,fit des vœux pour sa conservation et pour son re-tour à Apollon Oulios et à Artémido (Diane ) Oulin.Or, il n’est pas surprenant quedeux effets géminéssoient célébrés sous divers noms; puisque noussavonsque, par un procédé contraire, on attribue àd’autres dieux une double puissance et un doublenom à l’égard d’une même chose. Ainsi Neptunetan tût est appelé IvoaîyOova, c’est-à-dire ébran-lant la terre; et tantôt àcipaXtoiva, e’es{-à-diro,affermissant la terre. De même Mercure assoupitou bien réveille les esprits et les yeux des mor-tels :

« Il prend sa verge, dit Homère , et fascine les«■yeux des mortels. »

C’est ainsi et de même que nous adoronsApollon , c’est-à-dire le soleil, sous des nomsqui signifient tantôt la salubrité, tantôt la conta-gion. Néanmoins c’est aux méchants qu’il envoiela contagion, ce qui prouve évidemment que cedieu protège les bons. De là vient qu’on rend àApollon Libystinus un culte solennel à Paclty-num, promontoire de Sicile . La Hotte des Libyensayant abordé ce promontoire pour envahir laSicile, imploré parles habitants, Apollon , qui y esthonoré, envoya chez tes ennemis une peste qui

appcllari Apolliitcm &ni toü xarà tôv xocrpiov ïeaOat xallévat , (|iiu(l sol per orbem impôt» fertur. Soit Timolliciisila : av t’ù xàv ccel tcô/ov oùpdviov Xapurpaï; àxTtaiv dp te|3àXXiov 7 îs|j.i|/ov éxafioXov {isXo.; <Jâ? ànb vc’jpa; naidcv.

Emulent Deuni præstanlem saliibriiiuscausis oûXiovappel-laul, id est, sunilatis auctorcm, ut ait lloinenis:

OvXs xe xai paXa X*ÎP S -

Mentidrius sw ibit, Milcsios ’AraXXwvi ovmm pro sainte suaiiumolare. l’Iierceyiles refert, T'hesea, cum in Cretaqi ailMiuotaunini dueeretur, vovissc pro sainte alipie roililusuo ’AxoXXwvi oùXEip xai ’ApTÉp-iSi oùXta. Ncc niinini, sigemini elïectus variis nmiiiiiibus cnlelirautiu: : cum aliusqitoque Deos ex contrario in eadem ru duplici ccnseri etpolcstate accipiainns, et nimiine; ni Ncplmiiim, qnemalias ivoatyOova, id est, lorrain moveutem, alias âaça-Xîdiva, id est, sliibilientem vocanl. Hem Muruurins lio-iniimm mentes vol ucnloset excitât lit sopil, ni ait poêla:

EÏXeto Si pd^ôov, tÿj T’àvSpûW 6p.iJ.aTa ôsXyifonde et Apidlinem, id est, Snlem, nimhi sospilatein , mo-do pestent sigiiiHcanlihns eognominilms adnramus : cumtamen pestis, quai ah ko noxiis iimnittitur, apertc linnr.IXeinn bonis propngnaro signiftoet. Hinc, est, quoil apiidHacliymiin , Sieilite promontoriimi, Apolin Libystinuseximia rcligiuno celolmitur. Nam cum Liliyci invasiiri Si-ciliain classent appnlissBUtiKt ht priiuionluritmi, Apullo ,qui ibi c.olitur, invocatus ab inculis, iimttissa hustibus