LES SATIIHNALKS.
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Apollonreçutaussilenomde rrarpipoi^paternel),non delà piété particulière d’une nation ou d’uneville, mais comme l'auteur de la génération detoutes choses ; car le soleil en absorbant les eauxdevint la cause efficiente de toutes les généra-tions. Aussi Orphée a dit en parlant du soleil :
« Père ayant la sagesse et le bon conseil. «
A notre tour, nous disons Janus jmiter, ado-rant le soleil sous ce nom. On a aussi surnomméApollon vo'fMoç (berger), non parce qu’il auraitexercé l’état de berger, ou à raison de la fablequi feint qu’il fut pasteur des troupeaux du roiAdmète, mais parce que le soleil nourrit toutesles productions de la terre; ce qui lui a valud’être célébré, non comme le pasteur de quelqueespèce particulière, mais comme le pasteur detoutes les espèces de troupeaux. Ainsi, dansHomère, Neptune dit :
« Phébus, tu faisais paître les bœufs qui«courbent, en marchant, leur pied à forme de« croissant. »
Cependant le même est encore désigné, dansle même poète, comme pasteur de juments, ences termes :
<■ Apollon, ce dieu armé d’un arc d’argent, a« nourri sur le mont Piéris deux juments portant« la terreur de Mars. »
De plus, Apollon a un temple, comme pas-teur des brebis, chez les Camirenses, sous lenom de Kpimélios (qui préside aux brebis) ; et chezles Naxiens, sous celui de Poïrnnios (bergerde brebis). Il est aussi honoré chez les Lesbienssous les noms d’Arnocomès (toison de brebis),et de Napaïos (habitant des bois). Tl porte encore,dans différentes villes, divers autres surnoms,ayant tous rapport à l’office d’un dieu pasteur.Aussi il est universellement reconnu comme lepasteur et le gardien de toute espèce de troupeau.
nium rerum; qnodsol, bumoribuscxsiccatis, ad progene-randuin omnibus priebuit causant, ut ait Orpheus :
Ilarp65 £x° vTa v ° ov xa * ^ 7t l?P ov « (îovX^vnndo nos quoque Janum pnlrein vocamus, solem sub bacappellatione vénérantes. Nôpxov ’A7i6XXwva cognominave-runl non ex olïicio pastorali, et fabula, per quam (in-nitur’ Admeti regis pecora pavisse ; sed quia sol pascitoninia, quæ terra progcncrat : umle non nnius generis,sed omnium pecorum pastor canitnr. Ulapud Homerum,Nepluno diccnte :
■1 >oî 6 e, où S’ ElXinoSa; ÊXixaç PouxoXéeoxeç.
Atque idem npud eundeni poetnin equarum pastor signi-(ieatur, ut ail : (
Ta; èv IIiepEr) Opity’ àpyuporoloç ’ArçôXXuv,
'AfJiçw OrçXciaç, 9ôêov "Aprioç 9opsou<T(xç.
Praderea axlcs, tit’oviniii pastoris, sont apud Camirensesènip.ï)Xiou, npud Naxios noip.v(ou' ilemqne Dans àpvoxop.ï]çcolitur, et apud LcsbiosvaTtaïoç. Et mulla sunt cognominaper diverses civitates ad Uei pastoris oflicium leudentia.Quapropter nniversi pecoris autistes,et vere pastor agno-k<ilnr. Apollo éXeXeùç appellatur, ànitoù ÈXiTTEaOat rcspl
Apollon est encore appelé Eléléus, de èXérTEoûai(tourner autour), parce qu’un continuel mouve-ment paraît entraîner le soleil à rouler circulai-rement autour de la terre:
« O soleil, » dit Euripide : « dont les rapidescoursiers répandent circulairement la lumière. »par allusion et à la direction circulaire de sacourse, et à la masse de feu dont il est formé ;et, comme dit Empédocle :
« Ainsi formé de ces substances réunies (àva-«XioOeIç), ils parcourt circulairement la vas’te« étendue des cieux. »
D’autres voient dans le mot ctvaXio0£tç la pro-priété qu’a le soleil de convoquer en se levantet de réunir les hommes.
Apollon est nommé Chrysocomes, à cause dela splendeur de ses rayons, qu’on appelle lescheveux d’or du Soleil. C’est, encore par rapportà ses rayons qu’il est appelé Akersekomès, parcequ’ils ne peuvent jamais être arrachés de lasource de leur lumière. Il est aussi appelé Ar-f/yrotoxus (arc d’argent), parce qu’à son leveril paraît à l’extrémité de l’horizon du globecomme un arc d’un argent éclatant, qui lancedes rayons brillants, semblables à des flèches. Lesoleil est surnommé Smyntheus, de Çéwv Oeî,qui court enflammé, et Carnêios, parce qu’il pa-raît toujours brûlant (xaîopevoç), et toujours jeune(véoç), ou parce que, tandis que tout ce qui brûlese consume, lui, par son incandescence, ne faitque renouveler son éclat. Apollon a aussi étésurnommé Skiallios, de aXXofa; toieïv oxtaXXio;(produire l’ombre ailleurs), parce que le soleilcourt constamment du midi vers nous, et pro-jette l’ombre du côté opposé. On appelle ApollonThymbraios, parce qu’il est le dieu de la pluie.On l’appelle Philesios (aimable), parce qu’àson lever nous saluons sa clarté chérie avec
•riiv yvjv, quoi! ælerno circA terrain mcatn veluti volvi vi-detur; ut ait Euripides :
"IIXie Ooaïç Vttttoiitiv éXtfffftüv çXoya.
^ 8n ouvaXKjOÉvToç rtoXXoü rcupoç TtspiTroXEÏ : ut ait Empc-docles :
Ovvex’ àvaXurOEiç p-éyav oùpavôv àp.9i7toXEÛ£i,ùrcô t’ SXXtov duré xoü aovaXioxEiv xai auvaOpoiÇEiv toùç àv-0p<i7rouç,ôxav àvaTEÎXir), quod exoriens homines conducitin cœtuin. Apollo Chrysocomes cognominatur, a fulgoreradiorum, quas vocant comas aureas solis. Unde et ’Axep-CTExoïiy;, quod minquam radii possimlafonte lucisavelli :item Agyrotoxos, quod cnascens per summum orbis am-bitum, velut arcus quidam liguratur alba et argentea spo-cie; ex quo areu radii in modum emicant sagittarum.Smyntheus cognominatur, 8xi Çetov Oeï, quia fervens cur-rit : KapvEÏoç, on xai6p.Evoç ôpâxai ve'oç : vel quod, cumoninia ardenlia cousumautur, hic suo calore candens sein-per novus constat. Item ’AttoXXwv oxiâXXioç, ôxi rà; xiviÿasiç àXXoiaç noiEÏ, semper nobis ab austro curreus. Wup-6païoç ’AxoXXcov, à toùç 6p.gpouç Oeîç, quod est Deus imbri-citor. ’AxoXXuw çiXnoioç, quod lumen cuis exoriens ama-