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une tendre vénération. Les physiciens pensentqu’Apollonest surnommé Pylhios, non de tceüitk;(interrogation), c’est-à-dire non à cause (tesconsultations qu’on adresse, à ses oracles, maisde-ûQsiv, qui est la mêmechose que aiyitEiv (pour-rir), effet qui n’est jamais produit sans une fortechaleur. C’est de là qu’on estime qu’il a pris lenom do Pythios, malgré la fiction des Grecs quifait venir ce surnom du dieu du meurtre d’undragon, fiction qui cependant n'est point con-tradictoire avec le sens du mystère de la nature:ce qui va paraître évident, si nous parcouronsla série des faits qui concernent la naissanced’Apollon, comme je me suis engagé à le faireun peu plus haut.
Un raconte que Junon voulut s'opposer àl’enfantement de Latone, prètoà mettreau mondeApollon et Diane; et l’on ajoute qu'à peine ceux-cieurent vu le jour, qu’un serpent nommé Pythonattaqua leur berceau, et qu’Apollon, dans sapremière enfance, tua le monstre à coups deilèches: ce que la raison natnrelleexplique ainsiqu’il suit : Après le chaos, quand, pour la pre-mière fois, la matière informe et confuse com-mença à prendre les formes des corps divers;quand les éléments parurent, et que la terre,substance encore humide, vacillait sur sa haseinstable et molle; quand la chaleur éthéréenne,augmentant peu à peu répandait sur elle dessemences enllammees; e’est alors, comme on leoroit, que les deux astres dont nous parlons fu-rent produits; le soleil fut enlevé dans les régionssupérieures par un très-grand degré de chaleur ;tandis que la lune, appesantie par une tiédeurhumide, semblable à celle qui est naturelle ausexe féminin, resta dans des régions inférieures,çomme si l’un eût participé de la substance du
hile amicissima veneratione eonsalutainus. ’A mû.im m-Oio; oûx àni tij; touitew;, id est, non a consnllationeovaculoruni, dictes a pbysic.is existimatuv ; srd irno tqOtkjQeiv, id est, <j 7 )irsiv, ipmd fmnqiiam sine vi calons effici-tnr. 1 liuc ergo icôOiov diction existimant : lied hoc nonienex nece draconis indilinn Den Grandi fabulcntnr. Quæ ta-nnin falmia non ahhorrct al) intellcctn natmalis arcani :qund apparebit, si pereurratur ordo, qui de. Apollinenascente narratnr, sient panln snporius enanatnrnm meesse promis!, [adorai Apolllnem Dinnamqnc parilmæ Jonodieitor obstitisse, sed, obi qnandoque partus etfnsus est,draeonem fernnt, qui 7uûttmv vocilabatnr, invasisse cnnasDenrum , Apnllinemque in prima infantia sagittis bellnameoid'ecissn. Quod ita intelligendum naluralis ralio démon-strat. Nannpie post e.lmos, nbi priimim coepit confusa de-linmitas in rernm formas et elemenla nitesrere, terraqueadlnic bnmida aubstantia in molli atipie instabili sedo 1111-laret, convalescente paulaliin adlierio calorc, atque indeseminibus in eam igneis dellnimlihiis, ha‘c sidéra éditaesse erednntnr : et solem quiilem maxima calons vi insnperna raptnm ; lnnam vero Innnidiore, et velnt femincosexn, natmalr quodam pressam tepore inferiora lennisso;tnnqnam ille mania snhstantia natria constat. haie niatris.
père et l’autre de celle de la mère. Les physi-ciens veulent que Latone soit la terre. Junons’opposa longtemps à ce qu’elle mit au mondeles divinités dont nous venons de parler; c'est-a-dire que l’air, qui alors était encore humide etpesant, empêchait tyie l’éclat des feux de l’étherpût rayonner, comme par une sortn d’enfante-ment, à travers son humide épaisseur. Maisla Providence divine favorisait, ajoute t-on , cctenfantement; et sa puissance triompha. Ce quiconfirme la vérité de cette manière d'expliquerla fiction, c'est qu’on a élevé dans l’ile do Délosun templeà la Providence, qu’on ' '3 templede la prescience d’Athéna. On lui rend un culteapproprié à ta nature de sa divinité. On dit quel’enfantement a eu lieu dans une île, parce queles deux astres nous paraissent sortir de la mer.Cette île est appelée Délos, parce que le lever,et, pour ainsi dire, l'enfantement des deux as-tres, fait apparaître clairement (SvjAx) tons lesobjets.
Voici maintenant l'explication physique dumeurtre du dragon, telle qu’elle est donnée parAntipater le stoïque. Les exhalaisons delà terreencore humides’élevaienten haut pnrtourbillons,et puis après s’être échauffées se repliaient si-nueusementen bas comme un serpent venimeux,corrompaient toutes choses pnr l’action de la pu-tréfaction , laquelle est produite par la combi-naison de la chaleur et de l’humidité, et, voilantle soleil lui-même par leur épaisse vapeur, pa-raissaient en quelque sorte anéantir sa lumière.Mais enfin ces exhalaisons furent aspirées, des-séchées , absorbées par l’ardeur des rayons céles-tes, pareils à des flèches; ce qui donna lieu à lafable du dragon tué par Apollon. Il est encoreune autre interprétation du meurtre du dragon.
Siquidcm t.n'.oram pbysici volnnt terrain viilorï, cul iliuintervenu Jmio.ne nnmiiia, quai diximus, ederrnlur ;hocest,aer, qui tmie humilias adlmc gravisque obslabatællieri, 11e fulgor hmiimun per luimosi noris densilalem,tanquam c ctijtisdam parlas progressionc, fulgerct- Seddivina; providenliæ vieil instautia, qme credUor juvissepartum. Ideo in insola Delo, ad eonlirmandam lidem fa-bulai, aides ProvidcntiiB, quant vaix nwwoioi; ’Attira»; ap-pellent, apta religlnne cclebialnr. Propterea in insnla di-cnntuv nati, qtiod ex mari nobis oriri yidentnr. lia i: insnlaideo Délos voratnr, quia ortns et quasi parlus lumimnnonmia faeït Sipoi, id est, aperta eiarescere. I hcc est antemdeneee draconis ratio naluralis, ut sciïbit Antipater stoi-ens. Nam terrai adlmc Immidai exlialatio, meando insapera volubili inqiein, atque inde seso, postqnam calefada est, instar sorpentis mortilèri in inféra revolvendo,commipebat omnia vi putredinis, ipiæ non nisi ex c.aloiaiet limnore gencratur; ipsnmque solem densilate cnliginixoblegendo, videlialnr qnndammodo lumen ejus eximere.Sed divine lervore radiorum tandem valut sagittis inciden-lilms extennala, exsiccata, enecta, interemti draconis abApolline labulam fecil. Est et i>Uu ratio draconis peremti.Nam solis mcatus, licet ab ecliplica liuca lunupiam rece-