LES svni UINAI.ES. -03
Le cours (lu soleil, quoiqu’il ne s’écarte jamaisde la ligne de l'écliptique, est sinueux commele corps d’un dragon, s’élevant et s’abaissant al-ternativement, et variant ainsi, par une certaineinflexion, les alternatives des vents. Ce qui faitdire à Euripide :
« Le dragon enflammé conduit les quatre„ Saisons; et son char, sous les pas duquel nnis-sent les fruits, roule avec harmonie. »
On exprimait donc, sous cette dénominationde dragon, cette route céleste du soleil'; et lors-que cet astre l’avait accomplie ( confecisset ), ondisait qu’il avait tué. le dragon (dmconem con-firissel; et de là est venue la fable du meurtre dudragon. Les flèches indiquent les rayons que lancele soleil, lesquels paraissent les plus longs à l'épo-que où le soleil, parvenu à la plus grande élé-vation desou parcours annuel, donne lieu aux pluslongs jours du solstice d’été. Ile là vient que lesoleil est appelé llckchulos et Ifécatebolos, nomsformes de HxciOîv xi; àx-rlva; BâXXwv, c’est-à-dire lançant ses rayons sur la terre de très-haut et de très-loin. Nous en aurions assez ditsur le surnom de l’ython, s’il ne s’en offraitencore une autre origine. Le soleil accomplit lesolstice d’été lorsqu’il est parvenu dans le signedu Cancer, qui est le terme des jours les plus.ongs, et le commencement de l’inclinaison gra-duelle vers les jours les plus courts. A cette époque,le soleil est appelé Pythius, de riiaxTov Oewv (ledieu qui finit); ce qui signifie qu’il est parvenu àl’extrémité de jsa carrière. Ce même nom luiconvient aussi, lorsque, rentrant dans le Capri-corne, il a terminé la course du jour le plus brefet, par conséquent, le parcours de sa carrièreannuelle dans l’un et l’autre signe. C'est pour-
dal, sm sum (amen ac doorsiun rentorum vices certa de-flcxinue variuudo, itersuiun valut (Iexiwn (Il ac.onisinvolvit.Laule l'iuripides :
HupiyEvàçSs 3pây.ti)v ô>.0') 'éyErrxt tou; tet
"Ufaî; ÇEuyvù; âppcm'y jzoUxapnoy ôxzgï-Sut) bac ergo appellations cooteslis ilineris sut, ramconlwissel suum cursnm, draconem coufecisse dicebatqr.Inde fabula exul ta est descrpenlis nece. .Sagillarum autanlumiiiicnon uisi radiorum jactus oslenditur. Qui luneImr'issimi iutelligmilur, qmt lemimre allissinius sol die-Ims longissiuiis solstilio wslivo contint amimun cnrsnm.Inde ixrfi 6X0; et ÉxaTïjgpXo; dictas, êxaOsv xà; àxTÏva; pctX-Xwv, c longissimo aUissim»(|ne radios in Imam inique(Icm’iUcus. De I’ylbii cognomine stif'licere isla pussent, ailoue, quoqae setalio ejusdom appcllaiioais ingererot.Ciuu cniiii sol in signe Candi æslivqm solstitinin facil, in(|iio est loqgissimi diei, terminus, et indu rétrogressionagit ad dimimilionem dicruin, Pythius en (empare appella-
tur, (i)î 7ri|J.(*T0V OeWV, 6 £< 7 Tl TÔV TEXeWÏOV Ôp6(J.0V TpÉ-
•/lov. Idem ei nomeii convenit, et niui Caprirornum fin-sas ingrediens ultimmu lirevissimi <|ici ciirspm inlelligitm-puvegtS'Se, et ideo ju aitorutro sigqormn peraclo, annuospalio draconem Apullo, idest, Itexuosmn i 1 er simili , ilii
quoi on dit qtt’Apollon a tué le dragon , c’esf-n-dire qu’il a terminé en cet endroit sa course si-nueuse. Cornilierus rapporte cette autre opiniondans ses Étymologies. Les deux signes appelésportes du soleil ont reçu le nom de Cancer (écre-visse) et de Capricorne (chèvre) : l’un, parce quele cancer est un animal qui marehe obliquementet à reculons, et que le soleil commence dans eesigne sa course rétrograde e . ; l’autre,
parce que l’habitude des chèvres paraît être degagner toujours les hauteurs en paissant, etque le soleil, dans le Capricorne, commence àremonter de haut en bas.
On appelle Apollon Didyme ( Jumeau ), parcequ’il reproduit une seconde image de sa divinité,en illuminant et en rendant visible la lune; etque ces deux astres éclairent les jours et les nuitspar une double lumière qui découle de la mêmesource. C'est pourquoi les Romains honorent lesoleil sous le nom et sous la figure de Janus etd’Apollon Didyme. On appelle Apollon Delphien,parce que le soleil fait apparaître, par la clarté desa lumière, les choses obscures : ce nom dérive deSyXoîiv à •axé?! (manifestant ee qui est obscur); oubien ce nom signifie, ainsi que le veut Numénius ,que le soleil est seul et unique. Car, dit eet auteur,en vieux grec, un se dit SsXaoç : « c’est pourquoifrère se dit c’est-à-dire qui n’est pas
un. »
Les Hiérapolitnins, qui sont de la nation desAssyriens, ramènent toutes les vertus et tous lesattributs du soleil à un simulacre barbu, qu’ilsappellent Apollon . Sa tête, d’une forme allongée,est terminée par une barbe pointue, et surmontéed’un calathus. Son corps est couvert d’une cui-rasse. De la main droite il élève une pique, au-
eonlecisse moninratur. liane opinionem Cornifieins inKtymis relulil. Ideo aillent bis iliiohus signis, quæ portaimiis vocanlur, Canr.ro ut Capricorno turc mnuia coiilige-nint, qiiml Laurel' animal rétro atqne oblique) cedit, ea-demqiie ration.) sol in eo signo obliipium, ut solct, iuri-prt agero retrogre.stum. Capra) vero cimsuetudo liæc inpastu videtur, ut sonqier altuin pasc.emlo pelai. Sed et solia Oapriroino incipit al) imis ia alla remettre. ’AitoÀXuv*Si2v|).aîov vocant, qnod geniinain speriem sui naïuinispræl’ert ipso illumiuando tbrmandoque lunaro. Elonim exuno limto lncia gemini) sidéré spatia diei et noctis illu-strât- Llnde et Komani soient sut) nomme et specie .laiii,Didymæi Apollinis appellalione venerantur. AiroXXuva Bi\-fw v vocant, tpiod, quæ ohscura sunt, daritmline. lucisoslemlit, cor à voO ôr,Xoùv dqavft ; aut, ut .Nliuu-uin placet,quasi iiniim ot solum. Ait eniin, prisca (jræcorum linguadilfm iiiiimi vocari. IInde et-frater, inquit, àoaXiô; di-ci/itr, quasi, jnm Jian wius. Hieraiiolilani præterea, (piisont geutis Assyriorum, omîtes solts etVectu» atquo vir-lulcs ad unius simnlacvi harhati speriem redigimt; euu-ilennpio Apolliuom appellant. Ilujiis facièsprolixa ju aeu-tuui liarlia Wgnrala est, enimentu super eaput ealatbo.Simulacrum ttiorace nmiiitum est. tlcxtera erectaiu teitel