Buch 
Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
Entstehung
Seite
205
JPEG-Download
 

LES SATURNALES.

905

dos hommes. Et que personne ne croie que le Par-nasse est consacré à des dieux différents; car lemême Euripide ( cité plus haut ) nous apprend ,dans ce vers de Licymniux, qu’Apollon et Liberne désignent qu’un seul et même dieu :

» O dieu amant du laurier, Racchus, Paian,« Apollon habile à jouer de la lyre. »

Eschyle dit, dans le même sens :

x Ô Apollon qui portes le lierre, A Cabaïos,A devin ! »

Puis donc qu’il a été prouvé peu auparavant,qu’Apollon et le soleil ne font qu’un, et que nousapprenons après cela que Pater-Liber est lemême qu’Apollon, on ne doit nullement douterque le soleil et Pater-Liber ne soient la mêmedivinité; ce qui va être positivement prouvé pardes arguments encore plus clairs.

C’est une pratique mystérieuse de la religion,dans les cérémonies sacrées, que tandis que lesoleil est dans l’hémisphère supérieur, c'est-à-dire pendant le jour, on l’appelle Apollon, etque, tandis qu’il est dans l’hémisphère inférieur,c’est-à-dire pendant la nuit, on l’appelle Diony-sius, qui est le même que Liber-Pater. Deplus, les simulacres de Pater-Liber sont re-présentés les uns sous la figure d’un enfant, oud’un adolescent; et d’autres sous celle d’un hom-me barbu, et même d’un vieillard; tels que ceuxdes Crées, qui l’appellent liassarea et lirisea, etceux des Napolitains dans la Campanie, qui l’Ito-norent sous le nom d’Hébon. Ces diversités d’à-ges se rapportent au soleil. Il est en effet consi-déré comme un enfant au solsliee d’hiver, épo-que à laquelle les Egyptiens le portent sous cettefigure hors de son temple. Alors en effet, à cause

cœtus, et plerumquc voccs propriæ eormn cxaudiunlur :itemque cymbalorum crepitus ad auras liomimim sæpeporvemunt. El ne qui» opinctur, diversis Diis Parnasummonter» dicatuin, idem Euripides inLicymnio, ApollinemLiberumque umini enmlenique Ueum esse significans,scribil:

Alï nota <I>tXo8apvE, lîâxye, Ilaiàv, ’AitoXXov EÜXvpe-ad eaudem senlentiuin Æschylns :

'O xmt oeù; ’A-üXXuv, xadaïoç, 6 pivric.

Sed licct illo prias assort», eundem esse Apollinem acsolem, edocloipie poslea ipsum esse Libérai» pntrein,qui A polio est, nulla ex bis dubitatio sit Solem ae Libc-rum palrem ejnsdem numinis lialiendum : absolnle tamenhoc argumentes liquidioribus adstrnetur. In sacris enimtuer rellgiosi arcani observatio tenetm, ut sol, cum insiqiero, idest,in diurno bemispbmrio est, Apollo vocite-lur : eum in infero.id est, nocturno, Dionysus, qui estLiber pater, huheatur. Item Liberi patris simulacre partimpuerili «date, partial juvenili lingunt : prælerea barbataspecie, scnili quoque, nti Gracci ejus, queni liassarea,item queni llriscn appellant, et ut in Campania Neapoli-tani celeliranl, llcbona cognominantcs. llœ aulem ætalumdiversitales ad solem referunlur, ut parvuhis videaturbiemali solstitio, qnulem Ægyptii proferunt ex adyto diecaria, quod tune brevissimo die veluti parvus et infans

de la brièveté du jour, le soleil paraît être dansson enfance. Ensuite, lorsque, vers l’équinoxedu printemps, les journées augmentent, sembla-ble à un adolescent, il acquiert des forces, et oule représente sous la figure d’un jeune homme.Enfin, au solstice d’été, il entre dans la pléni-tude de l’àge, figurée par la barbe ; et alors aussile jour est parvenu à son plus grand accroisse-ment. Les diminutions des jours le font ensuiteressembler à un homme qui vieillit; ce qui estla quatrième figure sous laquelle on représentele dieu. Nous savons aussi que, chez les Thraces,le soleil est regardé comme étant le même queLiber. Ils l’appellent Sébadius, et ils l’honorent,au rapport d’Alexandre, avec la plus grandesolennité. Un temple de forme ronde, éclairépar le milieu du toit, lui est consacré sur la col-line Zilmissus. La rondeur de cet édifice figure laforme de l’astre. Il est éclairé par le sommet dela voûte, pour indiquer que le soleil éclaire toutpar la lumière qu’il lance du haut du ciel, et queson lever rend perceptibles tous les objets. Or-phée, voulant parler du soleil, dit, entre autreschoses :

« Dios (Jupiter), ayant liquéfié l’Éther, qui était« auparavant solide, rendit visible aux dieux le« plus beau phénomène qu’on puisse voir. On l’a« appelé Phanès Dionysos, seigneur, sage con-« seiller, éclatant proeréuteur de soi-même; en-« fin, les hommes lui donnent des dénominations« diverses. Il fut le premier qui se montra avecx la lumière; et s’avança sous le nom de Diony-« sos, pour parcourir le contour sans bornes dex l’Olympe. Mais il change ses dénominations et« ses formes, selon les époques et les saisons. »

videatur : exinde autem procedentibus augmentis, æqui-noctio vrruali similiter atque adolescenlis adipiscitur vi-res, liguraque juvenis ornatur : postea statuitur adinplenissima efligie barbæ solstilio seslivo; quo temporesummum sni consequitiir augmentai». Exinde perdimi-nutiones dieruin veluti scoescenti quarla forma Don?figuraliir. Item in Thracia eundem baberi solem atqueLiherum accipinms; quem illi Sebnzium mincupantcs,magnifica religionc célébrant, ut Alexander scribit : ciquoDeo in colle Zilmisso ædes dicata est specie rotunda,cujus medium inlerpatet tectum. Rotunditas ædis mon-slral hujusce sideris speciem : summoque tecto lumenadmittilur, ut apparoat, solem cuncta vertice summolustrare lacis immissu, et quia oriente eo universa pate-fiunl. Orpbeus quoque solem volens inlelligi, ait intercetera :

T^xwv alOÉpa, Siov, àxîvrytov npiv iovva,

’EÇaviçrjve Oeoîç wpav xoXXiovov ISicrOai,

"Ov Si^ vùv xaXéouai çàv»]xà te xat Alôvuoov,

EùfiouXijà t’ à'vaxix, xal àvTaûyr)v àpiSrjXov’AXXoi S’àXXo xaXoOoiv tïti^Goviaiv àvüpfii-Mv.

IlpJrroï 8’ èç tf&o p r)X0e, Aiovuaoç 8’ ènexX^Or),

OûvExa SivEÏTai xav àitEipovo paxpov ’OXopirov’AXXocxûeiç 8’ Svop.’ taye, 7tpo<J<ovu(j.ta<; te SxaorrovHavroSartà; xavà xoupiv, à|A£i6opi\.oio ypovoiQ.