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MACROBE.
est-il appelé chez les Grecs corne de bélier. Lareligion des Égyptiens fournit aussi plusieurspreuves du rapport qui existe entre le taureau etle soleil, soit parce qu’ils rendent un culte solennel,dans la ville d’fléliopolis, à un taureau consacréau soleil et qu’ils appellent Néton, soit parcequele bœuf Apis est honoré à Memphis, commeétant lesoleil ; soit enfin parce qu’en la ville d’Her-munthis, dans un magnifique temple d’Apollon,on honore un taureau nommé Pacin, célèbrepar des prodiges qui ont rapport à la nature dusoleil. Caron assure qu’à chaque heure il changede couleur, et que son poil est disposé en senscontraire de celui de tous les autres animaux; cequi le rend en quelque sorte l’image du soleil,qui brille dans la partie du monde qui lui estopposée. Les Gémeaux, dont la vie se composede morts alternatives, que figurent-ils, sinon lesoleil, qui seul et toujours le même, tantôtdescend au point le plus bas du monde, et tantôtremonte au point le plus élevé? Que signifie ladémarche oblique du cancer, si ce n’est la routedu soleil, qui n’est jamais directe, puisqu'il esttoujours obligé : « De se plier à la dispositionoblique des signes? » Et c’est principalement dansle signe du Cancer que le soleil commence à dé-river obliquement de la partie supérieure. Nousavons déjà parlédu Lion. Que signifie la Vierge,qui dans sa main tient un épi, si ce n’est cettepuissance du soleil qui préside aux produits dela terre? C’est pourquoi l’on croit aussi que laVierge figure la justice, qui seule permet de con-server pour l’usage des hommes les fruits queta terre produit. Le Scorpion, dans lequel estcontenue la Balance, est une image complète dela nature du soleil ; car, engourdi pendant l’hiver,après cette saison il relève son aiguillon par la
naotes, insignem piiraculis convenientibus naturæ Solis.Nam et per singulas lieras mutare colores aflirmatur, ethirsutus selis dicitur in adversum nascentibus, contra na-turam omnium animaliutn. ünde liabetur velnti imagoSolis in diversam inuudi parlem nitentis. Gemini autem,qui altérais mortibus vivere crcduntur, quid aliud nisiSotem ununi eundemque signiiicant, modo descendenlemin ima rnundi, modo mundi in sunimam altiludinem re-surgentem? Cancer obliquo gressu quid aliud nisi iterSolis ostendit, qui viam nunquam reclam , sed per illainsemper meare sortilusest,
Obtiqmis qua se signorum verleret ordo ;maximeque in illo signo Sol a cursu supero incîpit obli-quus int’eriora jam pelere. De Leone supra jam diclumest. Virgo autem, quæ manu arjstam refert, quid aliud,quam Sûvcquç , quæ fructibus curât pet ideojustelia credilur, quai sola îaeit nasceriles fructus ad homi-uum osiis pervenire. Scorpins totus, in qno Libra est,naturam Soiis imaginatur, qui liieme torpescit, et transactabac, aculeum rursus erigit vi sua, nullum naturæ datit-num ex liiberno lorpore perpessa. Sagiltarius, qui om-nium Zodiaci douiicïlioiuin ïnius atque poslreinus est,
force qui lui est propre, sans avoir éprouvéaucun détriment de cette torpeur passagère. LeSagittaire est la plus basse des douze demeuresdu zodiaque. Aussi la partie supérieure de soneorpsestde forme humaine, tandis que les partiesinférieures dégénèrent en la forme d’un animal,comme si les parties supérieures de son corpsrefoulaient les parties inférieures dans les bassesrégions II lance cependant sa flèche, ce qui indi-que que tout puise la vie dans les rayons du so-leil, alors même qu’ils viennent du point le plusabaissé. Le Capricorne, qui ramène le soleil dessignes inférieurs vers les signes supérieurs, pa-rait imiter le caractère de la chèvre, qui, enpaissant, tend toujours des lieux les plus basvers lacime des rochers lesplus élevés. Le Verseaudésigne spécialement la puissance du soleil; card’où ia pluie tomberait-elle sur la terre, si iachaleur du soleil n’attirait en haut les vapeurshumides, dont la réfusion forme la pluie? Audernier rang dans l’ordre du zodiaque, sontplacés les Poissons, consacrés au soleil, non pourquelque similititude à sa nature, comme lesautres signes; mais en témoignage de la puis-sance de cet astre qui donne la vie, non-seule-ment aux animaux de l’air et de la terre, maismême à ceux dont le séjour, étant au fond deseaux, sont comme exilés de sa présence : tantest grande la puissance du soleil, qu’il vivifiemême les choses qui lui sont cachées, en péné-trant dans elles !
CHAPITRE XXII.
Que Némésis, Pan (qu’on appelle aussi Iiimis), et Saturne,ne sont autres que le soleil.
fle reviens aux divers effets de la puissance du
ideo ex liomine in feram per membra posteriora dégé-nérât, quasi postremis partibus suis a superis in internadetrusus. Sagittam tamen jacit; qtiod indicat, tune quoqueuniversorum constare vitam radio Solis vel ali ima parlevenientis. Capricornus, ab inférais parlihus ad superaSoient reducens, capræ naturam videtur imitari; quæ,dunt pascitur, ab imis partibus proniinentium semperscopulurum alla deposcit Aquarius nonne ipsam vintSolis ostendit? unde enim imber cadcret in terras, nisiSolis calor ad supera traherel liumoiem, cujus refusio plu-vialis est copia? In ultimo ordint Zodiaci Pise.es localisant:quos cousecrarLt Soli non aliqua naturæ suæ imitatio, nicetera,sed ostentatio potentiæ sideris, a quo vita non so-lumaereis terrenisque animalibus datur, sed illis quoque,quorum conversatio aquis mersa velut a conspecïu Solisexsulat. Tanta est vis Solis, ut abstrusa quoque penetrandovivilieet.
CAPUT XXIL
Qnort îîemesis, Pau, (quem vocant Iniium) et Saturnus,
aliud bon sint, quam Sol.
Et, ut ad Solis mullipiicem potesfatem revoivatur ora-