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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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LES SATURNALES.

an

que cedfeu est le soleil, lequel voit de sa régionsublime toutes les choses sur lesquelles il exerceBon souverain pouvoir. Et en effet, l’antiquitéappela le soleil l’œil de Jupiter. Chez les mêmesÉgyptiens, Apollon, c’est-à-dire le soleil, estappelé Horus, d’où les vingt-quatre parties dontle jour et la nuit sont composés ont tiré leur nom ;ainsi que les quatre saisons qui forment le cerclede l’année, et qui sont aussi appelées heures. Cesmêmes Égyptiens, voulant consacrer au soleilune statue sous son propre nom, le figurèrent latête rase, à laquelle il ne restait des cheveux quedu côté droit. Ces cheveux qui restent indi-quent que le soleil n’est jamais caché à la nature;les cheveux coupés, muis dont cependant la racineexiste, désignent que cet astre, même lorsqu’iln’est pas visible pour nous, conserve, comme lescheveux, la propriété de reparaître. Cette fictiondésigne encore l’époque des jours les plus brefs,alors que, privée de tous ses accroissements, lajournée se trouve réduite à sa plus courte durée,parce que le soleil est parvenu au point le plusétroit de sa carrière diurne. C’est cette époqueque les anciens appelèrent solstice brumal ; carle nom de l’hiver ( bruma ), est dérivé de Ppa^ù(court), 3pap (j°ur), à raison de la brièveté desjours. — Mais ensuite, sortant de son étroite etobscure prison, le soleil s’élève vers l'hémi-sphère de l’été, et semble renaître par ses accrois-sements progressifs. C’est alors qu’il est réputéparvenu dans son empire. Aussi les Égyptienslui consacrèrent un animal dans le zodiaque, etdans cette partie du ciel où su course annuelleest animée de la chuleur la plus ardente. Ils ap-pelèrent cette demeure düsoleil le signe du Lion,

parce que la nature de cet animal paraît émanerde la substance du soleil, et qu’il est au-dessusde tous les autres animaux par son ardeur etson impétuosité, de la même façon que le so-leil est au-dessus des autres astres. Le lion estrobuste principalement de la poitrine et de lapartie antérieure du corps, tandis que ses mem-bres inférieurs dégénèrent; de même la forcedusoleil va toujours croissant, soit pendant la pre-mière partie du jour, jusqu’à midi ; soit pendantla première partie de l’année, depuis le printempsjusqu’à l’été; tandis qu’ensuite il va s’affaiblis-sant, soit jusqu’au couchant, qui parait être lapartie inférieure du jour, soit jusqu’à l’hiver,qui paraît être la partie inférieure de l’année.L’œil du lion est toujours ouvert et enflammé :ainsi l’œil toujours ouvert et enflammé du soleilembrasse la terre d’un regard perpétuel et infati-gable.

Ce n’est pas seulement le lion, mais encoretous les signes du zodiaque, qu’on peut à bondroit rapporter à la nature du soleil. Et, pourcommencer par le bélier, ne lui trouve-t-on pasun grand rapport avec cet astre ? car cet animal,pendant les six mois de l’hiver, se couche surle côté gauche; tandis qu’il se couche sur lecôté droit, à partir de l’équinoxe du printemps.JJe même le soleil, pendant la première de cesépoques, pureourt le côté droit de l’hémisphère,et, pendant la seconde, l’hémisphère gauche.C’est pour cela que les Libyens représententUammon, qu’ils regardent comme le soleil cou-chunt, avec les cornes du bélier, dans lesquellesréside la principale force de cet animal, de mêmeque celle du soleil réside dans des rayons. Aussi

lunt, insciilpmit seepüum, impie eo speciem oculi expri-muni, et lioc signe Osirin monslrant ; signiiicantes, huneDeimi Soient esse, regalique potestate subliment cunctatlespicere; quia solom Jovis oculiim appcllat antiquités.Apuil cosdent Apollo, qui est Sol, Horus vocatur : ex quoet lioræ vigintiqualuor, quibus (lies noxque conficilur,nomen accepcrunt : et quatuor tenipora, quibus annuusorbis impletur, Itorai vorantur. lidem Ægyptii, volontésipsius Solia nomine dicare sinnilaeruin, liguravcre rasocapilc, sed dextra parte crine rémanente. Servatus crinisdocct, soient naturn; rerum nunquani esse in operto.Ueinti' auteni capilli residente radice monslrant, hoc siduscliam lempore, quo non visitur a nobis, nirsum emer-aendi uti capillos, haltère subslantiam. Eodem argumenteLiiliratiir et tempos, quo angusta lux est, cirnt velutabrasis incremenlis, angustaquo tnanenle exstantia, adminimum «Uni aol pervenit spaltum; quod veteres appel-tavere britmale solstilium, bn.mam a brevitale d.erum co-gnominantes, i.l est, ppaX^W Vx q«jbii«tatebn» velangustiis riirsus emergens, ad æstivum hennsphærn.mtanquam cnascens, in augmenta porrigitm , et tune adrcgmiin suiim pervenisse iam creditur. l’ropterea Ægyptnanimal in Zodiaco consccravcrc ea cir.lt parte, qua maximeaniiuo cursu Sol valido cflervet calore; Leomsque tnibislgnum domicilium Solis nppellant : quia id animal vidc-

tur ex natura solis substantiam ducere : priinumquo irn.petit et calore præstat animalia, uti prœstat sol sidéra ;validusqiie est leo peclore et priore corporis parie, acdégénérât posterioribus membris. Æque solis vis primaparle diei ad meridiem increscit, vel prima parle anni averc in ajslatem; inox elanguesccns, dcducitur vel adoccasion, qui diei, vel ad hicmem, quæ anni pars videturesse posterior. Idemque oculis patentibus atque igneiscernilur semper, ut sol patenti igneoque oculo terrant cou-spectu perpetuo atipie infatigabili cernit. Nec soins Leo,sed ligura quelque universa Zodiaci ad naturam Solis jurereleriinlur : et, ut ali Arietc incipiam, magna illi concor-dia est. Nain is per menses sex hibernales sinistro incubâtlatei i, ab æquinoctio verno supra dexterum lattis : sicutet Sol ab eodem tempore dexterum lieinispbærium, reli-quo ambit sinistrum. ldeo et Hammonem , quem DeitntSoient occidenlcm Liltycs existimant, arietinis cornibnstingunt, quibus maxime id animal valet, sicut Sol radiis.Nam et apud Græcos itrè toû xipu>; xpto; appcllatur. Tau-rtim vero ad Soient referri, mulliplici ratione ægyptiuscultiis ostendit : vel quia apttd lleiiopolim tauruin Soliconsccratiim, quem Neton eognominant, maxime colunt ;vel quia bos Apis in civitale Memplii Solis instar excipi-tur; vel «piia in oppido Hermuntbi magnifico Apollinistemplo eonserralunt Soli colunt tauruin , Pacin cogiloml*