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MACROBE.
la loi Fannia fut suivie de la loi Didia; celte der-nière eut deux motifs: le premier et le principalfut detendre les lois somptuaires de Rome à toutel’Italie, caries Italiens pensaientqùc la loi Fanniane les concernait pas, et qu’elle n’était obligatoireque pour les seuls citoyens de Rome ; le second futde rendre passibles des pénalités de la loi, non-seu-lement ceux qui dans les festins qu’ils avaient don-nés avaient dépassé les bornes prescrites, maisencore ceux qui avaient été invités à ces festins,ou qui y avaient assisté de quelque manière quece fût. Après la loi Didia vint la loi Licinia, pré-sentée par R. Lieinius Crassus le riche, à la con-fection de laquelle les plus distingués citoyensmirent tant de zèle, que le sénat ordonna, parextraordinaire, qu’aussitôt après sa promulga-tion. elle devint obligatoire pour tout le monde,comme si elle eut été soumise à l’acceptation dupeuple, et avant d’attendre sa confirmation danslesirinundines. Cette loi ressemblait à la loi Fan-nia, à quelques changements près. En effet, onn’avait voulu qu’obtenir l’autorité d’une loi nou-velle, l’ancienne commençant à tomber en dé-suétude; et en cela on ne fit en vérité que cequi s’est pratiqué pour les lois des Douze Tables.Lorsque leur antiquité commença à les affaiblir,on fit passer leurs dispositions dans de nouvelleslois, qui prirent le nom de ceux qui les présentè-rent. Les principales dispositions de la loi Liciniaconsistaient àdéfendre aux Romains d’employeràleur nourriture, chacun des jours des calendes,des nones et des nundines, plus de cent as : quantaux autres jours qui ne sont point compris danscette catégorie, il était défendu de servir sur latable plus de trois livres de viande sans apprêt, etd’une livre de viande d’apprôt, sans compren-
lum. UndeaLueilio poêla l'estivitatis siiæmore«cenlessis»voralnr. Paumant legeni post aunos decem etocto lex l)i-dia consrciita est : ejus fereudæ duplex causa fuit : primaet potissima, ut univorsa llalia, uonsola urbs, lege suni-tuaria teueretur, ltalicis exislimautibus, Fauniam legomnon in se, sed in solos urbanos cive3 esse conscriplam.Dcinde, ut non soli, qui prandia cœnasve majore sumtulecissent, sed etiam, qui ad eas vocitati essent, atqueomnino interfuissent, pccnis legis terierentur. l’ost DidiamLicinia lex lata est a P. Lie.inio Crasso divite. Cnjusfernndæ probandavgic tantum studium ab optimalihusimpensum est, ut eousulto senalus juberetur, ut ea lan-tununodo promidgata, priusquam trinundino confirmarc-tur, itaali omnibus observaretur, quasi jam popnli serilen-tia eomprobata. Lex vero hæc paucis mutatis in plerisqueoum Fannia ooogruil. In ea cnim ferenda quæsita novælegis auetoritas, exoleseente metu legis antiquioris, itaHercules, ut de ipsis duodecim talmlis factum est : qua-rum ubi conlemniautiqnitas cmpil, eadem ilia, quas illislegibus cavebautiir, in alia latorum nomina transierunt.Sed logis Liciniæ siiinma, ut Kalendis , Nonis, nundinisItomanis, cuique in dies singulos triginta ilumtaxat assese îundi causa cousumere liocret : eeteris vero diebus , quieicepti non essent, ne ainplius apponcretur, quam carnis
dre les fruits de la terre, de la vigne et des ar-bres. Je vois déjà la réflexion que de pareilles dis-positions vont faire naître. C’était donc un sièclebien sobre que celui où les lois pouvaient cir-conscrire à tel point la dépense des repas? Mais ilne faut point raisonner ainsi ; car les lois somp-tuaires n’étaient proposées que par une seule per-sonne, tandis qu’elles devaient corriger les vicesde toute la cité; et certainement l’on n’aurait paseu besoin dépareillés lois, si l’on n’eût vécu aumilieu des mœurs les plus corrompues et les plusdissipatrices: c’est un ancien adage, que les bon-nes lois sont enfantées par les mauvaises mœurs.A ces lois succéda la loi Cornélia, qui fut aussiune loi somptuaire que présenta le dictateur Cor-nélius Sylla : cette loi ne prohibait pas la magni-ficence des festins, ne prescrivait pas de bornesà la gourmandise ; mais elle diminuait le prix desdenrées : et quelles denrées, bon Dieu! quelgenre de sensualités recherchées, et à peu prèsinconnues aujourd’hui I quels poissons et quelsmets y sont nommés ! et cependant la loi leur as-signe de bas prix. Je 11e craindrai pas d’avancerque ce bas prix des mets invitait à s’en procu-rer une grande quantité et permettait aux per-sonnes peu riches de satisfaire leur gourmandise.Pour diretoutee que je pense, celui-là me paraîtentaché de luxe et de prodigalité qui se fait ser-vir immodérément, encore que ce soit à peu defrais : ainsi donc notre siècle doit être considérécomme beaucoup plus sobre que celui dont ilest question, puisque chacun de nous 11e connaîttout au plus que de nom la plupart des objetsdont la loi de Sylla parle comme étant alorsd’un usage vulgaire. Après la mort de Sylla, laconsul Lépidus porta aussi une loi alimentaire,
aridæ point 0 tria, et salsainentonmi pomlo lihra, etquodex terra, vite, arborevesit iialmn. Video, quiil remordcal.Ergo indiciel» sobrii-seculi est, ubi tali præscriplo legumcoercelnr ex pensa cornarum. Non ita est. Nam leges sum-teaiiæ a singnlis ferebantiir, qnæ loties civilntis vitiacorrigèrent : at nisi pessimis effesissimisqee moribes vive-reter, profecto opes ferendis legibes non fiiissct. Velusverbuin est : « Leges, » inqeit, « bonæex malis moribes<> mocreanlur. » lias sequitur iox Cornélia , et ipsn sum-tuaria, quam telit Cornélius Sella die.tator: in qea noue,on-viviorem magnilicentia probibitaest, nec gelai modes fa-des ; verern minora pretia relies imposita: et quilles relies,Dii boni I quamque exqeisitisetpæee incognitis geeeribesdclinarum ! quos illic pisecs, qeasqeeoffnlas nomieatl etlanien pretia illis minora corisliUiit. Ausim dicere, et vili-tas edeliem auimos liominnm ad parandas opsoniorumcopias incitaret; et gelæ servirc, etiam qui parvis essentfaoeltatibus, possent. Dicam plane,quoi! sentio. Apprimoluxuriosus mihi videter et prodiges, cei baie tanta ieepelis vel grateita ponanter. Itaque lanto hoc see.eliim adomnem eontinenliani promîtes, ut pleraque eareni rorem,qeæSelIanalege , et velgo nola, coniprelieedimler, nemonostrnm vel faedo compererit. Sella niorteo, Le[iidus con-sul legem telit et ipsecibariam Caloenim sumlearias leges