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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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LES SATURNALES, LIV ITT.

»1a vigne, le cornouiller, le lotos.» Tnrquinl’Ancien, dans son livre Des prodiges qui concer-nent les arbres, s’exprime ainsi :

« On appelle, arbres malheureux ceux qui sontn sous la protection des dieux des enfers , dont» il faut se préserver; ces arbres sont : l’alater-« ne, le sanguin, la fougère, le figuier noir, tous« les arbres qui produisent des baies noires, etn toute espèce de fruits de cette couleur, l’alisier,

« le poirier sauvage, le houx, le buisson, et les ar-« brissennx à épines. Tous ces arbres doivent être« bridés, pour conjurer les phénomènes de mau-« vais augure. »

Mais que penser de voir dans de bons auteursla figue distinguée de la pomme, comme ne fai-sant point partie de cette classe de fruits? Afra-nius, dans la Sella ( chaise), dit : » La pomme,« l'herbe potagère, \v figuier, le raisin. «Cicéron ,dans le livre troisième de son OEconomique,dit aussi : « Il ne plante point la vigne ; il ne cul-i: tivepas soigneusement ce qu’il a semé; il n’a« ni huile, ni figues, ni pommes. » Il ne faut pasnégliger la remarque que le figuier est le seul detous les arbres qui ne fleurit point. On donne lenom de grossus à la figue qui ne mûrit point,et qui donne encore de ce lait qui est propre à cefruit. Les Grecs, pour les désigner, se servent dumot oWvOoç. On lit dans Mattius : * Parmi tant« de milliers de figues vous ne voyez pas un« grossus. » Peu après il dit : « Prenez de cet au-« tre lait qui découle des grossi. » PostumiusAlbinus, dans le premier livre de ses Annales,dit, en parlant de Brutus : « C’est pourquoi il se« faisait passer pour fou et pour insensé: il man-« geait des grossuli nu miel. »

Voici quelles sont les diverses espèces d’olives :l'olive d’Afrique , l’olive blanchâtre, l’aquilin, l'o-

« snber, Ihgiis, corylns, sorlms, ficus allia, pires, malus,« vilis, prunus, cornus, lotus. » Taripiinius nutem Prisaisin oslontario arborario sic ait : « Arbores, quæ inferuinn Deoruin avortentiuimpie. in tulela sunl, cas infcliccs no-« minant. Alternmn saiiguinom, filieem, flcum atram,n quæque liaocain nigram nigrosqno f'ructus fcnint, item-n que acrifolium, pirum silvalicum, rusenm, rubum,« sonlosquc, quitus porlenla prodiginipic mala combina« juliere nporfot. «Quiil? quoil linim tanquam mm ponuimseoerni a pornis apml iilomos reperimus? Afranius in Solia :a l’omum, liolus, licum, uvam. » Soi! et Ciooio (Econo-micon liln'o tertio : « Nuque sa it vitem, noquo, quæ sala.. est, diligenter colit; oloum, fions, poma, non babel. »Noo boc ignoranduin est, licum solam ex omnibus arbori-ons non torero. Laclo proprie ficoruin. Grossi appollantur(ici, qui non mafuroscunt : fios Græci dicunt ôXuvOouç.Matfius : « In millibus tut ficorum non videbitis grossum. »Kl paulo post ait : « Sumas ab alio lacté diniuos grossos. »ICI. Postumius Albinus annali primo de Uruto : « Ka causan sese slullum lirutumqne facicbal; grossnlos ex molle« cdobat. »

Olearum généra broc onumoranlur : Africana, Albige-rus, Aquilia, Alexandrina, Ægyptia, cnlminca, conduira,

live d’Alexandrie , l’olive d’Égvpte, la cnlminea,l’olive des ragoûts, laliciniane, l’orchas, l’olivesauvage , la pausia , la pan lia, l’olive longue, lasallentine, lasergiane, la termutia.

Voici maintenant les diverses espèces de raisins.L’nminécn, ainsi nommé du pays où il croît; carle lieu où est maintenant Ealerne fut jadis ha-bité par les Aminécns. L’asinusca, l’atrusca,l’nlbivérus, le raisin d’Albano, le raisin desabeilles, Lapida, le bumamma, ou, comme disentles Grecs, pouixairOoi:; le raisin à chair dure, leraisin sauvage, lepsithia noir, le mnronien, leraisin maréotide, le raisin deNumente, le raisinprécoce, le pramnien, le psithia, le pilleolata,le raisin de Rhodes , le raisin à couronne, le vé-nucula, le variola, le lagéa.

Ici Prætextatus prenant la parole : — Je vou-drais écouter plus longtemps notre cherServius ;mais l’heure du repos étant arrivée, nous avertitde remettre au moment où nous pourrons écou-ter le reste de la savante dissertation entaméeparSymmaque dans sa propre maison. Là-dessuson se retira.

LIVRE ITT.

CHAPITRE I.

Avec quelle exactitude Virgile a décrit les divers rites dessacrifices.

Les personnes attendues se trouvant réunies,à l’heure fixée avant le repas du soir, dans lamaison de Prætextatus , Eyangelus commença parlui adresser la parole en ces termes : — Tu nous asdit, mon cher Prætextatus , qu’entre les méritesdivers de Virgile , dont tu es le lecteur assidu,celui que tu admires le plus, c’est la science pro-

Uciniana, Orcbas, oleaster, pausia, Paulin, radius, Sal-Icutiua, Scrgiana, Termutia. Sicut uvarum ista sunl gé-néra : Aminea, scilicet a regiune : nam Aminei furrunt,ubi mme l’alerniim est : asinusca, atrusca, albiverus,albena, apiana , apicia, bumamma,aul, ut Græci dicunt,Poû|iauOoî‘ durnrina, labrusca, meiampsilbia , inaronia ,mareotis, mimentana, precia, prannia, psithia, pilleolata,Itbodia, slephanitis, vemicula, variola, lagea. Inter hæcPiælextatus : Vellem Servium noslrum diutius audire.Sed bora nus quietis admonet, ut exorto jubare eloquioSymmacbi domi suæ fruannir. Atque ila facta discessioest.

LIBER III.

CA PUT 1.

Quam accnratc Vcrgilius expresserit dlversos rllus sacrl-ficandi.

Congregatis in lempore constiluto in domo Vettii, quivenirc debuerant, antecomandiiin cœpit Kuangelus Vet-lium laliler compellare : Dixisli, inquit, mi Vetti, inter