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MAC R O UE.
« autre à toi, fl bel Apollon ! » Tu vois que tu rctrouves les expressions de Labeo dans les versdu poète. L’un a parlé savamment, l’autre ha-bilement; car il a voulu montrer que c’est parceque ce sacrifice n’avait point apaisé le dieu,qu’il fut suivi « d’un prodige étonnant et horri-«ble. » C’est en considération descvénementssub-séquents que Virgile fait immoler une hostie im-propre. Mais il n’ignorait pas que cette erreurn’était pas inexpiable. En effet, Attéius Capito,que tu as placé en opposition avec Virgile,ajoute ces paroles : Si quelqu’un par hasard« avait immolé un taureau à Jupiter, qu'il offre un,< sacrifice expiatoire. » Ce sacrifice est donc inu-sité, mais il n’est pas inexpiable; et Virgile l’afait offrir, non par ignorance, mais pour don-ner lieu au prodige qui devait suivre.
CHAPITRE XI.
Que Virgile, dans ce vers du 1" livre des Géorgiques : Cui tulacté favos et inili dilue liaccho, a voulu signifier qu’ondevait offrir en sacrifice à Cérès, du mulsum; et pour-quoi, dans le l or et dans le vm' livre de l’ituéide, il faitfaire des libations sur la table, tandis qu’on n’en devaitfaire que sur l’autel.
Évangelus répliqua : Si une chose illicite doitêtre excusée par l’événement, dis-moi, je te prie,Prætextatus, quel prodige devait survenir lors-que Virgile fait faire des libations de vin à Cérès,ce qui est prohibé pour tous les rites sacrés?« Offre-lui, dit-il, des rayons de miel détrempes« dansdulaitetduvin doux {mulsum). -Aumoinsaurait-il dû apprendre de Plaute qu’on ne faitpoint à Cérès des libations de vin ; car on trouvedans l’Aululaire le passage suivant :
vides in opéré poetæ verba Labeonis? Igilur ut hoc docte,ilaillud argute. Nam ostendit, 13eo non libitum, ideose-cutum
Horrendum dictu et visu mirabife monstrum.
Ergo respiciens ad futura, bostiam contrariam fecit. Sedet noverat, hune errorem non esse inexpiabilem. Attejuscnim Capito, qneni in acie contra Maronem locasti, ad-jedt ltæc verba : Si quis forte tauro /oui fecerit , pia-culum (lato. Committitur ergo res non quideni impiamla,insolita tamen. Et committitur non ignorantia. sed ut )o-curn monstro faceret scculuro.
CAPIIT XI.
Quod Vergilius illo versu primi Georgicon, Cui lu lacté fa-voselmili dilue liaccho, signilicarit, Cereri mulso lilan-dum esse. Tum quomodo et in primo, et in octavo lihroÆneidos in mensom libari faciat, cum in aram tantumesset libandum.
Subjecit Euangelus: Sicventu excusanUtr illicita , die,quæso, quod erat monstrum socuturum , et cum Cereri Ji-bari vino juberel, quod omnibus sacris vetatur?
Cui tu lacté favos et milj dilue Bacclto.
« Staphvla. Ces gens-là, mon cher Strobile,« vont-ils faire les noces de Cérès?
« Stuobile. Pourquoi ?
« Staphyla. Parce que je ne vois point qu’on« ait apporté du vin. »
Voilà donc votre (lamine, votre pontife, égale-ment ignorant et sur l’objet de l’immolation etsur celui de la libation. Il tombe toujours dansl’erreur relativement à cette dernière cérémonie :dans le VIII e livre de l'Enéide, il dit : « Joyeux,« ils font sur la table des libations devin, invo-« quant les dieux; » tandis que suivant la coutumesacrée ils auraient dû (les Troyens) faire des li-bations non sur la table, mais sur l’autel.
Avant de répondre, dit Prætextatus, à ta se-conde objection, j’avouerai que ce n’est pointsans raison que tu critiques cette libation indignementfaitesurlatable ; et tu aurais aggravéla dif-ficulté si tu avais signalé le vers suivant, où Di-don fait une pareille libation. « A ces mots, elle« répandit sur la table quelques gouttes de vin. »Car Tertius, dissertant sur plusieurs pointsdes rites sacrés, s’objecte ce passage, et aprèsl’avoir discuté ne peut en trouver la solution. Jevais vous communiquer l’interprétation que j’aitrouvée dans un grand maître. Il est claire-ment énoncé, dans le droit Papirien, qu’une tableconsacrée peut tenir lieu d'autel : « Il y a, dit« Papirien, dans le temple de Junon Populonia,« une table consacrée. Or, dans nn temple, il« faut distinguer les vases et ustensiles sacrés ,« et les simples ornements. Les instruments qui- servent à consommer le sacrifice doivent être« assimilés aux vases; et parmi eux, la table sur« laquelle on place les viandes , les libations et
vinum aiitem Cereri non libari, ilebnil ilium vol Plantii-docere; qui in Aulularia ail. :
Cererin’, mi Strobile, In sunt facturi tuiplias?
Qui? quia lemeti nibil allalum inlellogo.
at hic vester flamen, et pontifes, et omnia, lam qukl im-molotur, quant quitl libetur, ignorât. Et, ne non ttbiqutin libando pari errore lit devins , in octavo ait :
In mensum læli libanl, Oivosque prccanlur :cum non in mensam, sedin aram socundiim morcm libaredebuerinl.
Ut prias tibi, Prætextalus inquit, de posteriore qtines-tione respondeam, fatcor, le non immerito de usurpai,a inmensam libalione qttæsisse ; ampliusquespeciom (lifliculta-tis auxeras, si magisDidonem inmensam similiterlibantcmnotasses :
Uixit, et in mensam Inlicum libavit honorent,nam et Tertius, cum île ritu sacrornm milita disseroretait, sibi littnc locuin in quœstione vettisse : nec tamenliæsilationetn siiam rcquisita ralione «lissolrit. Ego imtemquod milti magistra lectione couipertum cs t, pttblicalto. InPapiriano cnim jure cvidcnler relation est.arævicem pires-lare jatsse mensam dieatam : « Ut in leniplo,» impiit, « .lu-« nouisPopulonia:augusta meitsa est. Naiiiqiie in raiilsatia« vaao ru ni sunt et sacras supellecliiis, aliaornamenlonmt«uua: va.sorum sunt, instrumeuti instar liabent , qtiibtta