LES SATURNALES, LIV. V,
« son lit, triomphe des digues énormes qui lui« furent opposées, pour aller porter sa rage dans« les campagnes, et entraîner les troupeaux avec« les étables où ils sont renfermés. »
« Ainsi, lorsque Jupiter fait tomber des tor-« rents de pluie du haut des montagnes, le ileuve„ inonde la campagne, et entraîne avec lui, jus-« qu’à la mer, des chênes desséchés et des larys,« avec une grande quantité de limon. »
« Trois fois il tenta de le serrer entre ses bras,» trois fois il n’embrassa qu’une ombre vaine qui« s'échappait de ses mains, aussi légère que le« vent, aussi volatile que la fumée. »
«Trois fois .je me sentis le désir et je tentai
de l’embrasser, et trois fois elle échappa de« mes mains, comme une ombre ou comme un« songe; et chaque fois je sentais la douleur s’ai-« grir davantage dans mon âme. »
CHAPITRE VT.
Des passages du troisième et du quatrième livre de l’É-nèide, qui sont pris dans Homère .
Une seconde tempête que subit Enée , et celleque subit Ulysse , sont toutes deux décrites lon-guement dans les deux poètes; mais elles com-mencent ainsi qu’il suit :
« Lorsque nos vaisseaux tinrent lahaute mer,« et que déjà aucunes terres..... »
« Quand nous eûmes perdu de vue l’île, qu’on«n’aperçut plus la terre, qu’on ne vit que le
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« ciel et la mer, qui tous deux environnaient le« vaisseau de leur sombre profondeur. »
«Reçois de moi, jeune homme, ces dons,« ouvrages de mes mains. »
« Fils chéri, je te fais ce don : il est l’ouvrage«d’Hélène, conserve-le en sa mémoire.»
« Les matelots déploient les voiles, nous« fuyons à travers les vagues écumantes, là où« les vents et le pilote dirigent notre course. »
« Pour nous, nous déposons nos armes et nous« nous asseyons, tandis que les vents et le pilote« dirigent le vaisseau. »
« A droite est placée Scylla, à gauche l’impla-« cable Charybde ; trois fois celle-ci engloutit les« flots dans un profond abîme, et trois fois elle« les revomit dans les airs et les fait jaillir jus-« qu’aux astres. Scylla, enfoncée dans le creux« d’une caverne obscure, avance la tête hors de« son antre, et attire les vaisseaux sur ces ro-« chers. Ce monstre, depuis la tète jusqu’à la«ceinture, est une femme d’une beauté sédui-« santé; poisson monstrueux du reste de son corps,«son ventre est celui d’un loup, et il se termine« par une queue de dauphin. Il vaut mieux,« en prenant un long détour, doubler le pro-« montoire sicilien de Pachynum, que de voir« seulement dans son antre profond la hideuse« Scylla, et les rochers bleuâtres qui retentissent« des hurlements de ses chiens. »
En parlant de Charybde, Homère dit:
« Le gouffre de Scylla d’un côté, de l’autre
Cum stnbulis armenla trahit.r Q; ô’ ffitbxi tïX^Qiov 7 roTap,oç 7 te 5 £ovôs xaTeujiXei[L&$Qvç xar* Spea^iv, ÔTraÇofxevo; Acàç 6y.6 p<p,lloXXàç SèSpu; àÇaXéaç, 'iroXXà; te 7teuxacIttaçépeTai, rcoXXàv 8è t* eîç <ÜXa pdcXXei.
Ter connlus ibi collo (lare brachia circum :
Ter frustra romprensa nmmiseffugit imago,
Par levlbusvenlis, volucri(|ue simillima fumo.
Tpiç plv é<pü)pEi^Ûï]v, SXéeiv xé pie 0upi8<; &vwye,
Toi; 8é {xot èx xeipwv, <mî] etxeXov xat ôvefpu,'EnraiN ego! 4’ ày.o; iÇù yevêmero xr;pô0t paXXov.
CAIHJT VI. .
TrrUiis et quartus Æiîeidos quio liobeant nb Homero sumia.
Alia tempeslds Æneæ hic, et illic Ulyssis, numerosisambæ versibus. Sed incipiuut lia'c ita :
Postquam altum lenuere rates, nec Jnm ampltus nllæ.illc ait :
’A XX’ ote Si, tÿ|v vridov êXelxogev, ou8e tiç & XXrjd'ïivETO yai&tùv, 4XX' oùpavàç, ûSi OâXaaora,
AX, t6te xuavér)v VEipiXiqv {arriéré KpovttovNr]4; Curtp YXacpupîj; ■ {jxXvere 8à itôvto; inc’ aÙTÏjc-Acelpe et bæc, manuum tibi quæroonumenta mearumSinl, puer.
Aeôpov toi xat lyùi , xey.rov pO.e , to’jto 8t8cog.i'EXévri; yetpwv.
Tendunt velanoti. Fuglmtis spumantibus undis,
Qua cursum ventusque gubernalorque vocabant.'llfjietç S’ 8nXa5xa<rra novy]oâ|xevoi xatà vrja"Hp.eGa ■ t^v 8’ àvep.6; te, xugepv^Triç t’ Ï0uvev.Dexlrum Scylla latus.Iævum implacataCbarybdisObsidot, atepie imobaratbri lergUrgile vastosSorbet in abruptum fluclus, rursusque sub aurasKrigit nllernos, et sidéra verberat unda.
At Scyliam cæcis cobibet spelunca latebrisOra exserlantem, et naves in saxa Irahenlem.
Prima liominis faciès, et pulchro peclore virgoPube tenus; postrema immani corpore pistrix,Dclpbinum caudas utero commissa Iuporum. .l’ræstat Trinacrii metas lustrare PactiyntCessantem, longos et circuinflectere cursus ,
Quam semel informem vasto vidisse sub antroScyliam, et cairuieis canibus rcsonantia saxa.
Homcnis de Cliarybdi :