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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACROBE

« le gouffre immense de Charybde absorbaient les« (lots de la mer. Ces gouffres ressemblaient,» lorsqu’ils les vomissaient, à la chaudière pla-« cée sur un grand feu, dont l'eau murmure et« s’agite jusqu’au fond; et la colonne d’eau qu’ils« lançaient dans les airs allait se briser contre la« pointe des rochers : mais quand ils engloutis-« saient de nouveau l’onde amère, la mer parais-« sait ébranlée jusque dans ses fondements, et« mugissait horriblement autour du rocher, nu« pied duquel on apercevait un banc de sable« bleuâtre; à cette vue les compagnons d’Ulysse« pâlirent de crainte. »

Il dit, en parlant de Scylla :

« C’est là qu’habite Scylla, et quelle pousse« ses vociférations. La voix de ce monstre af-« freux ressemble à celle de plusieurs chiens« encore à la mamelle, et la présence môme d’un« dieu ne pourrait adoucir la tristesse de son as-« peet. Il a douze pieds, tous également diffor-« mes ; six têtes horribles, placées chacune surun cou alongé, et armées d’une triple rangée de« dents nombreuses , serrées-, et qui menacent« de la mort; la moitié de son corps est cachée« dans un antre, mais il porte la tête hors de« cet horrible gouffre, et, parcourant les alentours« du rocher, il pêche des dauphins, des chiens« de mer, et les plus grands poissons que la« bruyante Amphitrite nourrit en cet endroit. »(Virgile ) :

« O chère et unique image de mon fils Astya-nax, voilà ses yeux, voilà ses mains, vailà le« port de sa tête. »

(Homère ) :

Tels étaient ses pieds, ses mains ; tel était son« regard, son visage, sa chevelure. »

’EvOev p.èv yàp IxùXX’, âxépaiOi Se 5ïa XàpuSSi;

Àeivàv àv£p(5ol68ï|o-£ OaXâacni; àXp.vpov iiSaip.

*TItoi 8t’ èSepiaeie, Xe'|3ï); (!>; èv veupi noXXtp,

. IMa’ àvapopp.ûpe'îxe xiixiopivr] ■ Oipocre S’ àyyfi’AXpOUJl ITXOTtéXotfflV È7t’ à|JlÇOTÉpOlTlV ImircerAXX’ ’àx àvaëpéljeie OaXâacrïi; âXp.up6v üStop,llâd’ êvxoaOs (paveoxe xiixtapivï]- àp-çl Sè mxp/jÀeivov èSefipûyEi • CmévEpOe Sè yaïa ipaveoxe■'Fàp.m> v.'javér, * toùç SÈ -/Xwpov Séo; ripei.

Jlonierus de Scylla:

"Evita 8’ èvi ïxùXXïj vodei, Seivov XeXaxuïa ’

T5j; Î)toi cpwvf) |tèv, ÔGYi GxùXaxoç veoyiXii;,riverai , a-jxri S’ aire itéXeop xaxôv • où ce xe t!ç p.i tl’ïlOviijeiev lôtôv, oùS’ eî Oeo; àvTiâcTEiev.

Ï5)ç vjtoi jtoSe; eiai SuwSexa TtâvTe; aiopoi -"El; Sé re o! Seipal 7repi|jnîxee; • Èv Sè éxauty,üp.ep5aXév| xeçaXr), èv Sè TpioTOi’/pl ôSôvte;,

ÏIuxvol xai Oapéeç, vrXeïoi giXavo; Davaxoïo.

p.sv re xaTa Gnei ou; xolXoïo Séouxev ■

'Ë5o) 8’ ÈÇluyei xecpxXà; Seivoto (iepéOpou •

AOtou ô’ r/_[)uâa cxôxeXov xepipat|xwioiTaAeXçtvaç Te, xûvaçTe, xai e’t noOi [ietÇov eXquivKvjTOÇ, à p.ùpioi (iÔGxei àyâpTovo; ’AptpiTpÎTvi.

O uiilii sola moi super Astyanactis imago!

(Virgile ) :

« Trois fois les écueils firent retentir le creux« des rochers, et trois fois l’écume brisée nous fit«voir les astres dégouttants de rosée. »

(Homère ) :

« Au pied de ce rocher, trois fois par jour Cha-« rybde engloutit l’onde noirâtre, et trois fois« elle la vomit. »

(Virgile ) :

« Telle la biche qui errait sans précaution« dans les forêts de Crète , est frappée par la flèche« du pasteur qui s’exercait à lancer des traits, et« qui l’a atteinte à son insu; elle fuit à travers les«bois et les détours du mont Dictys, mais le« trait mortel reste fixé dans ses flancs. »

(Homère ) :

« Le cerf blessé par la flèche du chasseur fuit«tant qu’il conserve de la chaleur dans le sang,« et de la force dans les membres. »

(Virgile ) :

« Jupiter a parlé, et déjà Mercure se dispose à« exécuter les ordres de son auguste père. Il« ajuste d’abord à ses pieds ses brodequins d’or,« dont les ailes le soutiennent dans les airs, et I e« portent avec la rapidité de la flamme au-dessus« des terres et des mers. Il prend ensuite son ca-«ducée, dont il se sert pour évoquer des enfers« les pâles ombres, ou pour les y conduire ; pour« donner et ôter le sommeil, et pour fermer la« paupière des morts. Avec son secours, il gou-« verne les vents et traverse les plus épais nua-« ges. »

(Homère ) :

« Jupiter parla ainsi, et le meurtrier d’Argus« n’a garde de lui désobéir; il s’empresse de chaus-« ser ses magnifiques, ses divins brodequins

Sic oculos, sicille ma nus, sic ora ferebat.

Ketvou yàp toioîSe ttoSe;, ToiaîSe Te jreTpsç,

’0<pOaX(j.üv Te (3oXai, xetpaXfiT’, èçùxepOé Te -/_ocÏTa.

Ter scopuli clamorem inler cava saxa dodrre :Terspumam riisam cl rorautia vidiinus aslra.

TiiiS’ (ira Sïa Xàpvëci; àvaSôoiëSet piXav viStop.

Tpi; pèv yâp t’ àvirjàiv ètc’ y(J.aTi, Tpi; S’ àvap(5oi68eï.

Qualis coujecta cerva sagil la,

Quam procul incautam nemora inter Crrssia lixitPastor agens telis, liquilipic volaille ferrumNescius : ilia fusa silvas sallusipie peragratDictæos; hæret lalcrilelalis arumlo.

’Ap.ç’ ëXatpov xepaov (feëXrip-Èvov, ov t efiaX àvyp’ltp àxo veupp;’ tov p.èv t* ÿXv^e nrjûirïat ,

‘Peûyiùv, 6ipp’ aipa Xiapàv, xai yoùvaT’ èptipei.

Dixcrat. llle palrismagni parère par.diatIinperio : et primum pedibus lalaria mxititAurea, quæ sublimem ails sivc icquora jnxta,

Seu terrain, rapido parilercum (landm* porlant.

Tum virgam capit : liac animas illc cvocul OrcoPalleules, alias sul) Tartara Irislia mltlit :

Hat somnos, adimitqqc, cl luminn morte rceignat.

Ilia fretus agit vcntos.et lurbida IranalNubila.

,"£î; èifaT 1 ' oùS’ à-m'Orioe SiâxTopo; 'ApYei^ovTr,;.