Buch 
Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
Entstehung
Seite
297
JPEG-Download
 

297

LES SATURNALES, LTV. V.

« d’or, qui le portent, aussi rapide que les vents,«au-dessus de la mer, comme au-dessus de la«vaste étendue de la terre; il prend cette verge« avec laquelle il appesantit ou excite à son gré« les yeux des mortels, et il fend les airs, la te-« liant dans les mains. »

(Virgile ) :

« Ainsi, lorsque, soufflant du haut des Alpes ,« les Aquilons attaquent de toutes parts le vieux« chêne endurci par l’Age, et se disputent entre«eux pour l'arracher, l’air siffle, et le tronc se-* coué couvre au loin la terre de ses feuilles;« néanmoins l’arbre demeure attaché aux ro-« chers, et autant sa cime s'élève vers le ciel,« autant ses racines plongent vers les enfers. »(Homère ) :

«Tel l’olivier cultivé par l’agriculteur, dans« un terrain préparé avec soin , où l’eau coule«avec abondance, accessible au souffle de tous« les vents, pousse, grandit, étend au loin son« feuillage bleu ; mais tout à coup le vent survient« en tourbillonnant, renverse la tranchée qui« l’environne, et le couche sur la terre. »,(Virgile ) :

« Déjà l’Aurore, quittant le lit pourpré de Ti-« thon, répandait sur la terre ses premiers« feux. »

(Homère ) :

« L’Aurore quittait le lit du beau Tithon,« pour apporter la lumière aux dieux et aux« mortels. »

(Le même) :

« Cependant l’Aurore, revêtue d’un manteau de« pourpre, répandait ses feux sur la terre. »

Aùtix’ SiretO’ \ini> 7toaoiv ISrjffato xaXà néStXct,’AgSpôaia, xpüaeia, ta [iiv tpcpov r)|j.àv êç’ Ciyp^v,IIù éir àîretpova yaïav, àpa ttvoit]Ç àvigoto.EUeto Sè fàfiSov, orp t’àvSptüv <5[jt.p.ara OeAy&i,’Ov ëOÉXei, toù; &’ au te xal uitvwovTa; êyetpet.

’iV.v f-Evà /epdiv ixoïv 7rÉt£To xpavùç ’ApYeicpovnis.

Ac vclnt nnnosnm vnlidu cuin robore quoroumAlpini Bori’æ nune lilnc, mine flalilms lllincKrneriî inter se eertunt : tt striilor, et iilleConstcrnunt terrain concusso slipile frumli-s.lpsn liæret scopulis, et quantum vertice ml mirasA’ilirrias, tantum railice in lartara lendil.

O!ov Sà Tpéçet IpVo; àvfy êpiOnXè; iXalrj;

Xwpw h oîotc6)s({), 60’ d-Xiç àvaêéêpyxev ôôwp,KaXôv, TY]XE0àov t b H te rcvottxt SovsoutnllavTOÉwv àvE[itüv, xa£ te ppuEt avOeï Xeuxtjj*’EXOojv 5’ èÇaTutvvjç àvEp-oç cùv XaiXa7U ttoXX?)ItôOpou v* êHÉaipsijie xai È(crâvudd ètu 7 al '(l-Etjam prima novo sparRcliatluminc terras

Tlllioni cruceum liniiuens Aurora cubile.

’Iïiliç ô' ex Xey^üiv rcap’ àvauoû TiOmvoïo’OpvuO’, ïv’ àOavàxoun çowç tpépoi vjpà ppOTcnao"Hàiç jJLÈv xpoxo7r£7rXo; èxifivaro n&aav in’ aTav.

CHAPITRE VII.

Des emprunts que Virgile a faits à Homère , dans les cin-quième et sixième livres de l’itnéide.

(Virgile ) : ’

« Dès que les vaisseaux eurent gagné la haute«mer, et qu’on n’aperçut plus autour de soi que« le ciel et les eaux, un nuage grisâtre, chargé« de ténèbres et de frimas, se forma au-dessus«de nous, et vint épouvanter les ondes de son« obscurité. »

(Homère ) :

« Quand nous eûmes perdu de vue l’île, qu’on« n’aperçut plus la terre, qu’on ne vit plus que la« mer et les deux, qui se chargeaientde sombres« nuées. »

(Virgile ) :

« Énée répand des coupes remplies de vin;« il évoque la grande âme d’Anehise, et ses mânes« cjui dorment dans l’Achéron. »

(Homère ) :

« Achille arrosait la terre de vin, en invoquant« l’âme de l’infortuné Patrocle . » ,

(Virgile ) :

« Il reçoit pour récompense une cuirasse for-« méed’untriple tissu dechaînesd’or entrelacées,« qu’Enée lui-même, vainqueur dans un combat« sur les bords du Simoïs , avait enlevées à Dé-« molée, au pied des murs de Troie. »

(Homère ) :

« Je lui donnerai (et j’espère qu’il appréciera« ce présent) une cuirasse d’airain que j’aienle-« vée à Astérope, et dont le contour est revêtu« d’ornements d’étain poli. »

La lutte des coureurs est semblable dans lesdeux poètes. Comme ellecomprend danschacun,

CAPUT vil.

Quæ in quinto et sexto libris Vergilius ab Homero sit rautuât us.

Ut pelagus tenuore rates, nccjam amplius ullaOcourrit tellus, maria undique, et undique cœlum :

OUI amileus supra caput adstitit imber,

IVoctem hiememque ferens, et inhorruit unda tenebris.WXX’ ôte 8^ t9jv vfjcrov èXEiTiotAEv, o08i tiç àXXr)

Tl»atv£TO yaiàtov, àXX* oOpavô;, vjSè OàXaaira*tote xvavsYivveçéXYiv ëçT'oarE Kpovitov.

Vinaque fundebat paleris, animamque vccabalAnchisæ magni, inancsque Acheronte remissos.

OTvov à«pu<TŒ6[i£vo; X E£ » 5 eue 8è yaïav,

xixX^ffxwv UaTpoxXyjoi; ôeiXoTo.

Levibus huic bamisconserlam,. auroquetrilicemLoricum, qunm Demoleo detraxeral ipseVictor apud rapidum Simoenta sub Uio alto.

Awaio ol OüjpYjxa, t6v 'AçTEpoiraTov à^rjupov,

XaXxEov, à TTEpt çaeivoü xaaffixépoio’Ap-ÇiÔEÔtvyitat.

Et cursorum certamcnulrobique simile. Et quia versibuscsl apud utrumque numerosis, locum loco similem lectorinveniet. Initia hæc suât :