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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACUOME.

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« ÀStiâs, fils d’Hÿrtacidë, irënvelrëé Gorliiée. <•A la vérité, il est jxlssiblë t|lië dcilit trtdIVidUSaient porté le même nom ; tnals voyez l’eXâëtl-tode d’Homère dans de pareils cils. Cottimè il adeux Ajax daiis son poërtiê j il appelle l’un : le« fils de Télamon; « et l’autre: « le bouillant« fllsd’Oïlée. » Il dit ailleurs que « ces deux héros« avalent le même nom et le même courage. »C’est airist qü’il a soin dë séparer par des insignesspéciaux ceux qui portent un nom semblable,afin que les differents prénoms ne jettent point lelioielir dans l'incertitude.

Virgile, dans son énumération, a tâché d’évi-ter la monotonie, tlomère a eU ses motifs pourréfiétët sodvëtlt lâ même tournure :

■■ Lés habitants d’Aàplëdos ; «

» CeüX dé l’Eubéë; ceux d’ArgoS;

« CeUX dë la grande LacédéHionej entourée dë« moiitagbes. >>

Virgile, au contraire, varie ses tournures^ ayantl’air d’appréhender les répétitions , comme desfautes ou comme des taches :

« Le cruel IVlézence, du pays dès Tyrrhëniens,« commence le premier la guerre. >1« A ses côtés mar. he son fils LaUsus. »

« Apres eux [Avetitimis montre) dans laplaitlë« son char décoré d’une palme. »

« Ensuite les deux frères. »

« Et le fondateur de PréncSte. »

« Et Messape, dompteur de chëvatlx. >i« Voici l’antique sang des SablnS. »

« Le lils d’Agamemtioh. »

« Et toi venu des montaguës. >-

nus. Palinui us Iasides, et Iapix Iasides quœro an fratressint. Hyrtacides est Hippocoon, et rursusHyrlacides Corinæuin sternlt Asilas.sed potuenint duo uiiinn nomen balmisse. Ubi est ilia inbis casibus llomeri cautio? apud quem cum duo Ajaces6int, modo dicit, TeXapuîmo; Aï»;; modo :

’OïXijo; xay_ù; Aïaî.item ali» :

lerov O’ju.iv I)(ovxe dp.iivop.oi.

Nec desiuit, quos jungit notnine, insignibus separarc; necogatnr lector suspiciones de varietate appellationis agitare.Deindc iu catalogo suo ruravit Vcrgilius vitare faslidium :qnod Homerusalia rationc non cavit, eadem figura sæperepelita.

Oï 8’ ’AoïuXir|8àv’ Svaiov.

01 6’ Eüêoiav ïx ov -OïY ’Apvo; t’ EÏyov.

0?x’ eiyov xoiX^iv A4xs8a!p.ova xaxtieffiràv.

Hic autem variai, velut dedecus aut crimeu vitans repen-tionerh :

Primus init bellum Tyrrhenis Asper ab oris,

F’ilius liuic juxta Lausus.

Posl hos insïgnem fania per gramlua curruin.

Tum gemini fratres.

Nec Prœnestinæ fundator.

At Mcsapus equum doinïtor.

« Le prêtre de la nation des Marrubicns vint« mlfesi 1 . le tllsd’Hippolyte mardialt àiissl. »Peut-être quelques personnes penseront, que Invariété de l’uli est préférable à lfi divine simpli-cité de l’Utltre. Pour moi, je ne sais comment IISe fuit qtl’Homère soit le seul chez qui ces répé-titions ne më paraissent point déplacées. Elles mesemblent convenables au génie antique du poèteet à In nature même de l'énumération. N’ayantdans ce morceau que des noms à relater, il n’apoint voulu se donner la peine de tourmenterminutieusement son style, pour y répandre dela Variété ; mais, à l’exemple de celui qui passeeffectivement une armée en revue, il se sert sim-plement des expressions numériques; cequl n'em-pêche pas qu’il ne sache, quand il le faut, ajou-ter d'ingénieuses circonstances aux noms deschefs de l'armée :

« Schëdius et Épistrophus commandaient aux« Loeriens. »

« Le chef des Loeriens était le bouillant Ajax;« lils d’Oïlée. »

« Niréus d'Ésyma conduisait trois vaisseaux« pareils. *>

Virgile lui-même admirait les énumérationsaccumulées d’Homère, qü’il a traduites avec unegrâce que j’oseraispresque dire supérieure à cellede l’original :

« Ceux qui habitent Gnosse ; Gortyne qui est« bien enceinte de murs, Lyctum,Milet, lu blan-« cheLycastë, et Phaste.» (Homère).

C’est à l’exemple de ce passage, et d’autressemblables, que Virgile a dit :

Ecce Sabinoruni prise» de sanguine.

Hic Agameinnonius.

F.t te monlosæ.

Quin et Marrnbia venit de gente sacerdos.

Ibal et Hlppolytl proies.

Haa copias fortassc pntataliquis divinæ illi simplicilatipræferendas. Sed nescio, qno modo llomerntn rnpelilioilia nnice decel; et est genio antiqui puelæ (ligna, enu-mcrationiqlie convenions : qnod in loco niera iiomina re-latnrus non incurvavft se, neque inimité torsil, dedneendostilum per singulorum varietatês ; sed stat in consuetmlincperccnsenlium, tanquam peracieni dispositns ennmerans.Quoi) non aliis qnam nnmerornm fit vocabnlis. Et tamenegregic, nbi oportet, de nominibns diicuni variai :

Aùxàp çonipuv XxéSios xai ’Eiuioxpopo; fy)(EV.

Aoxpwv 8’ ^yepiovEuev ’OtXfjoî xajpjç A la;.

NipEÙî S’ Alaûpvr)OEV àysv xpEÎç vSjaç êtoa;.

lllam vero cnumeralionis congeslionem apml IlomermnMaio admiratns ilu expressil, ut psene cum dixciïm de-ganlius transtulissc.

01 KvuxroBv x eI^ov, I’opx'jvd te XEi^iBsooav,

Avxxov, M'.Xyxov xe, xai àpytvûEvxx Auxaoxov,

q>at«x6v xe.

Et similia. Ad (pioil exemplum ilia Vcrgiliana sunt :