Buch 
Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
Entstehung
Seite
351
JPEG-Download
 

LES SATIIRN

Ennuis, dans Alexandre

« 0 cher Hector! ô toi In gloire d’Ilion! ponr-« quoi me faut-il voir ton corps indignement dé-« chiréî Qui t’a traité de la sorte, et à nos yeux? »Virgile :

« L’art de monter les chevaux, de les rendre« dociles au frein et souples à tous les mouve-« ments, fut inventé par les Lnpithcs de Pélé-« thronium, qui les formèrent aussi à marcher« fièrement, et à bondir avec orgueil sous un ca-« vnlier armé. »

Varias, dans la Mort :

h Le cavalier, à l’aide de ses rênes, empêche« doucement le cheval de dévier selon son cti-« priée; et, au moyen du frein qui lui presse la« bouche, il le forme peu à peu à marcher su-ii perbement,

Virgile :

« Une génisse éprise d’amour pour un jeune« taureau le suit à travers les bois, et, lasse enfin« de le chercher, tombe de fatigue au bord d’unn ruisseau et se couche sur le gazon, sans que la« nuit obscure lui fasse songer à se retirer : que« Dnplmis éprouve le même amour, sans que jen m’inquiète de soulager sa peine IVarias, dans la Mort :

« Ainsi, dans la vallée ombreuse de Gorlyne,n si le chien découvre la trace effacée de la biche,

« il s’échauffe après la proie absente et parcourt« les lieux où elle a passé, guidé par lesmolé-« cilles déliées qui flottent, dans l’atmosphère« limpide; tandis que la biche n’est arrêtée dans« sa course, ni par les rivières, ni par les escar-« pements, et qu’à la nuit tardive elle oublie,

A LES, L1V. VL 3f,i

« encore éperdue, de se retirer dans su retraite. »Virgile :

« ...Moi ta mère, je n’ai pas seulementaccom-« pagné tes funérailles, je n’ai pas fermé tesii yeux, je n’ai pas lavé tes blessures. »

Ennius , dans Ctésiphonte :

« Il n’a point; été permis à mes larmes doulou-« reuses d’étancher ton sang ; il ne m’a point» été permis d’envelopper ton corps ensanglanté,n et de le couvrir de terre. »

Virgile :

n Orphée chantait comment les atomes semés« dans un vide immense et se mêlant confusément« formèrent d’abord la terre, l’air, l’eau et le« feu ; et comment de ces premiers éléments fu-« rent formés tons les êtres, et notre globe lui-« même ; comment ensuite ce globe que nous« habitons devint une masse solide et resserra« la mer dans ses bornes, tandis que chaque objetn prenait peu à peu sa forme actuelle : il peignaitn l’étonnement de la terre, lorsque le soleil nais-n saut vint luire pour la première fois sur elle.»'Lucrèce , livre cinquième : (Il parle du chaosdans lequel se trouvait le globe avant son orga-nisation actuelle) >

n On ne voyait pas encore dans les airs le« char éclatant du soleil, ni les flambeaux dun monde, ni la mer, ni le ciel, ni la terre, ni« rien de semblable aux objets qui nous envi-« ronnent; mais un assemblage orageux d’élé-ii ments confondus. Ensuite, quelques parties« commencèrent à se dégager de cette masse; lesn atomes homogènes se rapprochèrent, le monde

O lux Dardanlie, spea t) lldlssIma.Teticrum.cl (cliqua.

Knnius iu Alexandra :

n lux Trujie gcrinanc Hector,

Quitl lia cum lui) lacerai» cor porc miser?

Aut i|ui le sic rcspcclnulllius Iracluvere nobis?Yrrgilius :

Krena l’clcllirimii I.npylhir gyrosque ileclcreImposUi dorso, alque equilem docucrc suit armiaInsultera solo, cl gressus glomcrare superbes.

Varias de marie :

Oiicm non Jllc sinil. Ica tic amileratnr liabenæ,

Qun velit ire : sert nnguslo prlus ore coprccns,lusullure rtocel campls, iinglluue moramlo.

Ycrgilius :

’l'alis amor Daplinia, qualls cum fessa juvcacumPer nrinorn alquc altos quicrcndo Imcula laces,Proptcr uquæ l'ivam vlrlrtl procumlilt in ulvnPcrdita, nec sera nicintnit dccedcrc aoeli.

Varias de morte:

('eu canls umlirosam luslrans Gorlynla vallcm,

Si vplcris poluit ccrvm comprcminre lustra,Sœvit In absenlem, cl circimi vestigia lustrons,Ætliora per nitidum tenues srclatar odorcs.

Kou umnes illam medii, mm aviloa lardant ;

Pcrdita nec serai meminit decedere nocli.

Vcrgilius :

Nec te tua fanera materl’roduxi, pressive oculos, aut vulnera lavi.

Knnius in Clesiphonle :

Neque. terrain injicere, neque cruentaConvcslirc mild eorpora licuil,

Neque misera. 1 lavere iacriinai salsum sanguinem.Vcrgilius :

Nanique. caneliat uti magnum per inane conctaScmina torrnrumque animæquc marlsque fuissent,

I l liquidi sitnul ignisjul liis cxordla primisOinnia, et ipso louer mundl eoncroverlt orbis.

Tuai dararc solum, et discludere Ncrea poatoCecpe.rit, et rorum paalatim sumero formas.

.banque aovam terra) slupeaut lucescere solem.

I.uerelins ia qaialo, abi de confuslone orliis ante liuacsial uni loquilur :

Mis aeipie tmn solis rota cerul lamine claroAllivolans poteral; neque magni sidéra mundl,

Nec mare, nee cielurn, necdenlque terra, nec ner,

Nec similis nostris rebus res alla vider!.

Sed nova lempestas quaidam, înolesipie coorta.

Diffugerc Inde loei parles eiepere, paresqneI Cum paribas .jangi res, et discludere mundum,

1 Membraq’, Uvidere,el magnas ilispimore partes-