Buch 
Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
Entstehung
Seite
352
JPEG-Download
 

352

MACUOBE.

« se développâmes vastes membres se formèrent,« et ses vastes parties se coordonnèrent. »

Et plus bas :

« Ainsi le ciel se sépara de la terre, la mer at-* tira toutes ses eaux dans ses réservoirs ; et les« feux altérés allèrent briller à part dans toute« leur pureté. »

Et plus bas :

« En effet, oes corps sont formés des éléments« les plus sphériques et les plus légers. »

Virgile :

« Lorsque le funeste cheval fut parvenu dans« la citadelle de Troie, avec les hommes armés« qU’il portait dans ses flancs. »

Ennius, dans Alexandre :

« 11 a franchi le grand fossé, le cheval dont les« flancs sont pleins d’hommes armés,et dont l’en-« fantement doit perdre la citadelle dePergame. »Virgile:

« Alors le père tout-puissant, celui dans le-« quel réside le pouvoir souverain sur toute chose,« prend la parole, et à sa voix la voûte célesteécoute en silence, la terre est ébranlée sur ses« fondements, les vents se taisent, l’air demeure« immobile, et la mer domptée calme ses flots. »Ennius, dans Scipion :

« Le vaste abîme des cieux s’arrêta en silence ;« le sévère Neptune accorda un instant de repos« aux ondes irritées; le soleil comprima le vol« de ses chevaux; les fleuves suspendirent leur« cours éternel ; et les vents laissèrent les arbres« en repos. ><

Virgile :

« On va dans une antique forêt, profonde re-et infra :

Hoc est a terris magnum secernere cœlum,

Et seorsum mare uti secreto humore pateret,

Seorsus item puri secretiquc ætheris ignés,et infra :

Omnia enim magis hæc ex levibus alque rotundis.Vergilius :

Cum fatalis equus saltu super ardua venitPergama, et armatum peditem gravis atlulit alvo.

Ennius in Alexandre» :

Nam maximo saltu superavitGravidus armatis equus.

-Qui suo parlu ardua perdat

Pergama.

Vergilius :

Tum pater omnipotens, rerum cui somma potestas,

Inlit. Eo dicente Deum domus aita silescit,

Et tremefacta solo telius, sllet arduus icther.

Tum venti posuere, premit placidasequorapontus.

Ennius in Scipione :

Slundus coell vastus constititsilentio,

Et Neptunus sævusundis asperis pnusam dédit.

Sol equis iter repressit ungutjs volantibus : *

Consistere aranes perennes, arbores vento vacant.Vergilius :

« traite des bêtes sauvages ; les sapins.sont abat-« tus, les troncs des chênes et des frênes retentis-■< sent sous les coups de la hache, les coins fen-« dent les bois les plus durs, et de vastes ormeaux« roulent du haut des montagnes. »

Ennius, livre sixième :

« Ils marchent au milieu des arbres élevés, et« les font tomber sous la hache; ils renversent« les vastes chênes; l’yeuse est coupée, le frêne« rompu; le sapin élancé est couché sur le sol;« le pin altier est abattu ; tous les arbres de la« forêt ombreuse retentissent de frémissements. »Virgile :

« Ainsi Zéphyr, Notus, le ventd’orient et l’Eu-« rus, joyeux compagnon des chevaux d’Eoo, se« heurtent, déchaînés en tourbillons. »

Ennius, livre dix-septieme :

« Ils accourent, tels qu’accourent l’un contre« l’autre le vent du midi, chargé de pluie, et« l’Aquilon au souffle opposé, dont la lutte sou-« lève les vastes flots de la mer. »

Virgile :

« Et cependant, après tant de travaux de la« part des hommes et des bœufs, l’oie sauvage« enlève tout. »

Lucrèce, livre cinquième :

« Encore, trop souvent, ces fruits que lu terre« accorde si difficilement à nos travaux, à peine« en herbe ou en fleurs, sont brûlés par des cha-« leurs excessives, emportés par des orages su-« bits, détruits par des gelées fréquentes, ou« tourmentés par le souffle violent des aquilons. «Il est encore d’autres passages de plusieursvers, que Virgile a pris aux anciens pour les

ILur i n antiquam silvam, «tabula alla ferurum.Procumbunt piceæ, sonat Icta securibus ilex,

Fraxineæque trabcs : cuneis et lisslle roburScinditur. Advolvunlingentesmontlbusornos.

Ennius in sexto :

Incedunt arbu.sta per alla, securibus cædunt,

Percellunt magnas quercus : cxciditur Ilex :

Fraxinus frongilur, atque allies consternitur alla :

Pinus proceras pervertunt. Omne sonabntArbustum fremltu silvai frondosal.

Vergilius :

Divers! magno ccu quondam turbine ventiConfligunt, Zepbyrusque, Notusque, et helus EolsEurus equis.

Ennius in septinio decimo :

Concurrunt, velutt ventt, cum spiritus austriImbricitor, aquiloque suo cum linminc contra,

Inde mari magnos tluctus oxtollere certant.

Vergilius :

Nec tamen, hæc eum sint bominumque boumque laboretVersando terram expert!, nihil improbus anser.Lucretius in quinto :

Sed tamen inlerdum magno quæsitalaborn,

Cum Jam per terras frondent, atque omuia florent,

Aut nimlis torrens fervorlbusælhrreus sol,

Aut subiU perimunt imbres gelidæquc pruime,

Habraque ventorum violcuto turbine vexant.