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LES SATURNALES, LTV. VI.
« Si la gloire de si liantes destinées ne te tou-« clie point, reconnais du moins ce rameau« (elle lui montre celui qu’elle tenait caché). »
« Que ce sceptre (car en cet instant il setrou-« voit le tenir à la main) ne pousse jamais la plus«légère feuille. »
Quelquefois, par une transposition pleine d’é-légance, il adresse tout à coup la parole à celuidont il parlait :
« De même que tu ruinas les deux illustres« villes de Troie et d’QEchalie; de même que tu« supportas mille durs travaux sous le roi Eurys-« lliée, auquel l’inique Junon soumit ses destins;« de môme, ô héros invaincu, tu tuas (les« centaures) aux doubles membres, fils de la« nuée, etc. »
Cette réticence,
« Je vous.... Mais il faut d’abord calmer les« flots agités. >>
est prise de Démosthène. « Pour moi.... Mais je« ne veux rien dire de fâcheux en commençant< mon discours. »
Ici, quelle poétique indignation !
« O Jupiter, il partira donc 1 s’écria Bidon. »Ici, c’est le pathétique :
« O patrie I b pénates vainement sauvés de« l’ennemi I »
Ailleurs, le sentiment de l’effroi :
« Apportez promptement le fer, lancez lesn traits, gravissez les murs : l’ennemi est là. »Là, c’est la plainte :
« Quoi donc! Nisus, tu m’évites pourcompa-« gnon en de si grandes entreprises? »
Que dirons-nous encore de ces créations nou-velles , comme :
« Des traits imposteurs. »
« Armer le fer de venin. »
« Adoucir par la culture des mœurs sauvages. »
« Ils auront dépouillé leur essence sauvage« (silvestrem animum ).»
« (Le trait) va s’abreuver profondément du« sang. »
C’est ainsi qu’Homère avait dit en parlant dejavelots : « Désirent se rassasier du corps. »
« Les fruits dégénèrent, et oublient leurs pre-«miers sucs. »
« La glace mettait un frein au cours des« eaux.»
« Elle répandra le colocase mêlé au riant acan-« the. »
« Cependant une noble flamme dévore sa« moelle, et une blessure secrète vit dans son« cœur. »
« Sous le dur chêne vit l’étoupe vomissant« une lente fumée. »
« L’aboiement des chiens tourmente (ses vit)« les airs. »
« Son père Inachus vidant un fleuve ( amnem« fundens) hors de son urne ciselée. »
« L’aiguillon une fois fiché dans les veines,« (les abeilles) laissent leur vie (animas) dans les« blessures. »
Ajoutez tout ce que dit Virgile sur le suje't desabeilles, qu’il traite avec autant d’importancequ’une nation vaillante, endécrivant leurs mœurs,leurs goûts, leurs associations, leurs guerres; et
Asnoscns.
Ut sceptrum hoc (doxtra sccplram nam forte gorebat)Nun(|uam fronde lovi.
fît ilia mufalio elegantissima est ; nt, de quo loquebatur,subito ad ipsum verba convcrlerct:
Ut belio ogregins idem disjccerit urbes,
Trajamque, OËchallamque, et duras mille laboresltogc sub F.urysllico, fatis Junonis Iniquai,
Pertnlerit : tu nublgcnns, inviolé, bimembreis.et reliqua. 111a vero intermissio,
Quos ego... Sed motos præslat componere (Inclus,tracta est a Demosthene : àXX’ èpol p.év’ ou pouXop-at fitB0(tx e pèç eliteïv oùSev , àpxépevo; toü Xoyou. II æc vero quampoelica indignatio 1
Pro Juppilcribil
Hic, ait.hæu miseralio :
Opatrla, orapti ncquidquam ex hoste pénates!et ilia trepidalio :
Ferle clti ferrum, date tel», et scandite muros :
Hostis ndest.et conqnestio :
Mené lgitur socium tantis adjungere rebus,
Mise, fugis?
Quid ilia excogilatio novoruin intellectmimP ut,Menlitaque tela.
Et:
Et :
Et:
Ferrum armure veneno.Cullusque feras mollira colendo.Kxucrinl silvestrem animum.
Et :
Virgineumquc al te bibit acta cruorem.ut apml Homerum de hasta :
AiXouopévri XP°è{ Soat.
Et :
Pomnquc dégénérant succos oblita priores.
Et:
filacie cursus frenarel aquarum.
Et:
Mixtaque ridenti colocasia fundal acantlio.
Et:
Est mollis flamma medullasInterea, et tacitum vivit sub peclore vulnus.Et :
Dura sub rolmre vivitStuppa vomens tarduin fumum.
Et :
Sœvilque canum latralus in auras.
Et :
Cielalaque amnem fundens paler Inachus urne.Et :