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MACROBE.
pendant fiiginus, qui n’a pas ignoré le droit pon-tifical, dans le cinquième livre de son ouvragesur Virgile, écrit qu’on appelle hosties bidentes,celles qui, à cause de leur âge, ont deux dentsplus longues que les autres, et d’après la longueurdesquelles on juge quelles ont passé le jeune âge,et sont parvenues à un âge avancé.
Aviénus demanda encore pourquoi,dans lesvers suivants :
« L’art de monter le cheval et de le rendre« docile au frein fut inventé par les Lapithes de* Peléthronium, qui formèrent aussi le cheval« [equitem] k insulter au sol, et à marcher fière-« ment sous les armes et à bondir avec orgueil. »Virgile avait attribué au cavalier ( equitem)ce qui ne peut concerner que le cheval [equum).Car insulter au sol, marcher fièrement, sont lefait du cheval, et non point du cavalier. — Cetteobservation , répondit Servius, résulte naturelle-ment de l’ignorance d’une ancienne manière des’exprimer. Car notre siècle ayant oublié En-niusiet toute la vieille bibliothèque, il s’en-suit que nous ignorons beaucoup de chosesque nous connaîtrions, si la lecture des anciensnous était plus familière. En effet, tous les vieuxauteurs ont nommé eques le cheval qui portel’homme, aussi bien que l’homme qui le monte;et ils ont employé le verbe equitare, aussi bienen parlant du cheval qu’en parlant de l'homme.Enniusdit, dans ses Annales, livre huitième :
« Enlin le cheval ( quadrupes eques ) et lesélé-« phants se précipitent avec une grande violence.»Peut-il y avoir le moindre doute qu’en cet en-droit c’est le cheval que le poète a voulu désignerpar eques, puisqu’il ajoute l’épithète quadrupes ?Je dis de plus que le mot equitare, formé d’eques,
gnoravit, in qumto librorum, quos de Vergilio fecil, bi-dentes appellari scripsit hostias, quæ per ætatein duosdentes altiores liaberenl, per quos ex minore in majorai!transcendisse constaret ætatem. Iterum quæril Avienus inbis versibus :
Frena Pelelbronii Lapitlue gyrosque dedereImposili dorso , alque equitem docuerc sub annisInsultare solo, et gressus glomerare superbos :cur Veigilius equi officinal equiti dederit? nam insultaresolo, et glomerare gressus, equi constat esse, non cqui-tis. Bene, inquit Servius, liæc lilii quæstio nata est exincuria veteris lectionis. Nam, quia seculum nostrum abEnnio et omni bibliotlieca vetere descivit, milita ignora-mus, quæ non laterenl, si velernm lectio nobis esset l'a-miliaris. Omnes enim antiqui scriplores, ni liominemequo insidentem, ita et eqntim, cum portaret homincm,equitem, vocaverunl, et equitare non homincm tantum,sed equuin quoque dixerunt. lînnius libre Annaliuin sep-timo ait ;
Denique vi magna quadrupes eques, atque clephaulil’rojiciunt sese.
Numquid dubiiim est, quin equitem in lioc loco ipsumequuin dixm it, cum addidisset epitlieton quadrupes PSic et equitare, quoi] verhum e vocabulo equitis inclina-tuni est, et liouio ulens equo, et equus sub lioiniuc gra-
s’employait, tant en parlant de l’homme qui estmonté sur le cheval, que du cheval qui marchesous lui. Et en effet, Lucilius, l’un des hommesqui ont le mieux connu la langue latine, emploieà la fois en parlant du cheval, dans le vers sui-vant, les mots currere et equitare :
« Alors nous voyons ce cheval courir, et che-« vaucher [equitare). »
Ainsi donc dans Virgile, qui eut un goût si pro-noncé pour la latinité antique, l’on doit enten-dre par l 'equitem du passage cité plus haut :
Equitem docucre sub armis ,
le cheval qui porte le cavalier.
Aviénus ajouta : Quand Virgile a dit« Lorsque ce cheval, construit de planches« d’érable, fut dressé sur ses pieds ; ••je voudrais savoir si c’est sans motif, ou avecquelque dessein, qu’il a spécifié cette qualité debois. Car, bien que la licence de la poésie permettede nommer un bois pour un autre, néanmoinsVirgile n’affecte guère ces témérités, et c’estune raison positive qui le détermine ordinaire-ment dans le choix des noms et des choses.Servius : Ce n’est pas sans raison que Virgileparle en cet endroit du sapin, ainsi que de l’éra-ble et du pin peu après; car le sapin, que frappela foudre, signifiait la mort d’une femme; eten effet, Troie périt par une femme. Quant à l’é-rable, il est consacré à la divinité de la stupeur;et l’on sait que les Troyeus, à la vue du cheval,demeurèrent stupéfaits, selon que le dit Virgile:
« Les uns demeurent stupéfaits à la vue du don* fatal delà vierge Minerve. »
Quant au pin, il est à la vérité sous la protec-tion de la mère des dieux; mais il est aussi con-sacré aux fraudes et aux embûches, parce que ses
diens, dicebatur. Lucilius manque, vir opprime linguiei.itinæ scius, equum et currcrc et equitare ilicil Imeversu :
Nempe hune currere equum nos atque equitare viilemus.lirgo et apiid Maronem, qui antiquæ litlinilulis ililigonsfuit, ita intelligenclum est,
Atque equitem docucre sub munis,id est, (locueruntequum portantein bumineminsultare solo, et gressus glomerare superbos.
Subjecit Avienus :
Cum jam trabibus eontexlus ncernisStaret equus.
Scire vellem in equi (abritai, casiinn an ex imiuslria .100genus ligni nominaverit? Nam licet unum pro quolibet li-gne ponere poeticæ licentiai sit, solet tamen Veigilius te-meritatein liccntiic non amure, sed ralionis certie vim inrerum vel nominum positionibus servare : Tuni Servius :Non sine ralione Veigilius hoc. loco abielem commémorai,item accrem et piuum paulo post : nam fulminala abiesinlerilum dominæ signifieabal; et Troja per femiuam pc-riit. Acer autem in tutola stuporis, et visu equo slupnereTrojani; ut, Pars slupet imrupUv donum «xitiule Mi-ner vie. films quidem in tutela est Matris beum. sed etfraudium et iiisidiaruin; quia ejus puma cadcntia per