Buch 
Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
Entstehung
Seite
371
JPEG-Download
 

371

LES SATURNALES, L1V. Vil.

pommes tuent en tombant à l’improviste. Or, lecheval de bois était rempli d'embûches.

Servius ayant ainsi parlé, on convint d’en-tendre parler Flavien, le lendemain, sur laseicnceque Virgile a fait briller touchant le droit au-gurai- __

LIVRE SEPTIÈME.

CHAPITRE 1.

A quelle époque du repas il convient de philosopher et,sur quelles matières.

Après l’enlèvement du premier service, etau moment où les petites coupes viennent sus-pendre l’activité du repns, Prætextatus parlaen ces termes : — Pendant qu’on prend la nour-riture, l’on est d’ordinaire silencieux; mais lesboissons provoquent la conversation. Quant ànous, nous gardons le silence le verre en main,comme si d’un repas tel que le nôtre devaientêtre bannis les entretiens sérieux et philosophi-ques.

Symmaque. - Penses-tu réellement qu’il con-vienne à la philosophie de se môler ù des fes-tins? Ne doit-elle pas plutôt, pareille à une pu-dique mère de famille, réserver ses censurespour l’intérieur de la maison, sans se compro-mettre avec Baechus, auquel le tumulte est tropfamilier; tandis que celle-ci professe une tellemodération, qu’elle n’admet point dans le calmede son sanctuaire, non-seulement la fougue desparoles, mais même celle des pensées? Prenonsexemple d’une institution étrangère, d’une cou-tume des Purthes, lesquels sont dans l’usaged’appeler à leurs festins leurs concubines, mais

fraudent interiimmt, cl hic scilicel equus plcnns insidia-rmn est. llis a Servio pcroralis, statueront in crastinoFlaviaiium atidirc, quoniam Mare in augurait jure relui-sît.

LIBER SEPTIMUS.

CAl’UÏ 1.

Quando et quiltus de rébus phllusophandum in convivio.

I’rimis menais post epulas jam remotis, el discursiimvarianlibus poculis rninutiorihiis, l’rætexlatiis : Solct, in-qnit, cibus, cum 8umilnr,tacilos etliceve, putus, loqna-ces : al uus el inter poeula silemus, tanquam dehcal se-rtis vel eliam philuso])hicis carcre traclalibus laie ranvi-vium. Fi Syminuchus ’. Lltruuiue ita sentis, Vetli, ni plii-losnpbia eonviviis intersit: et non tanquam eeusoria quai-dam et [tins nimio verecunda maler lamilius penetralibussuis eunlinealur ; net; miserai se Libéré, cui etiam tumul.tus lamiliares sunt ; cum ipsu liujus sit verecundiæ, utstrepilum non tnodu verborum, setl "C cogitatiomim qui.dem, in sarraiium suit* quielis adiniltat? rtuctal nos vol

non pas leurs épouses, pensant qu’il peut êtrepermis de produire en public les premières et deles faire intervenir dans leurs plaisirs, mais queles lois de la pudeur prescrivent de tenir lesautres cachées sous le toit domestique. Faudra-t-il que la philosophie recherche une popularitéque la rhétorique a dédaignée? En effet, l’ora-teur grec Isocrate, qui le premier soumit auxlois du nombre les mots placés jusqu’alors auhasard, prié dans un repas par les convivesde leur communiquer quelques-uns des trésorsde son éloquence, s’en excusa en ces termes :« Je n’ai pas les talents du genre qu’exigent le lieu« et la circonstance; et les talents que je possède« ne conviennent ni au lieu ni à la circonstance« actuelle. »

Eustathe. — Je pense ainsi que toi, Symma-que, que la philosophie, que tu vénères commela première des sciences, ne doit être adorée quedans son sanctuaire. Mais si, eu conséquencede cela, tu l’exiles de nos festins, il faudra enexiler aussi ses filles; je veux dire, l'honnêtetéet la modestie, aussi bien que la sobriété et lapiété : car, de ces vertus, laquelle est la moinsvénérable? Faut-il que nos réunions proscrivantleur respectable cortège, comme des mères defamille, elles ne s’ouvrent que pour les concu-bines; c’est-A-dire, pour les vices et pour lescrimes? Mais non : la philosophie, qui dans sesécoles traite avec soin des devoirs qui nous sontimposés dans les festins, ne craint pas non plusde s’y asseoir ; comme si elle ne pouvait confir-mer par la pratique ce que ses paroles ensei-gnent, ou y conserver cette retenue dont elle-même a posé les bornes pour tous les actes de la

peregrina instifulio, et disciplina a Partais pclita ; quisoient cum concubinis, non cum conjugibus, inire convi-via; tanquam bas et in vulgus produci cl lascivité quoque,illas non nisi domi abditas tueri dcccat tectum piidorem,An ego censeam prodncendain pbilosopbiam, qoo rheto-rica veuiie ars, et professio popularis erubuit? Isoeralcseniin græcus orator, qui verba prius libéra sub numérosire prirnus eoegil, cum iu convivio a sodalibus orarelur,iitaliquid in medium de cloquentiæ sua; foule proferrel,liane veniam deprecatus : Quæ præsens, iuqtiil, locus eltempus exigit, ego non calleo; quæ ego calleo, ncc locopræsenli suut apta, nec tempori. Ad bæc liustalhius :Probo, Symmaclie, proposilum Umm, quod pbilosopbiamea, quam maximam pulas, observatione veueraris, utlanlum intra siium pénétrai existimes adorandam : sed sipropler hoc a conviviis exsulabit, procul bine fuccssaulet aliimuæ ejus; bonestalem dico, et modeslium; nec mi-nus cum sobrietate pietatem. Quam enim harmn dixerimminus esse vcnerabilem? lia fit, ut ab ejusmodi cœlibusrelegatus matronanun lalium chorus libcrlatcm couvivio-rum solis concubinis, id est, vitiis ctcriminilms ,addical.Sed absit, ut philosophai, quæ in scliolis suis sollicitetractât de ofiiciis convivalibus, ipsa convivia reformidet :tanquam non possit rebus asserere, quæ solet verlris do

24 .