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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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MACROBK.

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non pas de la chaleur? car dans ce cas-ci, parlamême raison, le mouvement devrait augmenterla chaleur. — Cela est ainsi, répondit Disaire,parce que , dans l’eau et dans l’air, la chaleur nese trouve point dans les mêmes conditions ; ici,c’est la chaleur d’un corps matériel, et une ma-tière intense, lorsqu'elleesten mouvement, enva-hit de toute sa puissance la surface du corps verslequel elle est poussée; tandis que là, par suitede l’agitation, l’air devient du vent ; le mouve-ment le liquéfie et en fait du souffle. Ce souffleéloigne ce qui était autour de nous, or c’étaitde la chaleur, la chaleur étant donc éloignéepar le souffle, l’agitation extérieure doit pro-duire la sensation de la fraîcheur.

CHAPITRE IX.

Pourquoi ceux qui roulent circulairement sur eux-mêmeséprouvent un tournementde tète? comment le cerveau,qui est privé de senliment, en est cependant le régula-teur dans tous les autres riiembres; l’on indique enmême temps quelles sont les parties du corps humainprivées de sensibilité.

Ëvangelus continuant ia série des interroga-tions : A mon tour, dit-il, je donnerai de l’exer-cice à notre ami Disaire, si toutefois ses cour-tes et légères réponses peuvent satisfaire à mesinterrogations. Dis-moi, Disaire, pourquoi ceuxqui roulent en tournant circulairement sur eux-mêmes éprouvent-ils un tournement de tête etun obscurcissement de la vue, tels que , s’ilscontinuent, ils finissent par tomber, sans queleur chute soit déterminée par auctin autremouvement de leur corps ? Disaire répondit : Ilest sept mouvements que peut faire le coms : ou

llla enim corporis solidioris est; èt crassa maleries, ctiminuvetur, integra vi sua superficièm, cid admovetur, invii-dit : àer molli in vcntum solvilur, et liqiiidior se faetusagilatu, fhtns eCficilur. Po/ro et (latus illiid removet,quod circumfusmn nobis erat; (erat autem citca noscalor). ttemolo igilur perflatüm calore, restât, uladveriamsensuin frigorls piæsiét agitatus.

CÀPUt IX.

Oür se In orbem rotantes patlantur vertiginem capilis. F.tquomodo cerebruin ipsum sensus expers, sensus tamen inceleris inembrisgubernet. Ibiqueobiter, qu.e partes humanicurporis sensu careant.

Interpellât feiiangelus pergentem consultationeni : èt,fcxercebo.ihquit, Disariuni nostrum, si tamen ininutis illissiiis et i-oraiitibus responsionibùs Satisfaciet consnlenti.Die, Disait, cur qui ita se verldnt, ut srepein orbem ro-tentnr, et vertiginem capitis et obscuritalem patimmirdculoruiii : poslrChiO, si perseveraverint, ruunt, cum nul-lité alius inotus corpoiis liane ingérât necessilatein? AdLiée Disarius, Seplem, inquit, corporei motus sont : aut

il se porte en avant, ou il recule en arriéré, ou ilse détourne à droite ou à gauche, ou il est pousséen haut ou en bas , ou il tourne circulairement.De ces sept mouvements un seul, le mouvementsphérique, dont le ciel , les astres et les autreséléments éprouvent aussi l’impulsion, se rencon-tre dans les corps divins, tandis que les six pre-miers sont spécialement familiers aux êtres vi-vants de la terre. Cependant ceux-ci font quel-quefois le septième mouvement. Les six autresmouvements, à raison de leur nature directe,sont incapables de produire d’effet nuisible ; maisle septième, c’est-à-dire le mouvement sphéri-que, par suite de ses fréquentes conversions,trouble et submerge dans les humeurs de latête l'esprit, qui communique la vie au cerveau,comme au régulateur de toutes les sensations ducorps. C’est cet esprit qui, enveloppant le cer-veau, communiqueàchacun des sens son action;c’est lui qui donne la force aux nerfs et aux mus-cles. Lors doue qu’il est troublé par le mouve-ment circulaire, et que les humeurs agitées lecompriment, il souffre, et cesse ses fonctions; etde là vient que, chez celui qui tourne circulaire-ment , l’ouïe s’émousse et la vue s’obscurcit. En-fin , les nerfs et les muscles ne recevant plus au-cune énergie de l'esprit qui doit la leur commu-niquer, et dont l’action se trouve annulée, lecorps entier qu’ils soutiennent, et qui leur doitsaforce, croule, privé de son appui. Néanmoins,l’habitude, qu’on appelle ordinairement une se-conde nature, fait triompher de tous ces obsta-cles ceux qui s’exercent fréquemment au mou-vement circulaire. Car cet esprit cérébral, dontnous avons parlé plus haut, une fois accoutuméà un mouvement qui n’est plus nouveau pour lui;

enim accedit prorsum, aiit retroïsum iecedit, aut in de.x-teram lævamve divertitur, aut sursum promovetur, autdeorsum, aut orbiculatini rotatur. Èx bis seplem molibusuniis tantum in divinis corporibus invenitur : spharalemdieo, quo movetur coelum, quo sidéra, quo cetera mo-veulur elementa. Terrenis animalibus illi sex præcipuefamiliares sunt; sCd nonnunquam adhibetiir et septimus.Sed sex illi utdireeti, ita et innoxii : septimus, id est, quigyros eilicit, crebro conversu turbat, et humoiïbus capitisinvolvit spiramentum, quod animaln cerebro,quasi oninessensus corporis gubernarili, ministrat. Hoc est aulemspiramentum, quod ambiehs cerebrum, singulissensibusv im suam præstat, lioc est, quod nervis et musculis cor-poris Ibrlitudinem præbet. P.rgo vertigine turbatum, et si-mili agilàtis liimioribus oppressiirii langüescit, è't ministe-liilm suum deserit. Inde lit bis, qiii rapfantiir in gyros,liebetior audiliis, visus obscurior. Postremo nervis etmusculis niillam ab eo virtutem , quasi déficiente, su-nientibus, lotuin corpus, quod iis suslinetnr et in roburerigiliir, desertum jam fulcinientis suis, labilur in rui-na m. Sed contra hæè oinnfâconsuettidb, qiiuiti sécuudainnaturain pronuntiavit usns, ijlos juvat, iftii in lali mollisa“pe versaUtur. Sfiiraineùtniti eiiiiri cerebri, (fuod paulo