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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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LES SATURNALES, LTV. VIL

dans leur voisinage ou dans leur contact, poul-ies consommer ou pour s’cn nourrir. Le feu luiseul, par un effet de sa tendance perpétuelle às’alimenter, dévore tout ce qu’il rencontre. Con-sidère le premier âge de l’enfance, et vols quellequantité de nourriture il consomme, par l’effetde l’abondance du calorique. Vois, au contraire, lesvieillards supporter facilement l’abstinenoe, par-ce que la chaleur, que la nourriture sert à ali-menter, est chez eux presque éteinte ; tandis quel’âge intermédiaire, s’il excite par beaucoupd’exercice sa chaleur naturelle, désire la nourri-ture avec plus de vivacité. Remarquons aussi queles animaux privés de sang ne prennent aucunenourriture, à cause de l’absence de la chaleur.Si donc l’appétit contient toujours un principe dechaleur, et que le liquide soit l’aliment propre àla chaleur, il en résulte que, lorsque notre corpsse trouve privé par le jeûne des objets de sa nu-trition , la chaleur réclame spécialement le sien,lequel une fois obtenu restaure le corps entier,et lui permet d’attendre plus patiemment unenourriture solide.

Comme Disaire eut achevé de parler, Aviénusramassa sur la table son anneau, qui venait detomber du petit doigt de sa main droite; et lesassistants lui ayant demandé pourquoi il le met-tait à une autre main et à un autre doigt qu’àcelui qui est consacré à le porter, il leur montrasa main gauche enflée par suite d’une blessure.Cette circonstance fournit à Horus le sujet d’unequestion. —« Pourquoi, dit-il, Disaire (car lacon-naissance de la disposition des parties du corpsappartient à la médecine : et d’ailleurs, tu pos-sèdes cette connaissance au delà de ce qu’on exiged’un médecin), dis-moi pourquoi l’on s'est géné-

consumat, exigere, nullamqne noxam viciais vel apposi-tis sibi rébus inferre. Solus ignis alimenli perpetui deside-rio, quidquid offendit, absumsit. Inspice et primæ ætatisinfantiam, quantum cibum nimio calore conliciat : etcontra, senes cogita facile tolerare jejunium, quasi exs-tincto in ipsiscalore, qui nutrimenlis recreari solet. Sedet media ætas, si multo exercitia excitaverit slbi natura-ient calorem, animosiu's cibum appétit. Consideremus etanimalia sanguine carentia, quæ nullum cibum quærantpennria caloris. Ergo si calor semper est in appetentialiquor autem proprium caloris alimentum est; bene in no- jbis, cum ex jejunio corpori nutrimenta quæruntur, præ-cipne calor smim postulat : quo accepte, corpus omne re-creatur, et patientius exspectat cibum solidiorem.

His dictis, annulum Avicnus de mensa retulit, qui illine brevissimo dexteræ manns digito repente déciderai : |cumque a praisentibus quatreretur, cur eum aliéna 1 ma- ■nui et digito, et non ltuic gestamini deputatis potins inse-reret; ostendit manum lævant ex vulnere tumidiorem.Hinc Horo nata quæstionis occasio. Et die, inquit, Disan,(omnis cnim situs corporis pertinet ad rnedici notionem,tu vero doclrinam et ultra, quant meditina postulat, con- jsecutus es) die, inquani, « car sibi communis assensus« annulum ht digito. qui minimo vicions est, qtiem '

râlement accordé à porter les anneaux principa-lement à la main gauche, et au doigt qui est àcôté du plus petit, et qu’on appelle médicinal? »— Disaire. L’explication de cette question m’étaitvenue de chez les Égyptiens, et je doutais encoresi elle était fabuleuse ou réelle, lorsqu’avantconsulté depuis des ouvrages anatomiques, j’aidécouvert qu’effectiventent un nerf parti ducœur se prolonge jusqu’au doigt de la main gau-che qui est à côté du plus petit, et qu’il s’y ter-mine en s’enlaçant dans les autres nerfs du mê-me doigt. Voilà pourquoi les anciens voulurentque ce doigt fût entouré d’un anneau, commed'une couronne. — Horus. Ce que tu dis del’opinion des Égyptiens, Disaire, est si vrai,qu’ayant vu dans leurs temples leurs prêtres,qu’ils appellent prophètes, parcourir les simula-cres de leurs dieux pour oindre ce seul doigtd’essences odoriférantes, et leur en ayant deman-dé le motif, j’appris de leur premier pontife, quec’était à cause du nerf dont tu viens de parler, etde plus, à cause du nombre qui est signifié parce doigt; car étant plié, il désigne le nombre six,nombre entièrement plein, parfait et divin. Lepontife me démontra par plusieurs arguments lescauses qui constituent la perfection de ce nombre.Je les passe sous silence, comme étant peu appro-priés à notre conversation actuelle; mais voilàce que j’ai appris dans cette Égypte, dépositairede toutes les connaissances sacrées, sur le motifqui a fait affecter l’anneau à un doigt plutôt qu’àun autre.

Alors Cécina Albin, prenant la parole, dit :Si vous le trouvez bon, je vais vous rapporterce que je me souviens d’avoir lu sur ce même su-jets dans Atéius Capito, l’un des hommes les plus

« ctiam medicinalem vocant, et maifu præcipne sinistre« gestandiim e$se persuasit? » El Disarius : De bac ipsaquæstione sermo quidam ad nos ab Ægypto venerat, dequo dubitabam , fabulamne, an veram rationem vocarem :sed libris anatomicorum postea consnltis, verum reperi,nerviim quendam de corde natuni priersum pergere us-que ad digilum matins sinistræ minimo proximum, et illicdesinere implicatum ccteris ejusdem digiti nervis : et ideovisum veteribus, ut ille digitus annulo , tanquam corona,circumdaretur. Et Horus, Adeo, inquit, Disari, verumest, ita ut dicis, Ægyptios opinari, ut ego sacerdoles eo-rum, quosprophetasvocant, cum in templo vidissem circaDeornm simulacre, hune in singulis digilum confictisodoribus illinire, et ejus rei causas requisissem; et denervo quod jam diclum est, principe eorum narrante di-dicerim, et insuper de numéro, qui per ipsum signitica-tur. Complicatus enim senarium numerum digitus iste de-monstrat, qui omnifariam plenus, perfectus atque divi-nus est. Causasquc , cur plenus sit hic numerus, illemultis asseruit : ego nunc ut præsentibus fabulis minusaptas relinqno. Hæc sunt, quæ in Ægypto divinarumomnium disciptinarum compote, cur avinulus ltuic digitomagis inseratur, agnovi. Inter hæcCæcina Albinus, Si vo-lentibus vobiserit,'inquit, in medium profero, quæ do

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