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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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NOTES

Octavoqvm/ue an no. Solin (c. 3) dit chaque neuvièmeannée. Mais ce ne peut être qu'une erreur 4e copiste,comme le remarque avec raison Meursius .

Lepidiano tumultu. Après la mort deSylla, l'an deRome 675, le consul M. Émilius Lépidus voulut Tairecasser les actes du dictateur; mais son collègue Q. Caln-lus s’y opposa violemment, et les deux partis en vinrentaux mains. ( Cic. in Cal. ni, 10 ; Sue/, in Cœsar-, c. 3 ;Oros. Hist. , I. v, c. 22).

Qui diebus prœerant... qui.feslis prœerant- C’eraitle collège des pontifes, présidé par le souverain pontife.C’est à ce titre que Jules César et Auguste entreprirentla réforme du calendrier. (.S«et. in Cœsar., c. 40.; inAUg.,C. 31.)

Junius. On trouve un Junius (Marcus Brutus ) juris-consulte, un Junius (M. Græcclianus) historien, un Juniusou Julius Mauricianus, jurisconsulte qui vivait sous l’em-pereur Alexandre. Celui-ci avait écrit six livres ad leges,et des notes inJulianum, c’est-à-dire, à ce qu’on croit,sur les livres du Digeste de Julien- On attribue à ceJunius Mauricianus le traité De pœnis, qu’on donne ordi-nairemenlà Modestus, et dont on trouve les fragments dansla Jtirisprudenlia restituta de Wieliug(Amst., t727, 2vol. in-8°).

Tudi tanus. C. Sempronius Tudilanus fut consul avec M.Aquilius, l’an de Rome 625. Il est cité par Aulu-Gelle (J. vi, c.4). Cicéron (in Brui.) dit qu’il était ralliuéet recherché dansses discours, qu’il le fut danssa nourriture et dans toutesles habitudes de sa vie. Pline (Nat. Hist., 1. m, c. 19)nous apprend qu’il lit mettre à sa statue l’inscription devainqueur des Istriens. (Voy. ci-après Salurnal. 1. i, 16.)

Cassius. C’est probablement Cassius Ilemina, dont ilest parlé ci-après, cliap. 16.

Fulvius. Zeune pense qu’il faut lire, avec l’édit, deCologne , Flavius, qui, selon lui, pourrait être Flavius Al-dus, cité par Pline {Xat. Hist., 1. tx, c. 8).

Manius. L’édit, de Camerarius et celle de Lyon por-tent Marcius; celle de Cologne, Marcus; on doit sansdoute lire Cn. Manlius, qui fut consul durant la guerred’Étolic, l’an de Rome 563 selon Caton, ou 562 selonVarron .

Mentio intcrcalaris adscribitur. Au lieu du motmentio, qui se trouve dans le texte, Zeune propose delire mensis; ce qui changerait une mention accidentelleen une loi spéciale portée pour l’établissement du mois in-tercalaire , et gravée sur une colonne, à l’imitation du cyclede Méton , que les Athéniens firent graver cn lettres d’ordans leur place publique, d’où il a pris le nom de nom-bre d'or, usité encore aujourd’hui.

L. Pinarioet Furio.L. PinariusMamertinusetP.FuriusFusus, ou Medullinus, furent consuls l’an de Rome 282,selon la supputation de Caton.

De. inlercalandi principio salis. L’histoire et le sys-tème entier de l’intercalation se trouvent traités à fouddans l’ouvrage de Muncker : De intercalatione variarumgentium, et prœsertim Bomanorum; Lugd. Batav.,1680, in-8°).

Crup. xiv. Publicanis. Les taxes publiques étaient af-fermées à l’enchère par les censeurs ; et l’on appelait pu-blicani ou mancipes ceux qui les affermaient (Cic., Prodomo sua, to).Celte ferme faisait partiedes privilèges deschevaliers romains et leur attirait une grande considération.(Proleg. Manilia, 7; Pro Planco, 9.)

Annilente sibi M. Fiavio scriba. Les fonctions describe correspondaient à peu près à celles de nos grefliers.Chaque magistrat avait le sien. Ainsi l’on trouve scribœa:dUUH r preetorii,quœslorii, etc—Flavius ne fut pas

chargé seul du travail du calendrier résariea. P.ularque,dans la vie de César, nous apprend qu'il confia cette opéra-tion aux soins des philosophes et des mathématiciens tesplusdislinguésdeson temps; et Pline (Nat. Hist.,\. xvm,c. 57) «lit que c’est l’astronome égyptien Sosigène quimodela la dimension de l’année sur la révolution périodi-que du soleil. Au reste, cette réformation, quelque Itonneet utile qu’elle fût, eut aussi scs détracteurs. Cicéron futde ce nombre, et on nous a conservé un lion mol de lui àce sujet. Un de ses amis étant venu à dire que la Lyre (cons-tellation) se couchait le lendemain, Cicéron repartitaussitôt : Nempe ex edicto (Oui, en vertu de l’édit.). Cé-sar mit en vigueur son nouveau calendrier l’an de Rome 707, durant son troisième consulat.

Annus eonfusionis ultimus in quàdringen/os qna•draginla tresdies. Censorin (De dienat., c. 20) diffère deMacrobe de deux jours. Il pii met quatre cent quarante cinq.Suétone (in Cœsar., c. 40) dit que cette année fut dequinze mois, en quoi il est à peu près d’accord avec Ma-crobe et Censorin . Il est donc, permis de penser que c'estpar erreur qu’on trouve dans Solin le nombre cc.cxi.ni,et qu’il devait y avoir ccccxliii.

Interea magnum sol. Éneid., 1. m, v. 284.

Caloin Originibus. Un ms. portait An Originibus ora-torum.

An terminum. Scaliger , surFestus, lie ces deux motspour n’en faire qu’un seul, an terminum.

Bisexlus. L’édit, de Zeune porte Bisses twn, par deux ss.Celle dénominatiun provient de ce que, les aimées où l’onintercalait un jour complémentaire,on comptait deux foisle six d’avant les calendes de mars.

Ne deo in fera r eligio immularelur. Voir le cha-pitre précédent, où il est dit que le mois de février futconsacré aux dieux infernaux.

Tertium kalendas Mains. L’édition de Cologne etd’antres marquent te sir, re qui est sans donle nne erreur.Car puisque les florales étaient célébrées le quatre d’a-vant les calendes de mai. comme Pline nous t’apprend(Nat. Hist., 1. xvm, c. 69), on ne doit pas supposer queMacrobe , qui vient de dire que César plaça les nouveauxjours qu’il ajoutait à chaque mois, après toutes les fériésde chacun d’eux, se contredise lui-même quelques lignesplus loin.

Hitnc ordinem cereœ tabulœ... inrislone mandavlt.On verra réuni tout ce qu’on trouve dans les auteurs an-ciens sur le calendrier romain, dans VHistoire du calen-drier romain par Rlondel (Paris , 1682, in-4“; nu laHaye, 1684, iu-12); dans l'ouvrage de Foggini , intituléFastorumanni romanireliquiœ, etc. (Rome , 1779, in-fol.), où l’on trouve, avec les fragments des ouvrages deVerrius Flaccus , les divers calendriers gravés sur le mar-bre, découverts jusqu’à cette époque. Dans le dictionnairedes antiquités grecques et romaines de l’abbé Danet (Lu-tel. Paris. , 1698, ad us. Delph, in-i°,ve.rbo Calenda-rium) , on trouve,sous forme de tableaux, les trois ca-lendriers de Romnhis, de Niima,et de César. Ce dernier of-fre , en regard de chaque jour, une nomenclature complètedes rites sacrés et des circonstances astronomiques qui s’yrapportent, dressée dans une forme analogue à nos calen-driers liturgiques.

Ciiap. xv. Qun novam lunarn contigisset videri.Telle est encore aujourd hui la méthode pour compterles mois des Turcs ; telle a été celle des Arabes et Sarra-sins; telle fut même primitivement celle des Grecs,sauf qu’ils faisaient cliaque mois lunaire de trent •jours.