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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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SUR MACROBK.

Cm. tlasio Scriba. U ne Uni coufoodre Cn. FU.vius avec M. Flavius qui seconda César dans la réforma-tiou du calendrier dont jl est questiou au cliap. xiv, quiprécède. Celui dont il s’agit ici vivait vers l’àn de Itume 443.La profession qu'il exerçait le rendait incapable des cliargespubliques. 11 fut élu néanmoins édile curnle, malgré lespatriciens, qui refusèrent de lui rendre les honneurs dusà sa charge. Pour se venger d’eux, il rendit public le droitcivil et le droit religieux , dont les prêtres et les patri-ciens s’étaient réservé jusqu'alors la connaissance exclu-sive. Tite-Live rapporte qu’il fut obligé de renoncer, parserment, à l’exercice de sa profession.

Ponlifici minori. Outre le grand prêtre (summusponttfex ), >'uma avait institué quatre autres pontifes,de race patricienne ; ce qui dura ainsi jusqu’à l’au de Home454, qu’on en créa quatre autres de race plébéienne. Sylla enajouta encore sept ; ce qui porta le collège des pontifes aunombre de quinze, sur lesquels les huit anciens avaientle titre de majores, et les sept nouveaux celui de minores.Suivant quelques-uns, les majores étaient les pontifespatriciens, et les minores les pontifes plébéiens (Til.-L.iv.,iv, 4;x, G; xxil, 57).

Régi sacrificulo. Le roi des sacrifices, rex saerorum ousacrificulus , fut institué après l’expulsion de Tarquin,pour exercer les rites sacrés, jusque-là attribués aux rois.La haine de la royauté, dont cette charge retraçait l'image,n’avait pas permis qu’elle acquit une grande importance;et le titulaire était, ainsi que les autres prêtres, soumisau grand pontife (Tit.-Liv., n, 2; xl, 52).

Curiam. Les curies, prises dans le sens du lieu de leurréunion, étaient de deux classes, comme nous l’apprendVarron ( De ling. la!., I. îv) : et ubi sare.rdotes res di-vinas curarent , ut croire veteres ; et ubi senatus hu-mu nus, ut curia Uostilia. 11 y en avait quatre de la pre-mière classe, savoir : Furcnsis, Ravia, Veltensis, etVelitia. Il y en avait un plus grand nombre de la secondeclasse, telles que Pompeia, J alla, Oclavia, Saliorum, etplusieurs autres, dont Vopiscus fait mention dans la vie desGordiens .

Calabrœ nomen datumest. Ici, dit Pontanus, l’édi-tion anglaise et quelques anciennes éditions ajoutent cesmots ; et classi, quodomnis in eam populus vocare-tur, c'est-à-dire, « on a appelé cette curie ainsi (c/as-ti sis), parce qu’on y convoquait l’universalité du peuple. »On sait que Servius Tullius divisa le peuple romain ensix classes, et que les citoyens les plus riches qui compo-saient la première furent appelés classici; tandis que lescinq autres classes, outre leur dénomination particulière,étaient désignées en niasse par l’expression infra clas-sent.

Sciturosque. L’édit, de Zeune porte scripluros ; Meur-sius, le premier, a proposé de lire Scituros. Est-il pro-bable en effet, comme le remarque Gronovjus, que lesanciens paysans romains fussent assez lettrés pour met-tre par écrit les annonces des pontifes? Et, dans ce ca6,auraient-ils eu besoin d’attendre si long-temps que le3 cribc On. Flavius vint leur faire, plusieurs siècles après,une tardive révélation des fastes?

Unde et LucelitM- La glose porte Lucerium. Martia-nus Capella dit aussi que c’est par analogie qu’on appe-lait Junon , Lucina et Lucetia.

’Iôsiv. Le son de l’I, dans ce mot, indique assezqu’on prononçait le V coirtme 1 U, et qu on disait Uidus,Videre ; et Uldua pour Vidua, qu on trouve plus bas.

Regina sacrorum- Femme du roi des sacrifices, ainsique l'ajoute en cet endroit l’édition de Cologne .

Crue. XVI. Fulgurumque suscepiiones. Les Ro-

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mains honoraient la foudre, comme une divinité , et éic-vaieut des autels aux lieux où elle était tombée, t antôtils appelaient ce lieu Puteal, parce que la foudres’enfonce dans la terre(juasi in pttleo); et ils l'entou-raient d’une palissade , afin qu’on ne marchât pas dessus;parce que, dit Feslus, nefas est integi, semper fora-mine ibi aperto cœlum palet : tantét ils l’appelaientRidental, ou liidendal , parce qu’on y sacrifiait unebrebis de deux ans ( liidens ); et l'on y établissait desprêtres nommés bidentales. On disait Fulgur condi-tum, quand, sur l’emplacement du lieu où la foudreétait tombée, l'on avait bâti un autel; et Postulare ouPostulatorium, quand la foudre avertissait de la profa-nation des sacrifices ou des vieux, et qu'elle en récla-mait la réparation. On regardait les foudres obliquescomme venant de Jupiter; tandis que les Étrusques attri-buaient les foudres nocturnes, et celles qui descendaient euligne droite, à Summanus (c'est-à-dire Summus tita-nium), qu’ils honoraient plus respectueusement que Ju-piter lui-même, comme étant plus redoutable. Voyez l’i-tiscus (Lexicon antiquit. Rom., au mot Fulgur.)

Salus, Semonia, Seia, Segetia, Tutilina. Voyezsur Salus, le commencement du 20 e cliap. du piesc-nllivre.

Quant à Semonia, on lit sur des inscriptions : Semoni.Sanco. Deo. Fidio. Sacrum. Ovide nous apprend quec’étaient les noms d’un même dieu dont les Sabins avaienttransmis le culte aux Romains :

Quærebam nonas Sattcto Fidio ne re/errt-m ,

.ditt tibi, Si-mo pater; quum mihi Sonciis, ait :Cvictmquc ex islis dederis, ego munns htibebo ;

Rumina tenta fera, Sievotuere Cures :litiitc igitur veteres donarunt tede Sabini,

Inque Quirinali constituere jugu.

S 1 Augustin (de Civil. Dei, I. xvin, c. 3) pense que cedieu avait été le premier roi des Sabins. Varron et Fes-tus croient qu’il est le même qu’llercule. Voici les paro-les du premier: Pulabant hune esse Sanctim a sabinalingua, et Herculemagrœca. Voici celles du second : Filsacrificium Hercuti aut Sanco, qui scilicel idem estdeus. Tite-Live fait aussi mention du dieu Sancus. Peut-être faut-il entendre par Semonia quelqu'un de ces dieuxinférieurs appelés Semâmes, mol formé de se.mihomines.Us étaient au nombre de douze, et parmi eux l'on comptaitFaunus, les Satyres, Verlumne, Priape, Janus , Pan, Si-lène, et quelques autres divinités (Ovid., Fasl., I. vi, v.213).

Seia était une divinité champêtre qui présidait à la con-servation des blés encore enfermés daus le sein de la terre.

Segetia, ou, selon Pline, Segesta , était, comme sounom l’indique suffisamment, la déesse des moissons.

Tutilina, ou Tulelina, ou Tutulina, présidait à laconservation des fruits de la terre, après qu’ils étaientcueillis et renfermés.

Flaminica. La kmme dajlamen dialis, ou prêtre deJupiter, était revêtue du sacerdoce conjointement avec sonmari,en telle sorte que, lorsqu'elle venait à mourir, celui-ci était obligé de se démettre. Uxorem si amisit ,jlatnt-nio deccdit, dit Massurius Sabinus. Celle qui la ser-vait s’appelait Flaminia- Le nom des Jlamines est con-tracté du mot Filamines- Ils furent ainsi nommés, parcequ’il leur était interdit d’aller la tête nue; et qu’ils de-vaient être couverts d'un ornement en étoffe tissue,attaché par des cordons de fil ( âlamtne). Voir Aulu-Gelle ,x, c. 15.

PrtBconem. Ces officiers exerçaient leurs fonctions dansles temples, dans les tribunaux et daus les assemblées poli-tiques. Meursius pense qu’au lieu du mol prœconem qu’onlit dans le texte, on devrait lire prteciamjel il s’appuie sur