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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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SUR MACROBE .

Homerus (Odyss. cxiv, y. 1G2).

Stal suacuique dies. Énéid. I. x, v. 467.

Vos, o clarissima mundi. Géorg. 1. v, v. 5.

Ciup . XVII. Omnes deos referri ad soient. Dupuis,dans le 2 e t. de son Origine des cultes, s’est emparé dusystème que Macrobe va établir, depuis le commencementde ce chapitre jusqu’au chapitre 24 e inclusivement. II l’adéveloppé et complété, en le fortifiant par de nombreuxrapprochements, quelquefois ingénieux, mais plus souventsystématiques ou bizarres. (Voy. Origine de tous les cul-tes, édit. in-4°, t. u, I. ni, c. 7-17).

Plolmo, disciple d’Ammonius d’Alexandrie , naquit àLyeopolis en Égypte , l’an 205 de l’ère chrétienne. Sondisciple Porphyre a rédigé ses réponses aux questions qu’onlui adressait, et en a formé un système ; les questions sontan nombre de cinquante-quatre. Porphyrelesa divisées ensixseclions qu’il nomme cnnéades, parce que chacune con-tient neuf traités ou chapitres. Macrobe, dans son Com-mentaire sur le songe de Scipion , donne plusieurs dé-tails sur Plotin. Il lui fait partager avec Platon le sceptrede la philosophie (I. i, c. 8). Il lui atlribue les deux ou-vrages suivants : Si faciunt astra, c’est-à-dire, si lesaslresont quelque influence (ibid. I. id. c. 19); Quid ani-mal? Quidhomo? dont il donne une analyse (ibkl. I. it,c. 12).

Quo numine lœso. Énéid. 1. 1 , v. 8.

Clirysippus. Ce philosophe stoïcien naquit à Solesdans laCilicie, l’an 280 avant Jésus-Christ , et mourutl’an 207. Tons sesécrits sont perdus. Mais l’on sait qu’ilen avait composé un sur les anciennes physiologies outhéogonies, auquel se rapporte sans doute la citation deMacrobe . Aulu Celle cite de lui deux traités écrits engrec, savoir, De l’honnélelé et de la volupté (1. xiv, c. 4),et De la providence (I. vi, c. t et 2).

Speusippeus. Il était neveu de Platon , et il lui succédaà la tête de son école la première année de la 108* olym-piade, 348 ans avant J. C. Diogène Laërce le dépeintcomme un homme avare, voluptueux , vindicatif, et ra-conte qu’il se donna la mort par suite du chagrin qu’iléprouva de se voir attaqué de paralysie. On trouve undistique grec de Speusippedans les Analccla de Brunck(t. I, p. 109, édit. Lips.).

Cleanllies. Ce philosophe stoïcien naquit à Assos ,colonie grecque, dans la Troade . On ne sait pas précisé-ment en quelle année. On ignore pareillement l'époque desa mort. Mais on sait qu’il vivait vers l’an 260 avant J. C.Il avait écrit plusieurs ouvrages, dans lesquels il dévelop-pait la doctrine de son maître Cratès le cynique. Il nenous en reste que quelques fragments, entre antres unhymne à Jupiter, qui nous a été conservé par Slobée, etqu’on trouve, avec la traduction française de M. de Bou-gainville, dans les Poetœ gnomici de Brunck. L. Racine aaussi traduit eu français l'hymne à Jupiter, de Cléanlhe.

Euripides in Phaêtonte. Il ne nous reste que quel-ques fragments de la tragédie de Phaèlon. Musgravcpense (pie c’est Clymène, mère de Phaéton , qui parle dansles vers cités.

Archilochus . Ce poète grec naquit à Pa >s, Tune desCyclades, vers l’an 700 avant J. C. Son nom est très-célèbredans la satire. Il a aussi composé des hymnes qui furentcomonnés aux jeux olympiques. La poésie grecque luidut l’invention des vers ïambes et scazons. Il était encoreexcellent musicien, et contribua beaucoup au progrès de. et art, comme on peut le voir dans une dissertation deBuri Ile, insérée au tome X* des Mémoires de l’Acadé-mie des inscriptions . Tous ses ouvrages sont perdus, à''exception de quelques fragments qu’on trouve dans lesAnalecta de Brunck (t. i, p. 40, et t. ni, p. 6 et 236,UAcnone.

edit. Lips.). M- Liebel les a recueillis et publiés à part,sous ce titre : Archilochi iambographorum principisreliquice (Lipsiœ, 1812, in- 8°). Dans son introduction,l’éditeur passe en revue les diverses inventions métri-ques que les anciens attribuent à Archiloque .

S£).r]voëXvjTouç xai ’Ap-rEp.i3oëXnTou;. Voir sur Artémis la fin du 15* cliap. du présent livre, et le 16* chap. du li-vre vu* des Saturnales. Séléné , fille d’IIypérion et deRliéa, ayant appris que son beau-frère Hélion, qu’elleaimait tendrement, s’était noyé dans TÉridan, se précipitadu haut de sa demeure. Le frère et la sœur devinrent leSoleil et la Lune . Les Atlanlides, au rapport de Dindore,honorèrent depuis ce temps-là ces deux astres sous le nomd’Hélion et de Séléné . C’est en effet le nom grec du soleilet de la lune. Platon fait dériver ce dernier de <rsXa; veovxal l-rio'i (lumière ancienne et nouvelle).

Homerus Iliad., c. i, v. 51.

’AXsIjixaxs;. Ce surnom fut donné à Apollon , selon Pau-sanias (1. i, c. 3), au temps de la guerre du Pélopon-nèse , époque où la peste fut apaisée au moyen d’unoracle de Delphes. Aristophane a employé cette épithètedans sa comédie de fa Paix (v. 420). Nonnius donne cettemême épithète à Kademus (1. ni, v. 436).

Lindii. Lindus était une ville située au sud-est de Pliede Rhodes , et bâtie par Cercaplms, fils du Soleil et de Cy-dippe. Cette ville envoya en Sicile une colonie qui, aprèsavoir porté son nom, le changea dans la suite contre celuide Gela ( Strab. 14 ; Pomp. Mêla, I. u , c. 7).

Pœan. Le mot grèc raciàv signifie celui qui guérit, quiremédie ; de naûd), je fais cesser. Les hymnes orphiquesdonnent à Apollon le surnom de ïlouàv îrjïo;, et lui attri-buent des fonctions médicales. Tour à tour les plus an-ciens poètes l’ont confondu avec le Pæon d’Homère , et l’enont distingué. Voir sur les différents surnoms d’Apollon considéré comme médecin, P Histoire de la médecine deKurt Sprengel, traduite de l’allemand par A. J. L. Jour-dan (Paris , 1815-20, 9 vol. in 8"; t. I, p. 98-108);et Monuments antiques inédits, ou nouvellement ex-pliqués , par A. L. Millin (Paris , 1803, 2 vol. in-4°, t. n,C. 8. p. 90).

Tï; italav. L’édition de Cologne porte Ir; knaiàv, ce quiparait fautif à M. Zeune. Peut-être Macrobe avait-il écritli^ 17] 7tatàv. Car, dans Callimaque (Hymn . in Apoll. v.97), Apollon est invoqué eu ces termes : i7| ir; 7rotii)ov,ïct péXo; (allons, Pæan, lance le Irait). C’est par celle ac-clamation , selon le poète grec, que le peuple de Delphes invoquait Apollon comme son sauveur, en lui demandantqu’il perçât de ses flèches le serpent Python. Cléarque,dans Athénée (Lib. ult. in fin.), raconte autrementl’origine de cette exclamation. « Latone, dit-il, conduisantses enfants de Chalcide à Delphes , et voyant le serpentPython qui sortait d’une caverne pour se précipiter sureux, avertit son fils, qui se trouvait armé d’un arc, d'enfaire usage, en lui criant te nat, c’est-à-dire, âpie xai gàXXe(lance, lance, mon fils!)... Claudicn dit aussi Prœf. in En-fin. il) que l’exclamation, lo Pœan, retentit en l’honneurd’Apollon vainqueur de Python. L’io, io, des Latins est lamême chose que ITr), des Grecs. Cette exclamationfut employée dans les chants de deuil, comme on peutvoir dans Callimaque (Hymn . in Apoll. v. 21), où ildéplore la mort d’Achille ; et dans Eschyle (Suppl, v. 11 9 ).Elle le fut aussi dans les chants de joie, témoin encoreCallimaque (Hymn . in Apoll. v. 25 et 80). L’étymologiehébraïque que Scaliger a voulu donner à cette exclama-tion n’est, selon M. Zeune, qu’une subtilité grammaticale.

Apollodorus in libro quarto decimo mpi 6e âv. C’estl’ouvrage connu sous le nom de Bibliothèque d’Apollo-dore, dont il ne nous reste que trois livres.

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