NOTES
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Timolheus. Une épigramme d'Alexandre Étolien, citéepar Macrobe au 22 e cliap. du livre v e , nous apprend quece Timothée était fils de ïhersandre, habile dans la musi-que et la poésie, et qu’il vivait à l’époque de la construc-tion du temple de Diane à Éphèse .
OiXé te xai pi),a yaips. Odyss. c. xxiv, v. 401- Au lieude pâXa, les textes d’Homère portent aujourd’hui piya.
Meandrius. Meursius propose de lire Leandrius, dont ilest parlé dans Arnobe (l- vi), dans saint Clément ( Pro-trept.), et dans Diogène Laërce (1. i), qui tous trois lefont natif de Milet .
Ut ait poeta. Odyss-, c. xxiv, v. 2. Le passage d’Ho-mère, tel qu’il est cité ici par Macrobe , diffère un peu dutexte commun; mais cette différence n’apporte aucun chan-gement essentiel au sens. Voir Virgile ( Æneid . 1. iv,v. 242).
Cum ludi primo Romæ Apollini celebrarentur.On les célébrait chaque année, le 5 de juillet. Ils furentfondés l’an de Rome 544 ; Tit. Liv., 1. xxv, c. 12; xxvn, c. 23.
Carminibus Mardi valis. On appelait carmentout écrit composé d’expressions consacrées, verbacon-eepta (Tit. Liv., i, 24 et 26; m, 64; x, 38), ou carmencomposilum ( Cic. pro Murœn., 12). Ainsi cette dénomi-nation s’appliquait aux lois des xu Tables . On devait lesapprendre par cœur, comme des vers, tanquam carmenn ecessarium (Cic., De Leg. xi, 33), sans changer nitransposer aucun mot.
Communiter. Plusieurs éditions portent comiter, cequi n’offre qu’un sens peu satisfaisant.
Duodecim milita ceris. On ne commença à frapper dela monnaie d’argent, à Rome , qu’en l’an 484 (U. C.),cinq ans avant la 1" guerre punique (ou selon quelques-uns en 498). Cependant, dans l’origine, les Romains, ainsique d’autres anciens peuples (Slrab ., ni, 155), n’avaientpas même de monnaie (pccunia signata ). Ils se servaientde pièces de cuivre, sans empreinte (œs rude). De là, lemot œs est pris pour la monnaie en général. Ici, commetoujours, quand il manque, le mot as est sous-entendu :Duodecim millia (assium ), cens. L’as était l’unité depoids, et par suite l’unité de compte des Romains. L’asétait du poids d’une livre : aussi pour les sommer considé-rables on ne comptait pas les as, mais on les pesait. Lesauteurs varient un peu sur l’évaluation de l’as ou livre decuivre en francs. Tous cependant la fixent à peu prèsà sept centimes 7«, ce qui donnerait pour les 1200 livresde cuivre, consacrées aux fêtes Apollinaires, la sommed’environ 900 f. « Je n’ai évalué, dit l’abbé Barthélemy,« ni les mesures cubiques des anciens, ni les monnaies des« différents peuples de la Grèce . Sur ces sortes de matiè-« res on n’obtient souvent, à force de recherches, que le« droit d’avouer son ignorance, et je crois l’avoir acquis. »(Avertissement sur les Tables du tom. iv, édit in-4°du Voyage du Jeune Anacharsis. Au reste, ces matièresse trouvent traitées à fond dans les ouvrages de Paneton,Uomé de l’Isle, Germain Garnier , et de MM. Letronne.
Œnopides. Astronome grec, natif de file de Chio ;il virait dans le V e siècle avant J. C.
"EXixi?, l’Hélice, constellation nommée aussi la grandeOurse.Son nom estdérivé du verbe grec eIXeiv. (tourner),pnree qu’elle tourne autour du pôle. Selon les mythogra-phes, une nymphe de Diane, nommée Calisto , ayant eucommerce avec Jupiter, fut métamorphosée en ourse parla jalouse Junon ; et, en ce nouvel état, elle fut enlevéedans le ciel par Jupiter avec son fils Areas; ils formè-rent les constellations de la grande et de la petite Ourse.
il une novum. Géorg., 1. m, v. 325.
Camerienses qui sacram soli incolunl insulam Hs’agit ici évidemment des habitants de Camirus ou Camira, ville do l’île de Rhodes , laquelle était consacrée auSoleil; et par conséquent il faut lire amirenses, commeon le trouve plus bas, et non Camirienses, qui serait lenom des habitants d’une ville de l’Ombrie , dont il ne peutpoint être question ici, puisqu’il est parlé d’une île. Stra-bon, et Eusthate dans ses commentaires sur Denys d’A-lexandrie , font mention de la ville de Camiros , et don-nent à son fondateur le nom de Cameiros. Ce Camcirosétait fils d’HercuIe et d’iole, selon Homère .
Antipater Sloicus. Il était deTarse, en CSlicie, et fut dis-ciple de Diogène le Babylonien. Il eut avec Carnéade detrès-vifs démêlés. Il composa deux livres De la divina-tion , et un ouvrage sur les discussions de Cléanthe et d(Chrysippe .
Poëta scribit. Iliad., I. iv, 102.
IdemHomerus. Iliad. vit, v. 433.
Lycopolitana Thebaïdos civilas. Elle se nomme au-jourd’hui Shinl. On a dit qu’elle aurait pris son nom desloups qui forcèrent à la retraite une armée éthiopienne quiavait envahi l’Égypte. ( Diod . Sic. i. i ; Strab. xvn. )
Auxov autem solem vocari. On peut voir sur les motsXûxeioî et XoÇiaç et sur leurs composés les diverses opinionsde MM. Boissonade, Caussin et Gail, dans XExposé destravaux de la classe d’histoire et de littérature an-cienne de l’Institut, depuis le 1 er juillet 1814 jusqu’au30 juin 1815, par M. Daunou.
Ut ait Orpheus. Voir les fragments d’Orphée dans l’é-dition de Mathias Gesner (p. 372).
Apud Homerum. Iliad. 1. xxn, v. 448.
Eumdem poetam. Iliad. 1. u, v. 766.
Euripides . Phenic., v. 3. Ce qui est en prose dans letexte de Macrobe, après les citations d’Euripide et d’Em.pédocle, appartient à leur scoliaste.
Empedocles. Philosophe grec, d’Agrigente en Sicile ,vivait encore lorsque cette ville fut prise par les Carthagi-nois , l’an 403 avant J. C. Il avait écrit divers ouvrages,entre autres un poème intitulé Classica, dont Lucrèce aimité plusieurs choses. Les fragments de ses écrits ont étérecueillis deux fois, sous les titres suivants : Empe-doclis Agrigentini de vita et philosophia ejus expo-sant, carminum relliquias collegit M. Frid. Guill.Sturz (Lips ., 1805,2 vol. in-8°). Empedoclis et Par-menidis fragmenta ex codice biblïothecœ Taurinensisrestituta, ab Amedeo Peyron (Lips., 1810, in-8°). Unpoème sur la sphère, attribué à Empédocle , est considérécomme apocryphe; il a été publié par Morel.
’AxEpoEx6p.Yi;. Plus régulièrement àxeipexopi?, formé dea (privatif) xetpsiv (couper), xôpiT) (chevelure), c’est-à-dire celui dont la chevelure n’est point coupée, ou n’estpoint susceptible d’être coupée.
Aer.... obstabat œtheri. Les anciens entendaient parl’éther la partie la plus subtile et la plus élevée de 1 air,qu’ils supposaient être la région du feu. « Au commence-ment, dit Hésiode, Dieu forma l’éther; et de chaquecôté étaient le chaos et la nuit, qui couvraient tout cequi était sous l’éther. » Le même poète dit ailleurs quel’ether naquit avec le jour, du mélange de l’Érèhc et de laNuit, enfants du Chaos. Le mot éther est dérivé du verbeal6eiv (brûler). On a aussi quelquefois désigné Jupitersous ce nom. Mais personne ne nous donne une idée plusnette de ce que les anciens physiciens entendaient parle mot éther, que Macrobe lui-même, dans le 22” chap.du I er livre de son Commentaire sur le Songe de Set-pion. Voir encore les chap. 6,11 et 19 du 1. 1 , et le chap.10 du liv. u, du même commentaire