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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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SUR MACROBE .

Ædes Providentiœ, quam vapv npovoiS; «0 jiv5; ap-pellant. Minerve était surnommée’AGrivair;, mot formé de8eo; (dieu) et vôoç (esprit). L’édition de Cologne omet lemot à6r)vài.

Euripides■ JosuéBarnès, dans son édition d’Euripide ,place ces deux vers parmi ceux des hymnes. Mysgraveen fait trois anapestes, qu’on trouve, avec des variantespeu importantes pour le sens, dans l’édition de Becli, n°clxvh des fragment, incert. Toutefois Musgrave con-jecture qu’ils appartenaient à la tragédie de Pirithoüs.

Draconem confecisse. Cette étymologie repose sur ledouble sens du verbe conftcere, qui signifie généralementterminer; et, dans un sens plus spécial, tuer, c’est-à-direterminer la vie.

Inde éxvjëôXo;, et êxaxriëoXo;. Ou trouve encore le so-leil nommé lr.a.vr,êtUvr\<;(Iliad. 1. 1 , v. 75).

’ArroXXuva SiSupaïov. Ernesti ( ad Suelon. vit. Caligul. )dit qu’Apollon est surnommé Didyme, parce qu’il fut en-fanté en môme temps que Diane.

Numénio , philosophe platonicien, vivait, à ce qu’on croit,dans le 2' siècle de l’ère chrétienne. Macrobe nous ap-prend (in Somn. Scip. 1. î, c. 2) qu’il avait interprétéen public les mystères d’Éleusis , ce qui fut considérécomme un sacrilège. 11 avait écrit un traité Du Dissen-timent entre les académiciens sur Platon , dont Eu-sèbe nous a conservé un fragment.

Hierapolitaniqui sunt genlisAssyriorum. Hiérapolis était située près de l’Euphrate, et consacrée à Junon l’Assyriennc, dont on y célébrait les mystères ( Plat. 1.v,c. 15).

Calalho. Le calalhus était un ornement de tète, faiten forme de vase ou de panier, et l’un des attributs spé-ciaux de Proserpine . Dans les usages ordinaires de la vie,ce panier servait chez les Grecs à cueillir des fleurs; et lafille de Cérès en portait un, lorsqu’elle fut enlevée par Pin-ton. Ce panier, fait ordinairement de jonc ou de boisléger, servait aussi aux ouvrières pour y mettre leur laine,et il était alors spécialement consacré à Minerve, inven-trice des arls de l’aiguille. Pline compare le calathus àla fleur de Iis, dont les leuilles vont en s’évasant à me-sure qu’elles s’élargissent. On peut croire aussi que c’étaitdes corbeilles de ce genre que portaient les canéphoresaux fêtes de Minerve. On trouve la figure du calathus,avec une dissertation sur cet ornement de tête, par Ézéch.Spanhem, dans l’édition de Callimaquedela collection desVariorum ( Utrecht, 1697, 2 vol. in-8°, Hymn . in Ce-rcrem , v. i ).

Porphyrius. Naquit à Tyr , l’an 233 de J. C. Il s’appe-lait originairement Malchus , nom que son premier maîtreLongin traduisit par Porphyrios en grec, c’est-à-dire enlatin purpuratus (Malk , en syriaque, veut dire roi).Il alla ensuite étudier à Rome sous Plotin , et embrassa,comme lui, le néoplatonisme, dont il devint un des chefs.Il mourut l’an 304 de J. C., après avoir violemment com-batlu les chrétiens, dans un écrit que nous ne connais-sons que par la réfutation des Pères de l’Église . Il composaencore plusieurs autres ouvrages qui sont parvenus jus-qu’à nous, les uns imprimés, les autres manuscrits, etdont on trouve la nomenclature dans tous les dictiouuai-res biographiques.

Minervamesse virtutem solis quce... prudentiam sub-minislrat. Arnobe dit la même chose que Porphyre , etil ajoute que d’autres prétendent que Minerve est la vertudu soleil qui produit la mémoire, et que c’est de là qu’estformé le nom Minerva , quasi Meminerva.

Chap. XVIII. Libéré Pâtre. Ce surnom de Liberavait été donné à Bacchus , ou parce qu’il avait procuré la

liberté aux villes de Béotie, ou par allusion à l’effet quele vin produit sur l’esprit. Les médailles consulaires de lafamille Cassia représentent Liber et Libéra. Varron citépar saint Augustin (De civit. Del 1. vu, c. 21 ), dit quec’étaient deux divinités qui présidaient aux diverses se-mences, età celles des animaux comme à celles des végé-taux. Leur fête était célébrée à Rome le 17 mars. Voirle chap. 4 du présent livre, et le chap. 12 du i" livredu Commentaire sttr le Songe de Scipion.

Theologumena. Traditions théologiques sur les dieux.

Ligyreos. C’était une peuplade qui habitait entre leCaucase et le Phase. La ressemblance du nom a fait penserqu’ils pouvaient être originaires de la Ligurie ( Dionys.Hat. l.i, 10 ; Strab. 1. îv ).

Apud Clarium, aqua potata. Claros était une villed’Ionie, où Apollon avait un temple. Un grand nombred’auteurs de l’antiquité ont parlé de l’oracle de Claros.Nous nous bornerons à citer ici un passage de Tacite (Annal . 1. n, c. 54) : ■> U n’y a point là (à Claros),« comme à Delphes , une femme, mais un pontife pris« dans certaines familles, et qui est presque toujours de« Milel. Après qu’on lui a appris le nom et le nombre desa consultants, il descend dans une caverne. y boit de l’eau« d’une fontaine qui y est cachée, et en revient pour ren-« dre ses réponses en vers, quoique le plus souvent il« ignore l’art d’en composer, et qu’il soit même illettré. »

Hyacinthia. On célébrait ces fêtes auprès du tombeaud’Hyacinthe , chaque année, au mois appelé hécatom-béon. Elles duraient trois jours. Pendant les deux pre-miers, ou pleurait, on mangeait sans couronne, et l’on nechantait point d’hymnes après le repas; mais le troisièmeétait consacré à de joyeux festins, à des cavalcades et àdiverses réjouissances. Voir Pausanias (I. ni, c. 19),Ovide (Métam.l. x, v. 18). Juvénal nomme ces fêtes hya-cinlhos ; Perse et saint Jérôme (1. i, advers. Jovinian.Hyacinihina.

Euripides . Cas deux vers se trouvent dans les Grenouilles d’Aristophane (acl. v, sc. i, v. 1242), où, avectrois mots de plus, ils forment trois vers d’une mesuredifférente. Ils sont placés dans la bouche d’Euripide , quiles adresse à Denys. Le scoliaste d’Aristophane nous ap-prend qu’ils faisaient partie dn prologue de la tragédied’Hypsipyle, dont nous n’avons plus que des fragments.

Lycimnio. Il ne nous reste que des fragments de latragédie d’Euripide qui portait ce titre. Lycimnius, filsd’Électryou et frère d’Alcmène , se trouva, fort jeune en-core, à un combat où tous ses frères périrent. Il fut tuédans sa vieillesse par un Tlépolème, fils d’Hercule . Lemeurtrier fut banni d’Argos, en punition de ce crime. Onvoyait dans cette ville le tombeau de Lycinmius.

Kaêaïo;, 4 pàvvtç. Au lien de xaëaîoi;, Meursius lit xaiPœxxoî. Kaëaïoç, en latin cabasus, signifie insatiable denourriture, mot dérivé de cabus, mesure de froment(Pollux, Onomasticon.l. vi,c. 8. Scgm. 44). Josh. Barnès(ad Euripid . Bacch. 408) lit :62a6aîoç.Anlieu de pâvn;qu’il trouve trop général, Gronovius propose de lire Mâ-octpiç, d’après un passage d’Étienne de Byzance , qui ditque ce surnom fut donné à Bacchus chez les Carions, etqu’il est formé de Ma, , nom de sa nourrice, et d’Ares, ledieu de la guerre, parce que Ma persuada à Junon queson nourrisson était nu fils de Mars. Gronovius proposeencore de bouleverser entièrement le vers, en le rétablissantde cette façon, d’après un passage de Proclus :

à xuMeùç ’AnoXXiov, ô ’Hpixaxaïo;, à MJjviç.

« O boiteux Apollon ! 6 grand mangeur! ô dieu de la prudence.» Je crois que ce vers a échappé aux soins des diverséditeurs d’Eschyle ; dn moins je ne l’ai pas trouvé dans le»