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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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SUR MACROBK.

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Poêla, lliad. l.xv, v. 605.

fJomcrus. Odyss. I. vu, v. 36.

’Apyiv. Les manuscrits portent LeuxJv, ce quiest exactquant au sens, mais dont on ne saurait former le nomd’Argus. Gronovius a proposé àpyov, quej’ai adopté. Cettecorrection m’a paru indispensable; elle est parfaitementexacte et quant au sens et quant à l’orthographe.

Tetraehordum. Ce mot désigne tout instrument àquaire cordes. Dans un sens plus précis, on entendaitdans la musique ancienne, par tétracliorde, un ordre ou sys-tème particulier de sons résultant de quatre cordes diffé-remment ordonnées, selon le genre et l’espèce. Ce systèmea été remplacé par celui de l’octave.

Cuvr. XX. Salus. Déesse de la santé, fille d’Escu-lape, et la même qu’Hygie. Elle eut à Rome plusieurstemples et un collège de pontifes. On la représentait sousla ligure d’une jeune personne assise sur un trône, cou-ronnée d’herbes médicinales, tenant une patère de la maindroite et un serpent de la gauche. Près d’elle était un au-tel autour duquel un serpent formait un cercle, de manièreque sa tète se relevât au-dessus.

Nuncupatus àno toü SÉpxeiv. Lestes écrit Spaxeïv.Maerobe emploie constamment dans ce chapitre l’expres-sion draco, qui désigne le serpent mythologique. Noustraduisons alternativement dragon, ou serpent, suivantl’habitude traditionnelle. On supposait aux dragons ouserpents une vue très-perçante; c’est pourquoi on les di-sait préposés à la garde des trésors.

Quœ sint quœfuerint (Géorg. 1. iv, v. 393), traduc-tion de Delille.

Tôt-rc ôvtoc. lliad. c. 1 , v. 70.

Ncc exislimes, Alcmena apud Thebas Bœotias na-tum solum, tel primum Herndem nuncupalitm.On sait en effet qu’Hercule s’appelait d’abord Héraclide ;et l’on trouve dans les oracles Pylhiens celui en vertu du-quel il dut changer de nom. Quant au nombre d’individusqui ont porté le nom d'Ilercule, il serait difficile de le fixeravec quelque précision. Varrort en compte jusqu’à qua-rante-trois. Cicéron (de Plat. Deor. 1. tu, c. 16) n’encompte que six; mais il n’y comprend point l’Herculegaulois. Arrien et Diodorede Sicile réduisent ce nombreà trois. En effet, on peut compter trois principaux Hercu-les; savoir, l’Égyptien, le Crétois et le Grec. C’est ce der-nier qui est réputé lils de Jupiter et d’Alcmène, femmed’Amphytrion.

Deus Hercules.... apud Tyron colilur. Sanelionia-ton, faisant la généalogie des dieux de Phénicie, n’oubliepas Hercule , qu’il dit être fils de Démaron, et surnomméMelcarthus : ce qui signifie roi de la ville, selon Ile-sychius. Mais Cicéron (De Mat. Deor. 1. m, c. 16) lefait fils de Jupiter et d’Astérie, sœur de Latone. Josèphe ,dans ses Antiquités judaïques, nous a conservé un frag-ment de Ménandre d’Éphèsc, dans lequel cet auteur, par-lant d’Hiram, roi de Tyr , qui fournit du bois à Salomonpour la construction du temple de Jérusalem , assure qu’ilbàlit aussi dans la ville de nouveaux temples à Hercule et à Astarlé, après avoir fait démolir les anciens. Voy. Q.-Curce (I. iv, c. 2).

Gaditani. Habitants de Gadès, Gadis, ou Gadira,Ile de la mer Atlantique, située sur les côtes d’Espagne , àvingt-cinq milles des colonnes d’Hercule. Elle porta, pen-dant quelque temps, les noms de Tarlesse et d’Érythie;et c’est aujourd’hui Cadix . Elle était la résidence de Gé-ryon, qui fut tué par Hercule . Ce dieu y avait un templecélèbre.

Tricipitis animantis. Pontanus pense que cet animalest le dieu Anubis .

Nicocrconte Cypriorum rege. Il vivait du tempsd’Alexandre. Le trait le plus connu de sa vie est d’avoirfait piler dans un mortier le philosophe Anaxarque .

Chap. XXI. Altis. Attis , Atys ou Atlys,eslee ber-ger de Phrygie qui fut aimé de Cybèle , et changé en pin.Lucien (de Dea Syr.) parle d’une statue d’Atys placéeparmi celles de Bendis, Anubis , Milhras, qui tousétaient adorés comme emblèmes du soleil.

Horus. On écrit souvent Orus. Quelquefois on l’ap-pelle Orus-Apollo, parce que les Grecs pensaient que cedieu des Égyptiens était le même qu’Apoumi. Gu a ditaussi qu’Horusest le même que l’Harpocrate des Grecs. Ilétait fils d’Osiris et d’Isis . C’est une des principales divi-nités de la mythologie égyptienne. Voir Plutarque (deIsid. et Osir.), et Hérodote (I. n, c. 144).

Veneris Architidis. C’était le nom qu’on donnait àVénus adorée sur le mont Liban. Scaliger , dans ses notessur Varron , prétend qu’on doit lire Dercitidis, commeétant formé par corruption du nom syriaque adardaga.Maerobe, à la fin du chap. 23 du présent livre , parle de lamême divinité sous le nom à’Adargatis. Justin (1. xxxvi,c. 2) l’appelle Arathis. Jacques Bongars , son commen-tateur, veut qu’on lise Athara, pour Athargatis, déessedes Syriens. Athénée la nomme Gatis; et Vossius , aprèsl’avoir nommée Alergatis, prétend que ce nom signifieprivation de poisson, parce que ceux qui honoraient cettedéesse s’abstenaient de manger de ces animaux. Mais Sel*den (Synlagmala de diis Syriis, n, c. 3, Amsterd., 1680,in-8°) écarte toutes ces opinions. » Ce n’est,dit-il, ni Der-« cetis, ni Adargidis, ni Atergalis, qui était honorée sur« le mont Liban , mais Vénus Apnacitis, qui tirait ce nom« du lieu où s’exerçait son culte. » Or Aphaca, dit Zozime(Hist. novœ. 1. 1 ), où est un temple de Vénus Aphacilidis,est situé entre Héliopolis et Byblos.

Aer gui vehit terrain. Celte opinion des anciensest manifestée par plusieurs auteurs, entre autres par Lu-crèce (1. n) et surtout par Pline (Hist. Mal. 1. n, c. 5).« La terre , dit-il, est tenue en suspension au milieu de« l’espace par la force de l’air, combinée avec celle de« l’eau. »

Hilaria. Ces fêtes se célébraient aussi à Rome etdans la Grèce, en l’honneur de Cybèle et de Pan. Ellesduraient plusieurs jours, pendant lesquels toulecérémnnielugubre était interdite. On promenait par la ville la statuede Cybèle , et l’on faisait porter devant elle ce qu’on avaitde plus précieux. Pendant ces fêtes, chacun s’habillait àson gré, et il était permis de prendre les marques de telledignité qu’on voulait; ce qui leur donnait un air d’affi-nité avec les Saturnales.

Cum Isis Osirim luget. On peut voir dans Plutarque (de Isid. et Osir.) l’histoire de la fin tragique d’Osiris , as-sassiné par son beau-frère Typhon , ainsi que les détails dela douleur et de la piété conjugale d’Isis . Les Égyptienscélébraient la mémoire de ce deuil à l’époque où leseaux du Nil commençaient à s’élever, ce qui faisaitdiiequele fleuve s’enflait des larmes d’Isis.

Solern Jovis oculum appellal anliguitas. Charphi-lidc dit : tî f,).io; ' oùpâvio; èç0à).|zo; (Qu’est-ce que lesoleil? l’œil du ciel); et l’on trouve dans Hésiode : mmetîSùv Aïo; èp0a7p.6î (le Dieu dont l’œil voit toutes choses.Voir Laur. Pignorius (Mensa Isiaca, Ainsi., 1G69, in-4°).On y lit qu’Eusèbe, Diodore et Plutarque ont donné àOsiris l’épithète de multioculus.

Id animal (leo) videtur ex natura solis subslan-tiam ducere. Voir Éiien (De animal. I. xn, c. 7.)

Hammonem.... Libyes... arietenis cornibus fingunt.Hammon est représenté avec des cornes, à pou prèscomme on en a donné à Moïse , parce qu’on disait corni-