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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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cari, pour radian ou coruscare. Bacchus, selon quel-ques mythograpties, et, selon d’autres, Hercule , près demourir de soif dans les déserts de l’Afrique , Implora le se-cours de Jupiter, qui lui apparut sous la forme d’un bélieret lui indiqua une source. Le béros ou le dieu éleva encet endroit un temple à Jupiter Aminon, qui est celui-làmême dontl’oracle devintsi fameux par lasuite. Mais depuisque, pour flatter Alexandre, il l’eut proclamé filsdeJupi-ter, la réputation de cet oracle alla toujours baissant, tel-lement qu’il n’en conservait plus aucune du temps de Plu-tarque . Quelques auteurs ont prétendu qu’Ammon est lenom du berger Libyen qui éleva le temple de Jupiter. Hé-rodote est de tous les auteurs celui dont le r écit paraît leplus fabuleux. Jupiter, selon lui, ne voulait pas se mon-trer à Hercule qui brûlaitdu désir de le voir. Cependant,vaincu par ses instances, il coupa la tête à un bélier, l’é-corcha ; et s’étant couvert de cette peau, il se fit voir àHercule en cet équipage.

Neton. ‘Macrobe nous a déjà appris, au commencementdu 19 e chap.du présentlivre, que Nétonétait le nom (pie lesAccitains donnaient à Mars. Mais ici on n’a introduit Nétondans le texte qu’en adoptant un changement de H. Éstienne ;car le manuscrit et les anciennes éditions portent généra-lement Nécys. Pourtant, Camerarius et Stoërius attestentavoir lu quelque part Néton. Dans le passage du présentchapitre, plusieurs manuscrits et l’édition de Venise ( 1500)portent Neriton. Celle d’Ascensius, d'Arnold de Wesel,et de Camerarius, portent Netiron; et Selden affirmeavoir vu en cet endroit, à la marge d’un très-ancien ma-nuscrit, Neuton. Il propose déliré Mnevls, nom d’untaureau consacré au Soleil, dans la ville d’Héliopolis. Cetteopinion a été adoptée par Grotius {ad Exod.), et par Gro-novius, sur cèt endroit des Saturnales.

In oppido Hermunlhis. C’était une ville de la hauteÉgypte, d’où l’on croit que Jupiter a pris le surnom d ’Her-honlhile. Slrabon (I. xvn) raconte la même chose queMacrobe; mais il écrit, ainsi que Ptolémée (1. îv, c. 5),"EppovOii;. Étienne de Byzance (de urbib.) écrit "Epp.wvOiç.Aussi écrit-on communément en français , d’après l’auto-rité des géographes grecs, Hermonthis. L’édition de Co-logne porte Herminthi.

Pacin. L’édition de Cologne porte. Bacchim; Élien{De animalib. 1. xn, c. 11) dit les mêmes choses du tau-reau sacré, connu sous le nom d’Omphis. Ce qui faitpenser à Dupuis qu’il est le même que le taureau Bac-cliis.

Obliquus qua se signorum. Géorg. 1. 1 , v. 239.

Ciiap. XXII. Inuus. Ce nom a été donné à Pan, àcause de sa lubricité. 11 dérive de inire.

Homerus . Iliad. 1. xi, v. 2.

Chap. XXIIt. Homerus . Iliad. 1. i, v. 423. Voyezsur ce passage le chap. 10 du livre il du Commentairesur le songe de Scipion.

0E6)peto8ai. L’édition de Cologne porte Osuoerfai(courir). Cette leçon parait plus juste, car elle est l’expli-cation naturelle de la phrase qui précède; outre que 0sovne peut se former de Oewpeïcêai, qu’en faisant violenceau mot, dont le dérivé naturel serait bien plutôt Oeaipo;.

’E<moc. C’est le nom grec de Yesta, la divinité du feu.Il signifie aussi le foyer, le lieu où l’on plaçait les dieuxPénates.

Possidonius. —Philosophe stoïcien, natif d’Apaméeen Syrie , et cependant connu sous le nom de Possidoniusde Rhodes , parce qu’il professa la philosophie dans cetteville, où il vit Cicéron et Pompée au nombre de ses audi-teurs. Il s’établit depuis à Rome , où il mourut versl’an 702 de cette ville, âgé de 84 ans II mesura la circon-

férence de la terre et la hauteur de l’atmosphère, et soup-çonna que le (lux et le reflux de la mer était un effet dumouvement de la lune. Ses ouvrages sont perdus : maison en a recueilli quelques fragments épars dans divers au-teurs anciens, et ils ont été publiés sous ce titre : Possido-nii Rhodii reliquiœ doctrinœ, collegit atque illustravitG- Bake, 1810. *

’Aitô tou Satopivou. — Au lieu de Seopivo; et Saiopévoç,Zeune propose de lire deux fois Saiopivoç, parce que leverbe Satu, Saiopai, a les deux significations brûler etdiviser.

Euripides . Frag. incert. clxxix, edit. Beck.

Alibi dicatur. Hésiod . ’Epy. v. 265.

Et alibi. Iliad. I. ni, v. 277.

Oppido Ægypti, quod et ipsum Heliopolis appellatur. Ce passage indique deux villes du nom d’Héliopolis : l’une située en Égypte, et l’autre en Assyrie . En effet,Étienne de Byzance (de Urbibus ) en distingue plusieurs.Pline (I. v, c. 22) en place une en Syrie , qu’on croit com-munément avoir été située non loin de la ville moderne deBalbeck : c’est de celle-là vraisemblablement que Macrolreveut parler. Au reste, Corinthe, et d’autres villes en Thrace et en Sardaigne , portèrent le même nom (ville du Soleil).Quant à l’Héliopolis des Égyptiens, Diodore de Sicile (1. i)racontequ’ils l’appelaientaussi Diospolis la grande, tandisque les Grecs lui donnaient le nom de Thèbes . CependantHérodote (I. il) distingue clairement Thèbes , d’Iléliopolis.

Deleboris. L’édit, de Cologne porte Delebois.

Par/emelis. Dans l’édition île Cologne on lit Par-métis. Ne faudrait-il pas, dit Zeune, lire Pathmetespuisque Pomponius Mêla (1. i, c. 9) donne à une ville d’É-gypte le nom de Palhmeticum?

Apud Anthim promoveri simulacra Fortunarum.( Cic. de Divinat. i). Martial, qui les appelle sœurs, ditqu’elles prononcent leurs oracles sur le bord de la mer. Onles appelait aussi Geminœ. L’une était celle des bons,l’autre celle des funestes événements (Antiquité expli-quée, 1. 1 ).

Vifem centurialem. A l’imitation de la cité, l’arméeromaine était divisée en centuries, dont le chef, nommécenturion, portait pour marque distinctive une branche desarment : vitis ccnturialis.

Vitis argumento casits futuri tempus. Trajan mourut à Sélinunte , dans l’automne de l’an 117 de l’èrechrétienne. « Cette réponse allégorique de l’oracle d’Hélio-« polis était si générale, ditFonlenelle ( Histoire des Ora-« clés), qu’elle ne pouvait manquer d’être vraie. Car laa vigne rompue convenait à tous les cas où l’on pouvait se« trouver; et sans doute que les os de l’empereur rappor-« tés à Rome , sur quoi on fit tomber l’explication de l’o-« racle, étaient la seule chose à quoi l’oracle n’avait pasn pensé. » Les auteurs de la Bibliothèque du magné-tisme (xi e cahier, mai 1818, p. 173) rapprochent le faitraconté par Macrobe de plusieurs autres autorités, parlesquelles ils prétendent ramener au magnétisme unefoule de faits racontés par les auteurs anciens.

Adad. Scaliger le père dit aussi que, dans l’anciennelangue des Perses, Adad était le nom du Soleil. J. Ræ-vard ( Variar. I- ni, c. to), dissertant sur le nom d’Hélio-gabale, cite une ancienne médaille portant cette inscrip-tion : Sacerdos. Dei. Solis. Elagab : ce qui fait soupçon-ner à Guid. Laurius qu’il faut lire en cet endroit de .Ma-crobe Agab, au lieu à’Adad. l’ontanus ajoute que, d'a-près l’avis de savants orientalistes, puisque le nom du dieudont parle Macrobe signifie solus ou unions, il faudraitplutôt lire Ahad, ou Elhad, ou mieux encore Badad.Voir Selden (Syntagmat. de diis Syriis, 1. i, c. 6). Au

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