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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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NOTES

Cicéron aurait dit à son gendre : « Marche donc en hom-« me; » et à sa fille : « Marche donc en femme. » Ou bienencore, sans troubler l’ordre actuel du texte, de lire am-bulas, au lieu de ambula : « Tu marches comme une« femme. » — « Tu marches comme un homme. »

Fecissem simile factum. Le jeu de mots, qui n’a pupasser dans la traduction, consiste dans ceux-ci : fccis-sem... factum. — L’omoptote (ép-oio; itircrav, tomberpareillement) est une figure de mois qui consiste b ter-miner une phrase par des cas ou des consonnanees semblablés. Toutes les anecdotes qu’on lit dans ce chapitre ontété traduites en français dans le Ciceroniana, ou Recueildes bons mots et apophtliegmes de Cicéron (par MM.Breghot et Péricaud, Lyon , 1812, in-8°).

Chap. IV. Lucius gravis tragœdiarum scriptor.Torrentius l’appelle d’après lesmédaillesL. [tics. Rycquius(I. j, ep. 27) dit avoir vu au Vatican un manuscrit oùil est appelé L. Gravius. Pontanus pense que ce Luciusn’est autre que Lucius Varius. Voy. ci-après 1. vi, c. i.

In spongiam incubuit. On se servait d’une épongepour effacer ce qu’on avait écrit avec le crayon; on don-nait aussi une éponge aux gladiateurs avant le combat,pour étancher le sang de leurs plaies. 11 arrivait quelque-fois qu’ils avalaient celte éponge pour mourir, plutôt qued’aller se battre. C’est à ces deux usages que fait allusionl’expression in spongiam incubuit. V. Suéton. , in Oc-tal >. 85.

Putas te assem elephanlo date? Suétone (in Au-gust. 33) raconte la même anecdote; mais il dit stipem,au lieu de assem. Slipes était lapins petite monnaie desRomains, la douzième partie de l’as de cuivre; mais l’unet l’autre mot sont employés souvent, dans un sens géné-rique, pour désigner une petite pièce de monnaie, lsaacCasaubon explique au moyen d’un passage d’ÉIien ( Hist.animal.), et d’un autre de Galien, pourquoi l’on offraitun as ou un stips à l’éléphant; c’était afin qu’en allon-geant la trompe pour saisir la pièce, celle-ci présentât unaccès facile à celui qui devait monter dessus.

Congiarium. On nommait ainsi les distributions pu-bliques d’argent, d’huile ou de vin, que les empereurs,les magistrats ou les principaux citoyens faisaient aupeuple. Ce nom vient de ce que le vase où elles étaientcontenues, ou plutôt la mesure de la capacité de ce vase,s’appelait congius. Cette capacité était un demi-pied cube.Congiarium est employé dans un sens général.

l'ellem Cassius et meum forum accusasset, sous-entendu : ut absolveretur. Le jeu de mots n’existe quedans le latin ; il consiste en ce que le verbe absolvere si-gnilie également acquitter un accusé et achever un ou-vrage.

Hoc est vere monûmenlum patris colere. Ce jeu demots est absolument intraduisible, parce qu’il repose surla signification du verbe colere, qui signifie cultiver dansle sens propie, et honorer dans le sens figuré. Érasme croit qu’Auguste a dit memoriam, au lieu de monumen-tum. — L’auteur du Ménagiana attribue ce mot à Ci-céron .

Pueros... intra bimatum. Voltaire prétend, maissans alléguer aucune preuve, que les mots : pueros, quosinfra bimatum (Herodes ) jussit interfici, ne sont pasdans les anciens manuscrits ( Philosophie générale, t.xxxv, p. 2G5, édit, de Kelh ).

Melhis est Herodis porcum esse quam filium. Cepassage , comme nous l’avons dit dans la notice sur Ma-crohe, a donné lieu !i de grandes controverses. Outre laquestion desavoir siMacrobe était chrétien, et si, selonune habitude qui lui est familière, il n’a pas copié le trait

dans saint Mathieu (c. u, v. 16), il s’en est élevé uneseconde, savoir, de quel (ils d’Hérode il s’agit en cet en-droit; si c’est d’Antipater ou de quelque autre. Au reste,Scaliger (ad Euseb.) remarque qn’Auguste avait bienmauvaise grâce à tenir un pareil propos, lui qui ratifia lessentences de mort qu’Hérode prononça contre scs troisfils. Voyez sur ce passage Hug. Grotii opéra (heologica,Lond., 1679,4vol. in-fol (t. u,voI. i, ad Math, lococit.)

— Demonstratio Evangelica P. D. Huetii , Amst., 1780,

2 vol. in-8° (Proposit . 9, ad cap. 15, p. 711-12), Romœ ,.1588-93, 12 vol. in-fol. ad ann. i, cap. 50. — Noldu Hist.Idumœa (p. 65 et seqq.).

Epistola ad Mæcenatem. II serait difficile de don-ner une explication complètement satisfaisante d'une lettreoù Auguste s’est plu à entasser à dessein des niaiseries.

— Vale, mel gentium, melcule. Casaubon lit met gem-meum, leçon qui n’est pas sans probabilité, d’après lecontenu du reste de la lettre. Quelques manuscrits don-nent metuelle, mot inconnu et expression affectée, sansêtre absurde ; Pontanus, mi tenelle. Turnèbe (Advers.et comment.) propose de lire mel gentium Meduliœ, ouVelulonice. L’une était une ville du Latium , l’autre del’Étrurie . Simon Bosio propose de lire, mel centinum etVeïens. C’est par dérision qu’Auguste parle de l’ivoireà’Élrurie, où l’on n’en trouvait pas plus que despertesdans le Tibre, ou du laser à Aretium (Arezzo ), etc. 11donne à Mécène les dénominations de diverses pierresprécieuses qui eussent été en eflet très-merveilleuses,puisqu’elles n’ont jamais existé, parce qu’il connaissaitson goût pour ces objets, sur lesquels Mécène avait com-posé différents traités. — Le laser est une substanceproduite par un arbre appelé en latin sirpus, et en grecoîAçiov, qu’on recueillait dans la Cyrénaïque , provinced'Afrique (Plin. Hist. Aat. 1. xix, c. 3), à une certaineépoque de l’année. Elle découle de l’arhuste qui la pro-duit, sous la forme d’une malière grasse, qu’on employaiten cuisine et en médecine. On l’appela d’abord lac sirpi,d’où l’on a formé laser (Solin., c. 27). — Le bérylle e tune pierre précieuse de l’Inde. Pline (1. xxxvu, r. 5) enénumère les diverses espèces. — L’émeraude des Cilniens.On trouve dans l'Itinéraire d’Antonin un lieu que lesmanuscrits désignent, alternativement sous les noms deCilniana, Cilmana, Ciluana et Silviaca.il était situédans la Bélique, entre Gadès et Calpé . La carte de d’An-ville le marque sur le bord de la mer, dans le pays desBalustes, au sud de Munda. Penthagatus pense qu’il fautlire Ciliniorum, venant de Cilinius, surnom de Mé-cène. Brusonius ( Facelt. 1. iv, c. 6) veut qu’on lise Cillo-num smaragda, émeraude des débauchés. — AprèsCarbunculum, Casaubon lit Italice, et Simon Bosio,Tolumnii.

Solario. C’était une plateforme découverte, situéeau plus haut des maisons. Les anciens y prenaient quelque-fois leur repas, ou y faisaient leur promenade. Cette cons-truction s’appelait aussi heliocaminus, lieu chauffé parle soleil (Plaute , Mil., act. n, sc. 4, v. 25).

Nomenclalori suo. C’était une espèce de secrétaireambulant, que les hommes puissants de Rome amenaientà leur suite. Il leur était surtout d’un grand usage àl’époque des élections, où, entre au 1res fonctions, il avaitcelles de suggérer à voix basse, à sou patron, les nomsdes personnes qu’il rencontrait, afin que celui-ci pût lessaluer en les appelant par leur nom, ce qui était considérécomme une grande civilité. On écrit aussi nomcnculalor(Martial. 1. x, épigr. 30). On le trouve ainsi sur desinscriptions.

Cui Cœsar. Quintilien (vi, 3) attribue ce mot à Ci-céron .