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céron (ad A/tic. I. vu, ep. 33); voyez aussi Paul. Léo-purilus (Emendat. cl Miscellan. I. m, c. 17), el Sigonius ( l'asti consulares, sub ann. 700 el 708).
Aurrixov Platonis. Ce distique de Plalon a été traduitpar Fontenelle , dans ses Dialogues des morts :
Lorsqn’Agathis, par un baiser de flamme,
Consent à me payer des maux que j’ai sentis,
Sur mes lèvres soudain je sens venir mon âme,
Qui veut passer sur cellesd’Agatlds.
Au reste, tout ce morceau est pris d’Aulu-Gelle (1. xix,c. Il), avec de légères additions.
Venustatem on brevitatcm. Le texte de H. Eslienneporte vctustatem. Il semble qu’on doive préférer celuides éditions de Camerarins, de Stoer et d’Arnold deWesel, qui donne vemtslatem; car il n’y a rien, dans lapièce citée, qui sente l’anciennelé, à l’exception, tout auplus, du nominatif iliner.
Chap. III. Ædituus , ou Ædilumnus. On appelait ainsiceux qui étaient chargés de prendre soin des temples etde ce qu’ils contenaient ( Gell . I. xu, c. 6). Leurs fonctionscorrespondaient à peu près à celles des sacristains de noséglises. Ædituus a été employé dans les auteurs ecclé-siastiques pour désigner les clercs de l'ordre des portiers.Tacite (Ifisl. iv) les appelle internnncii, et les Grecs lesavaient nommés hiérophantes, mot qu’ont employé enlatin Pétrone et saint Jérôme. Une femme remplissait desfonctions analogues dans les temples des divinités femel-les, el s’appelaient Æditua. Voyez ci-après 1. ni, chap. 10Damasippum. Damasippe était le surnom de la famille Licinia. Deux Damasippe furent contemporains deCicéron . C’est un de ceux-là qu’Horace met en scène,dans la 3* satire du 1. il.
liene œlatemfert. Porter bien son âge, signifie : pa-raître plus jeune qu’on ne l’est. D’Ablancourt a donc faitun contre-sens, lorsqu'il a rapporté le mot de Cicéron ences termes : « Il disait d’un bon vin vieux, qu’il portaitbien son âge » (Apophthegmes des anciens, p. 487). Athé-née (1. xu) rapporte un mot à peu près semblable d’unecourtisane grecque nommée Glycère.
Lentulum. P. Cornélius Lentulus Dolabella em-brassa le parti de César, fut successivement consul et gou-vt rneur de Syrie . Déclaré ennemi public pour avoir faitassassiner Trébonius , l’un des meurtriers de César, il futassiégé dans Laodicée par Cassius, el, se voyant sans espoirde salut, il se tua à l’âge de 27 ans.
Quis generum meum ad gladium alligavit? LouisXIV a dit à un de ses courtisans : Qui vous amis sous cechapeau?
Ciceroni fralri. Il fut successivement préteur, gouver-neur des provinces d’Asie , puis lieutenant de César, qu’ilsuivit dans son expédition aux Iles IJritonuiques, et lieute-nant de son frère en Cilicie . Compris dans les proscriptionsdu triumvirat, il fut assassiné à Rome , ainsi que son fils,par les émissaires d’Antoine. Il est auteur du livre de Peti-tione consulatus , inséré dans les œuvres de son frère Tul-lius. Il avait traduit ou imité du grec plusieurs tragédies;mais elles ne nous sont point parvenues. Ou n’a de lui que18 vers dans le Corpuspoetarum, deMaitlaire.
Lu consulatu Vatinii. Sigonius (Fasti consulares,tnr.. 7 c fil pense que ce mot a dû étredit contre llévilius,(voyez plus bas, et ci-dessus chap. u ) plutôt que contreVatinius. Cependant, on voit dans Diou Cassius (1. xlii,in fin.), que Vatinius et son collègue Calérinus n’exercèrent ie consulat que vers la fin de l’an de Rome 705.Ce personnage a pris une part considérable aux agitationspolitiques de l’époque.
Aofobt>vtoi est Caninius consul. AoyoOstoprjToç com-posé de Xoyo;, parole, et de Oeûpnvo;, visible;' PaulLéopard us (Emendat. 1. m, c. 17) pense qu’il font lireôXivcopnTétoç, ce qui pourrait signifier, consul de peud’importance et de peu de durée. Mais Jos. Castalion( Observât . decad. I. x, c- 10) repousse cette conjecture.Certains manuscrits portent Revilus, au lieu de lievi-lius.
Minime scro vent. Une partie du bon mot, qu’il a étéimpossible de rendre en français , consiste dans l’opposi-tion de l’expression venisse sero, (qui signifie égalementêtre venu tard, et être venu à l’heure du souper,) avec laréponse, nihil hicparatum video. .
Cum socero luo. Il faut se souvenir que Pompée avaitépousé Julie, fille de César.
Annula aureo honoralus. C’était une des marquesdistinctives des chevaliers romains. César, en le remettantà Labérius au moment oà il descendait du théâtre, leréintégrait par là même dans l’ordre d’où il avait dérogéen montant sur la scène. On disait annulo aureo donari,pour inter équités legi.
In qualuordecim ad spectandum. Les chevaliersavaient une place séparée aux spectacles publics, d’aprèsla loi de Roscius Otto, tribun du peuple (ann. urb. 681 ; Dio.xxxvi, 23; Juvenal . m, 159; siv, 324), qui portait queles chevaliers auraient leurs places sur xiv rangs (in xivgradibus), près de l'orchestre où se plaçait le sénat; cequi donna lieu à l’expression sedere in qualuordecim,pour désigner la qualité de chevalier.
Prætereunti Laberio et sedile quœrenti. Il y a iciune sorte d’incohérence, car Labérius allait siéger aurang des chevaliers, qui était distinct de celui des séna-teurs, où Cicéron siégeait. C’est Bayle qui en fait la re-marque (Dicl. hist. t. ni, p. 580. édit, de 1734. art. La-bérius). Voir sur Labérius, ci-après, chap. 7 du présentlivre, et liv. vu, chap. 3.
Cujus numerum Cœsar supra fias auxerat. Lenombre des sénateurs était resté fixé à trois cents, depuisTarquin l’Ancien jusqu’à Sy lia. Ce dictateur l’augmenta,à ce qu’il parait, jusqu'à 400 (Cic. adAltic. t, 14). Il s’élevaà neuf cents sous la dictature de César, et plus tard jusqu’à1000. Auguste réduisit ce nombre à 600. (Dion Cassius , 1.xliii, c. 47, et Suétone , in August. 35.)
Qui soles duabus sellis sedere. Andr. Scholt. ( Ci-cero a calumniis vindicatus, c. 4) justifie Cicéron dureproche de versatilité. Cette opinion a été aussi défenduepar la Harpe (Cours de littérature, t. m, p. 189 etsuiv.), et par Marmontel (Principes d’éloquence).
Pompeis difficile est. Pour l’inlelligence de cetteréponse, il faut se rappeler que les Romains instituaientdans leurs colonies un collège de décurions, afin d’y rem-plir des fonctions analogues à celles des sénateurs à Rome .L’édilion de Cologne porte : Romce si jus habebit, au lieude si vis. Il faudrait traduire alors : ■■ S’il obtient d’êtresénateur à Rome , il sera difficile de le faire nommer déçu-lion à Pompeium. »
Idibus Martiis me ad cœnam invitasses. César futtué le jour des ides de mars (le 15), l’an 44 avant J. C.
Cice.ro de Pisone genero. Tullie, fille de Cicéron ,fut mariée trois fois : la première fois à C. Piso l-'nigi,durant l’exil de Cicéron ; la seconde fois à Furius Ciassi-pes, et enfin à P. Lentulus Dolabella, qu’elle épousa pen-dant que Cicéron était proconsul en Cilicie . Elle mouruten lui donnant un fils.
Ambula tanquam femme. Pontanus propose detransposer, de manière à faire dire au gendre ce que letexle adresse à la fille, el réciproquement. En sorte que