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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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NOTES

favoriser le parti républicain, il fut nommé consul avecBrulus, mais il ne tarda pas à se jeter dans celui de Cé-sar. Dans la suite, après avoir été longtemps attaché àAntoine, et, comme l’on voit, d’une manière assez intime,il l’abandonna à Actium , pour passer du côté d’Octave. Cefut sur sa proposition que te sénat décerna à son nouveaumaitre le litre d’Auguste , et il fut récompensé de ce ser-vice par la dignité de censeur (Plut, in Anton.).

Margarita centies sestertium... evaluisset. 1,937,500fr. Suétone raconte une folie pareille de Caligula , quil’exécuta plus en grand, dans un repas où il lit servir auxconvives des pains et des mets dorés. On peut voir, surcette décomposition de la pierre précieuse dans le vinai-gre, Y Ouvrage historique et chimique, où l’on exa-mine s’il est certain que Cléopâtre ait dissous sur-le-champ ta perle qu’elle avala dans un.festin, etc. (parJausin. Paris , 1749, in-8 u ), et les observations de Dreuxdu Radier sur ce livre, dans le Journal de Verdun(août 1749, p. 83-87).

Chap. XIV. De nucum generibus. Voir Pline , Hist.Nat., 1. xv, c. 22.

Atlrectans manu nuces. La plupart des noix et despommes dont Servius va parler se trouvaient sur latable; et il les désigne du doigt, ou les prend dans lamain.

Gavius Bassus . Des manuscrits portent Caius, etd’autres Gabius.Noy. ci-dessus liv. i, ch. 9, note GaviusBassus.

Cloatius Verus, in libro a Græcis tractorum. Cloa-tius est encore cité par Mac robe dans ce même chap.et au chap. 16 du liv. m, pour un ouvrage intitulé Or-dinatorum Grœcorttm (des mots grecs réguliers). Scrivé-rius a proposé de lire : Originalionnm Grœcarum.Fabricius {Bibl. lat., ni, p. 190 ,edit. Ernest.) lit inor-dinatorum grœcorum ( des mots grecs irréguliers). VoirAulu-Gelle , 1. xvi, c. 12.

Juglans. Poinsinel de Sivry, traducteur de Pline , pré-tend que ju est une épithète cello-scythe (t. v, p. 356,note 1 ).

Kâpiu, é xal 8iè; pàXavoç. Voy. Théophraste . (Hist.Plantai', m, 4). Le texte de l’édition de ThéophrastedeBodée(Ams/erd., 1644, in-f J .) n’a point le pronom relatifféminin -#j. Cependant dans la version latine de Théo-dore Gaza , qcd accompagne le texte, 8iàç piXavoç est rendupar nux juglans. A ce sujet, Bodée consacre une longuenote ( p. 172) à démontrer que, dans Théophraste ,le noyer xctpOa est distinct du Sioç (liXavo;, qui, selonBodée, n’est autre que le châtaignier. 11 s’appuie encorede l’autorité des Géoponiques (x, 63), et de Diosco-ride ( i, 145), lequel affirme en outre que c’est la noix ordi-naire que les Grecs appellent basilique, et non le gland deJupiter. Les tables de l’édition de Stackhouse (Oxon., 1803,2 vol. in-!2) traduisent aussi Siè; (hxiavo; par châtai-gnier. Cette opinion parait généralement adoptée. Et eneffet, la châtaigne a, plus que la noix, les formes extérieuresdu gland.

Vcrgilius. Géor., 1. ii, v. 299.

I-ogistorico. Recueils de paroles remarquables.

Narvium. Cn. Nævius était natif de la Campanie , etdonna ses premières pièces à Rome , vers l’an de cetteville 519. Eusèbe , dans sa Chronique, dit qu’il fut exiléà Utique, et qu’il y mourut l’an de Rome 550, 204 ansavant J. C. Macrobe cite son poème de Bello punico(ci-après, chap. 15), poème dont Cicéron a parlé avecestime (De clar. Oral., 29 ). il ne formait qu’un seul corpssans division ; mais il fut coupé depuis en sept livrespar un grammairien nommé Caius Octavins Lampadio

(Suelon., De grammall. c. 2). Il ne nous en reste quequelques fragments, ainsi que d’un autre poème intituléItias Cypria; cité par le grammairien Charisius Priscus, etd’un Erotopœgnion, cité par Nonnius. Ce poème estpeut-être le même que le précédent, lequel est attribuépar Aulu-Gelle à un certain Lævius. Macrobe cite unecomédie de Nævius intitulée Le cheval troyen (ci-aprèsI. vi, c. I). On trouve le catalogue de ses pièces de théâtredans la Bibliothèque latine (t. m, p. 263, édit. Ernest).

Jnanem bulbam madidam. Scrivérius avait noté sai-son exemplaire de Macrobe , vutvam, au lieu de bulbam(oignon) ; mais il ne faut admettre les corrections conjec-turales que dans le cas d’une évidente nécessité. Or elleest loin de se rencontrer ici : toutefois les deux épithètess'appliquent parfaitement à vutvam: madidam exprimela manière dont la vulve devait être accommodée. Martialen donne la recette :

Et madidum ihynni de sale sumen crit.

( Lib. X, Epigr.iS.)

Inanem, parce que les anciens regardaient comme unmets très-délicat la matrice de l’animal qui venait demettre bas. Yulva ejeclo parlu melior,primi parce suisoplima ( Plin., Hist. Nat., 1. 11, c. 37).

Vergilius . — Églog. 11, v. 37.

Oppiusin libro... De si lues tribus arboribüs. — Op-pius Cares est cité par Suétone dans la vie de César (c.3), dont il fut l’ami. On lui attribua même, à cette épo-que, le livre des Cun.mentaires qui traitent des guerresd’Alexandrie, d’Afrique et d’Espagne . Il avait encoreécrit : De vitaetrebus prioris Africain (Putsch. , 119;4. — A. Gell., I. vu, c. I); De vita Cassii (Putsch. ,119. 43). On a proposé de lire Opilius, nom d’un gram-mairien cité par Suétone (De clar. G).

Thasia. La noix hasienne est une espèce d’amande(Geopon., x, 57). Tnasos, aujourd'hui Tasso, est une pe-tite ile de la mer Égée, située sur la côte de Thrace ,entre l’embouchure du Nestus et celle du Strymon. Cettefie a porté plusieurs autres noms. Celui qui lui est restélui vintdeThasus, lilsd’Agénor, qui s’y établit, après avoirinutilement cherché sa sœur Europe. Voir PomponiusMêla (n, 7), Pausanias (v, 25), Hérodote (11, 4).

Atla, in Supplicatione. Il paraît que, dans le pas-sage cité par Macrobe , Atta prescrivait la nature des of-frandes qu’on présentait aux dieux dans la cérémoniede la supplication, ou actions de grâces après la victoire.Atta fut un écrivain distingué du siècle d’Auguste , dontle surnom indique qu’il était contrefait et estropié desjambes. Il mourut la troisième année de lacLXXiv” olym-piade (ni avant J. C.). Festus le surnomme Caius et Quin-tius. 11 est cité par plusieurs auteurs, comme ayantécrit de ces comédies qu’on appelait togalœ. On a le ti-tre de plusieurs, et même des fragments qu’on trouveréunis dans le Corpus poetarum de Maillaire (vol. 11,p. 1520).

Plautus in Calceolo. Le vers cité par Macrobe est le seul du Calceolus qui soit parvenu jusqu’à nous.

Suevius. Macrobe cite encore d’autres fois cet écrivaindans ce même chapitre, et dans les chap. 1 et 5 du liv.vi des Saturnales, mais sans donner sur lui aucun détail.Il fut contemporain d’Ennius . On trouve, dans les au-teurs, des noms à peu près semblables : Sævius, dansSuétone ( de clar. Gramm. 5), Suecius dans les Gram-mairiens de Putsch (80, 15).

Morelum. 11 nous reste, sous ce titre, une pièce devers qu’on a attribuée à Virgile . Le Morelum était uneespèce de gâteau où il entrait divers ingrédients, desherbes, du lait, du fromage, de la farine, du vin, etcC’est peut-être ce qui a entraîné l’éditeur de Cologne oa