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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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SUR MACROBE .

le copiste du manuscrit dont il s’est servi, à lire : inedu-lio quod inscribilur Moretum.

In libro Favorini. C’est le nom d’un des interlocu-teurs des Nuits attiques d’Aulu-Gelle . Un autre Favorin fitpasser la loi somptuaire Licinia (Gell., 1. xv, c. 8 ). Enfin ,la existé un Favorin d’Arles , eunuque et philosophe, quivécut à Rome sous les empereurs Trajan et Adrien, etdont il ne nous est rien parvenu.

Terentince a tereno. Mou, en grec xipriv.

Molle tarentum (Horat., Sermon., 1. n, 4, v. 34). Pline donne le nom de terenlina à une qualité de pommes.

Plautus in Cistellaria. Cette citation ne présenteaucun sens, et n’a rien d’analogue à ce qui précède, si cen’est la mention de la noix de pin. Gronovius regardecomme vraisemblable qu’elle aura été ajoutée par quelquecopiste ignorant, d’autant mieux que le vers cité ne setrouve point dans la Cistellaire de Plaute, mais dans leCurculion du même poète {Act. î, sc. i, v. 55).

Chap. XV. Sunt autem généra malorum. — Ameri-num, annenium, ou armeniacum (malurn), abricot,pomme d’Arménie . Les anciens ont classé l’abricot, tan-tôt parmi les pommes, tantôt parmi les prunes, parcequ’il tient des unes par sa cbair, et des autres par sonnoyau. — Coccymelum, ou, selon l’édition de Cologne ,covimellium. Forcellini dit que c’est une espèce de pruneprécoce. — Condilivum. Vairon (de B. fl., 1. 1 ,c. 59) etCaton (de B. B., c. 6 ) parlent de cette pomme. Son nomdésigne un fruit propre à être mangé cuit et apprêté. —’E 7 ri|i.v.iç, la pomme de Mélos . Mélos était une des îlesCyclades, située au nord de la Crète , et au midi de l’IledeCimole. Elle est encore anjourd’liui florissante, sous lenom de Milo.— Mustum, ainsi nommée à cause de lapromptitude avec laquelle elle mûrit. On appela dans lasuite ces pommes mclimela (Cal., de B. B-, c. 7; Varr.,de B. B., 1. 1 , c. 59). Ce sont celles que produisent lespommiers nains.— Mattiana. Elle a pris son nom d’uncertain Maltius qui parait être ce C. Mattius, ami d’Au-guste , qui appartenait à l’ordre équestre, et qui imagina,le premier, de tailler les bosquets (Plin., 1. xn, c. 2). Ilest cité par Columelle (xu, 4 ) parmi les culinographes.Apieius (iv, 3) fait mention d’un Mattianum Minu-tai, dans la composition duquel entre la pomme mat-tiane.— Orbicutala. l'ommes ainsi nommées, à causede leur forme ronde. Pline (I. xv, c. 14), Columelle etVai ron les comptent parmi les plus estimées. Palladius (inFebruar. , lit. 25) dit qu’elles se conservent facilementune année entière. Celse les regarde comme très-conve-nables à l'estomac. Pline (loc. cit.) soutient qu’elles pro-viennent de l’Épire, se fondant sur ce que les Grecs lesappellent épirotiqnes. — Ogratianum, ou ogranum.Ce nom, qui ne se trouve point dans le dictionnaire deForcellini , parait être une altération du nom latin de lagrenade (grana(um). — Pannuceum . ainsi nommée àcause des rides que contracte sa peau (Plin., 1. xv,c. 14).— Punicum; la pomme punique. On traduit ordinaire-ment grenade. — Quirianum. Caton (c. 7) et Varron (1,49) en font mention. Pline la nomme Quiriniana. —Prosivum. Je n’ai trouvé ce mot nulle part. — Scandia-neum, et, selon Columelle (v. 10), Scandianum. Ainsinommée d’un certain Scandius, selon Pline (loc. cit.), el,selon d’autres, de Scandia, Ile de l’Océan septentrional.—Strulhium. C’est une espèce de coing, mais tardif, etplus odorant que le coing ordinaire ( Plin., 1. xv, c. u).Columelle fait cette pomme originaire de Cydon, aujour-d'hui la Canéc, ville de Crète. L’édition de Cologne donnestrutium. — Scanliamim. Elle est mentionnée par Ca-ton (de B- B., c. 59 ), q U i jj; qu’un nommé Scantius, quila cultiva le premier, lui donna son nom. D autres pen-

XIACIIOBK.

sent qu’elle a pris son nom, ainsi que la vigne scantia,de la forêt de même nom qui se trouvait en Campanie , etqui appartenait au peuple romain. — Verianum. Je nel’ai trouvée mentionnée nulle part. Elle pourrait avoirpris son nom de quelque individu nommé Verianus.

Felicismali, quo non prœstanlius ullum. Géorg., 1.u, v. 127. Les manuscrits et les éditions de Virgile por-tent preesentius, c’est-à-dire, pomme dont le goût estplus longtemps présent à la bouche que celui d’aucuneautre ; et cette leçon est voulue impérieusement par le sensdu vers qui précède.

Ooov 8 ’ ôitô xa76v ô8»8ïi. Odyss., 1. v, v. 60. Onlit aujourd’hui 0uou v’ àvà vnaov Ô8w8ei : « la thye embau-mait l'Ile.entière. » La tliye est un arbre odoriférant, etMacrobe se trompe en le confondant avec le citronnier.

Eïp.ava 8’ àpjjtéoasa OuûScx xai (T:vv).Q£vTa. Odyss .,1. v, v. 264. On lit aujourd’hui xai àoôoaoa (lavés).

Pira... sic eorum vocabula describit .— Anicianum.L’édition de Cologne porte antianum. Caton, Columelle et Pline comptent celte poire au nombre des plus esti-mées— Cucurbitivum. L’édition de Cologne porte eu-curbitinum. Varron et Pline en font mention. — Je n'aitrouvé nulle part cirritum et ccrvisca. — Cruslumi-num, ou crustuminium. Servies ( in Georg., 1 u, v.88 ) dit que celte poire est rouge d’un côté; Columelle ,qu’elle est très-agréable à manger; Pline , très-salubrelorsqu’elle est cuite. Festus fait dériver son nom de Cru-stuminum, ville d’Étrurie ; tandis que d'autres le fontdériver de Crustumerium, ville des Sabius. — Deci-mana. C’est ainsi qu’on lira, si l’on veut faire dériver lenom de cette poire de sa grosseur ; ou decimiana, si l’onveut, avec Pline (1. xv, c. 15), le faire dériver du nompropre Vecimus .— Grœculum, autrement petite poiregrecque, c'est-à-dire delà Grande Grèce; car Columelle la nommeTarentine. Pline en fait mention (1. xv, c. 14).— Lollianum. On trouve le nom de Lollius dans Tacite (Annal., 1. 1 ,10), Velléius Paterculus (n, 97), et Suétone .(in Aug., c. 23 ) parlent d’un M. Lollius qui fut légat enGermanie sous Auguste , et qui y éprouva une défaite. —Laureum. Ainsi nommée, parce qu’elle participe du par-fum du laurier (Plin., I. xv, c. i) — Lateresianum.On lit dans Columelle (v. to) laleritana, ou ta/eri-tiana; et dans Pline ( loc. cit. ) laterina . — Milesium ,ou Milesianum; — Murteum, on Mits/cum. Voyez cedernier nom dans la nomenclature des pommes. — Nœ-vianum : ainsi nommée, ou de quelque Natvius, ou d’unbois qui portait ce nom et qui le donna à la porte N'œvia,par laquelle on s’y rendait ( Varr., de ling. lai-, I. iv,c. 34; — Fest. ii, 11). Son nom pourrait dériver aussi denævus (tache), dont on aurait formé nœvianum (poiretachetée ). Celse la dit très molle, ainsi que le cruslumi-num, cité plus haut. — Prcecianum. Il y avait sur lescôtes de l’Adriatique une plage qui portait ce nom. Elleétait située entre Aquilée et Tergeste, là où est aujour-d’hui Castelduino; Pline (I. xiy, c. 6) et plusieursautres auteurs eu ont vanté les vins. Signinum. Si-gnio était une colonie romaine, dans le pays des Vols-ques. Celse (n , 24 , et iv, 19) parle de ses poires. — Ful-lianum. L’édition de Cologne porte Pullianum. Colu-melle (v, 10) et Pline disent Turranianum. Varron (inproem. B. B., I- n, ad fin.) lait mention d’uu Turra-nianus Nigrus. — Timosum. Meursius lit Cimosum.—Volemum : selon Servius (in Æneid., m), ces poires sontainsi nommées à cause de leur grosseur, et parce qu’ellesremplissent la paume de la main (volam). Servius ajoute( in Georg., n, 88 ) que ce mot dérive du gaulois . Le P.Hardouin traduit, bergamote. — Mespilhm, et selonl’édition de Cologne , mespilium sérum. — Sementivum

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