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NOTES
tulle, qui lui adressa quelques-unes de ses épigrammes. Ils’essaya avec succès dans la carrière de l’éloquence et danscelle de la poésie. Il écrivit sous le titre de Themata Ver-gilii un commentaire de Virgile , qui se trouve quelque-fois cité dans celui de Servies. Maltaire a recueilli lesfragments de ses poésies ; Corpus poetar., vol. u, p. 1524).Servies cite de lui une tragédie d’Io (ad. Ecl. vi, v. 47).Le sujet de quelques-uns de ses discours se trouve indi-qué dans les grammairiens de la collection de Putsch ,savoir : ad Amicos; ad C. Cœsarem ; in Vatinium; adUxorem.
AcppoSîvov (au neutre). Cette expression équivaut àHermaphrodite, ce qui est d’accord avec l’assertion deThéophraste , lequel assure que l’on adore Vénus en cettequalité près d’Amathuse, dans l’He de Cypre. Voir sur l’o-rigine du mot ’AçpoScn], le chap. 8. du liv. î des Satur-nales.
Lcevinus. Meursius propose de lire Lavinus (P.), dontAulu Celle (1. xx, c. 11) cite un traité De verbis sordi-dis. Le même auteur parle encore d’un poète nommé Læ-vins, dont il cite les ouvrages suivants : Alcestes (1. xix,c. 7), Erotopœgnia (1. n, c. 24), Protesilaodamia (1.c. xu, 10).
Kocliluca. Surnom donné à la lune, qui brille durant lanuit. Jean de Salisbury écrit (Polycralicus, n, 17) noc-tïcula. Pontanus propose,d’après Douza, nocticola, dimi-nutif de nuit. Noctituca, ou nocticuta , est encore le nomlatin du ver luisant. Nous ajouterons au témoignage deLævinus celui d’Ælius Spartianus (in Caracall.), lequelnous apprend que les Parthes faisaient de la lune le dieuLumts. Il est question, dans XAntiquité expliquée deBannier, d’un dieu sSoctulius , qui n’est connu que parune inscription trouvée en Bresse avec sa statue.
Philochorus . Trois historiens delà même époque, Dé-mon, Isteret Philoclmre, ont composé une histoire d’Athè-nes sous le nom d’Arûi;. Celle de Philochore s'étendait de-puis l’origine de la ville jusqu’au temps d’Antiochus Théos(201 ans avant J.-C). On croit qu’il périt vers l’an 220avant J. C., victime d’Antigone, ou, selon Vossius (declar. Hisi.), d’Antiochus , parce qu’il favorisait les inté-rêts de Ptolémée, roi d’Égypte . Il composa quelques autresouvrages, dont il reste de faibles fragments. Ils ont été re-cueillis sous ce litre : Philochori Athen. librorumfrag-menta, A. C. G. Lenzio, cum animadversionibus G.Siebelis ; Lipsiæ , 1811, in-8°.
Decidit exanimis, vitamque. Énéid. , 1. v, v. 517.
Matrisque vocavit nomine. Énéid. , 1. xi, v. 542.
Tuscos Camillum appellare Mercurium. Lorsqu’ondonnait ce surnom à Mercure, ou le considérait comme lequatrième dieu Cabire , ou au moins comme le ministre deces dieux. Les P.omains, selon Vai ron, ont emprunté ce titrede la religion des Samolhraces. Varron dit aussi qu’onappelait Camillus celui qui portait la corbeille de noces.
Pacuvius. M. Pacuvius, neveu du poète Ennius , naquitàBrindes, et se distingua également comme peintre etcomme poète. Il composa des satires et des tragédies, etmourut à Tarente dans la quatre-vingt-dixième année deson âge (131 ans avant J. C.). On trouve dans les auteursles litres de dix-neuf de ses tragédies, dont il nous restequatre cent trente-sept vers, sans liaison. On les retrouvedans le Corpus poetarum de Maitlaire (vol n, p. 1479-83).Macrobe cite de Pacuvius la tragédie intitulée Paulus ( Sa-turnal., I. vi, c. 5).
ilos erat, inquit, lirsperin. Énéid , I. vu, v. 601. La cou-tume dont parle Virgile eu cet endroit était celle «l’ouvriret de fermer le temple de Janus dans les temps de guerreet de paix. On en a vu l'origine ci-dessus (1. i, c. 9). Elle
fut instituée parXmnâ Pompilius ; mais Virgile , pour ren-dre cet usage plhs respectable, le fait remonter par unelicence poétique au temps que les Latins commencèrentd’habiter l’Ilespérie.
Julius Festus, de verborum significalionibus, librotertio decimo. — Probablement qu’il faut lire Pom-peius Festus. Le passage que Macrobe attribue au livretreizième se trouve au livre onzième de la division établiepar Aide Manuce. Dans l’ouvrage de Festus, Meursius avaitproposé de lire aussi libro undecimo.
Morem ritusque sacrorum. Énéid. , 1. xu, v. 836.
Chap. IX. Excessere omnes adytis. Énéid . I. u, v.351.
Urbis latinum nomen ignotum. — Le nom mysté-rieux de la ville de Rome est demeuré couvert d’un voile.Les uns ont prétendu que ce nom inconnu de Rome étaitcelui de Flora, ou Florens, ou Florentin, ou, selon Fran-çois Philelphe , l’équivalent grec àvOoùua. D’autres se pro-noncent pour 'Piapm, eu latin Valentia (Solin ., Polyhis-tor., c. 2). Ange Politien dit que ce nom était Amaryllis.M. Mitnter, évêque de Copenhague , dans une dissertation :De occulto urbis Romœ nomine ad locum Apocalypseos,xvu, 5 ( llafniæ, 1811, iii-4” de 21 p.), après avoir rejetéles noms ci-dessus proposés, se décide pour celui de Satur-nia, qu’il soutient par plusieurs considérations pleines desagacité, et qu’il appuie du témoignage d'une médaille deson cabinet, offrant d’un cêté un bouclier d’une formeinusitée, que M. Münter conjecture représenter un de ceuxqui tombèrent du ciel, comme gages de la grandeur futuredes Romains, et de l’autre une table carrée, où est ins-crite la lettre S, d’un caractère ancien. M. Münter consi-dère la table comme étant l’iconographie de la premièreenceinte de murs tracée par Romulus , et la lettre S, commel’initiale du nom Saturnia. Toutefois le savant évêque deCopenhague reconnaît lui-même que sa conjecture gagne-rait beaucoup à être appuyée d’un monument d’un carac-tère plus antique.
Furii vetuslissimo libro. Macrobe cite plusieurs fois,dans le livre sixième des Saturnales , les Annales en versde Furies. Il a parlé d’Antias au livre premier : celui-ciparaît être le même que Furius Antias cité par Aulu-Gelle .« G. J. Vossius , dit la Biographie universelle (xvi, 194),Olaiis Borrichius, Michel Foscarini, et d’antres savants,faisant à Furius Bibaculus l’application d’un passage deMacrobe, qui regarde sans doute Furius Antias , lui ontattribué mal à propos une imitation de Virgile , rédigéesous la forme d 'Annales , et que nous présumons avoir étécomposée de centons. »
si. decs. si. oea. est. L’abbé Bannier (Mythologie expli-quée, t. 1 er , p. 298), et Voltaire (Mélanges historiques.— Pyrrhonisme de l’Histoire, t. xxvn, p. 32 de l’édit,de Kelh ), ont donné une traduction libre de ces deux for-mules. M. de Chateaubriand ( Itinéraire de Paris à Jé-rusalem , t. vi, p. 152, édit, de 1812 , in-8°), a aussi traduitla seconde formule. On ne peut considérer ces traductionsque comme des imitations. J’ai pensé qu un morceaud’antiquité si curieux devait être traduit le plus littérale-ment possible, vu surtout que, dans une formule, il estessentiel de conserver les termes sacramentels. On trouvedans Thucydide (Hist. u, 74) une formule d’un genre unpeu analogue, qu’Archidamus, roi de Lacédémone , pro-nonça contre Platée, avant d’en commencer le siège. Tou-tefois M. Münter ne voyant dans le passage de Thucydide qu’une prière adressée aux dieux de Platée, poui qu’ilsveuillent permettre qu’on châtie les Plaléens, pense quecette circonstance n’a rien de commun avec l’évocation,qu’il regarde comme une cérémonie propre au rit étrus-que, d’où elle fut adoptée par les Romains. (Cf. Turneb.,
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