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DE EA LANGUE LATINE.
de pœnire (punir), ou de ce que la peine suit ledélit [post peccalutn). Prenum (prix d’unechose), de peritus, parce que le prix d’une chosene peut être justement déterminé que par desgens à ce connaissants. — 178. Merces (prix d’untravail ou d’une œuvre), de mereri (mériter).Manupretium (prix delà main-d’œuvre), demanus et de pretium. Corollarium (ce qui estpayé en sus), de corolla, petite couronne qu’ondonne sur la scène aux acteurs qui ont bienjoué. Prœda (proie, butin), de manus (main)et partus (acquis), par contraction de parida.Prœmium (récompense), de prœda. — 179. Mu-tuum (prêt), du mot sicilien [/.oTtov; ainsi on litdans Sophron : jj-oveov à'i8ûu.io. Munus (présent),demutuus, parce que ceux qui se font des pré-sents sont mutuellement bien disposés les unspour les autres. Munus (charge, fonction), demunire (exécuter) : d’où municipes (compatrio-tes, soumis à des lois communes).
ISO. Sucramentum (consignation judiciaire),de sacer (sacré). Le demandeur et le défendeurdéposaient au pont Sublicius, soit cinq centsas, soit une somme déterminée par la loi, selonla nature du procès. Celui qui gagnait sa causeretirait sa consignation des mains du pontife; laconsignation de celui qui avait perdu sa causeétait conlisquée. — 181. Tributum (tribut), detribus (tribu), parce que les contributions étaientimposées par tiers à chaque tribu. De là le motattributum (allocation de fonds) : de la encorele nom de tribuni œrarii, donné à ceux quipercevaient l’argent destiné à l’armée, œsmili-tare. Nous lisons dans Plaute : Le soldat se pré-sente, et réclame sa solde. Comme la solde se
quid (latum pro opéra aut opéré, merces a merendo.Quod manu factum cral et dation pro eo, manupretium amanibos et prelio. Corollarium si addition præter quaniqnod debilum ejus; vocabulum lietum a corollis, quodeæ, cum placuerant adores, in scena dari solitæ.Prœda est ab hoslibns capta, quod manu parta, ut pa-rida, præda. Prœmium a præda, quod ob recte quidfactum concession. — t79. Si datum quod reddatur, mu-luum, quod Sicoli ijloTtov; itaque scribit Sophron :(ioïTOv àvM|iio. El munus, quod mutuo animo qnj sontdaut ofliciicausa. Altcrum munus, quod nniniendi causaimperatum, a quo etiam municipes, qui una munus fungidebent, dicli.
180. Ea pecunia quæ in judicinm venit in litihus, sa-cramentum a sacro. Qui pelebat et qui inticiabatur, dealiis rebus utrique quingenos æris ad pontem deponebant,de aliis rebus item certo alio legitimo numéro assum ; quijudicio vicerat, suum sacramentum e sacro auferebat,victi ad xrarium redibat. — 181. Tributum diction a tri-bubus, quod ea pecunia , quæ populo imperata erat, tri-bu tim a singulis pro portioue census exigebatur. Ab hoc eaqu|f assignats erat, atiributum dictuin; ab eo quoque,quibus attributs erat pecunia ut iniliti reddant, tribuniœrarii dicti; id quod attributum erat, ces militare. Hocest quod ait Plautus:
payait en monnaie de cuivre, les troupes stipen-diées ont été nommées milites œrarii. — 182.S/ipendium (solde) vient de stips, nom qu’ondonnait aussi à la monnaie de cuivre. Commel’as pesait une livre, ceux qui en avaient reçu unegrande quantité déposaient leur argent, nondans une cassette, mais dans quelque lieu con-venable, où ils le rangeaient et Ventassaient,pour qu’il occupât moins déplacé; etd estipareon a fait stips. On pourrait voir aussi l’originede stips dans le mot grec <noiê^, qui a le mêmesens que slipatio. Ce qui autorise cette étymo-logie, c’est qu’on appelle stips l’offrande d’ar-gent que, suivant l’usage antique, on déposedans le tronc des temples, et que stipulari etreslipulari se disent de ceux qui s’engagent àpayer une somme. Stipendium est composé destips et de pendere (peser, payer). On lit dansEnnuis : Pœni stipendia pendunt. — 183.Du même mot pendere est venu dispensator(payeur, trésorier). De là encore le mot expen-sum (dépense), qu’on emploie dans les registresou dans les contrats, prima pensio (premierpayement), secunda pensio (second payement),etc. Dispendium (dépense) implique l’idée dediminution du poids; compendium (épargne,gain, profit), celle d’accumulation ; impendium(intérêt) indique l’addition de l’intérêt au poidsdu capital. Usura, quia le même sens, dérivede mus (usage) ; et sors (capital) désigne lebien dont le sort nous a donné la propriété. Lepayement se faisait ordinairement au moyend’une balance, comme l’indique celle dont on sesert encore aujourd’hui dans le temple de Sa-turne. Ærarium (trésor public), de œs , æris.
Cedit miles, æs petit.
Et bine dicuntur milites œrarii, ab ære quod stipen-dia facerent_182. Hoc ipsum stipendium ab slipe dic-
tion , quod æs quoque stipem dicebant; nam quod asseslibrales pondo erant, qui acceperant majorem mimerumnon in area ponebant, sed in aliqua cella stipabant, id esicomponebant, quo minus loci occuparet; ab slipando sli-pem dicere coeperunt. Stips ab crcoi^ fortasse, græcoverbo. Id apparat, quod, ut tum iustitutum, etiam nuncdiis cum thesauris asses dant, stipem dicunt, et qui pecu-niam alligat, stipulari et restipulari. Militis stipendiaideo, quod eam stipem pendebanl; ab eo etiam Enniusscribit :
Pœni stipendia pendunt.
— 183. Ab eodem ære pendendo dispensator; et inTa-bulis scribimus expensum; et inde prima pensio et sicsecunda" aut quae alia; et dispendium ideo quod in dis-pendendo solet minus fieri ; compendium, quod quomcompenditur una fit ; a quo usura, quod in sorte accede-bat, impendium appellation ; quæ quom accederet adsortem, usu usura dicta, ut sors quod suum fit sorte.Per trulinam solvi solitum, vestigium etiam nunc manetin aede Saturai, quod ea etiam nunc propter pensuraui Iru-tinam habet positam. Ab ære ærarium appellatum.
184. Ad vocabuia, quæ pertinere sumus rati, ea quæ