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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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VARRON.

a dit decussis (pièce de dix as), bicessis (piècede vingt as), tricessis ( pièce de trente as), etainsi proportionnellement jusqu’à cent. Au delàde cent, le nom d’as n’entre plus dans la for-mation des noms de nombre, et ducenti ( deuxcents), trecenti (trois cents), ne désignentpas plus des as que des deniers, ou toute autrechose.

I7i. La plus petite partie de la monnaie decuivre s’appelle sextula, parce qu’elle est lasixième partie de l’once. Semuncia j demi-once,)mot composé de uncia (once) et de se, qui si-gnifie moitié , comme dans selibra (demi-livre)et semodius (demi-bpisseau). Uncia, de unus(Un) ; sextans (sixième partie de l’as), déser-tas; quadrans (quart de l’as), de quartus;Mens ( tiers de l’as ) ; de tertius ; semis ( demi-as),contraction de Semias; septimx ( sept onces), deseptem. — 172. Les autres noms des parties del’as sont un peu obscurs, à cause de la contrac-tion des initiales et des finales, comme dcunx ( unas moins une once), dextans ( un as moins unsixième ou dix onces), dodrans (un as moinsun quart ou neuf onces), et bes, autrefois des,(un as moins un tiers ou huit onces).

1 73. Nummus, nom de la monnaie d’argent,est un mot qui nous vient de la Sicile. Denarius(denier, valant dix as), de (ferai (dix); quina-rius (pièce de cinq as), de garni (cinq); s es-terons (piècede deux as et demi), dont la com-position implique l’idée de l’addition de troisnombres, c’est-à-dire 2 plus et rappelle l’an-cien usage de compter en commençant par le pluspetit nombre. — 1 74. La dixième partie du deniera été appelée libella, diminutif de libra (livre),

tribus assibus trcssis, et sic proportione usque ad no-nussis. — 170. In denario numéro hoc mutât; quod pri-mum est ab decem assibus decussis, secundum ab duo-bus decussibus bicessis. Reliqua conreniunl, quod est,ut tricessis, proportione usque ad cenlussis, quo majusæris proprium vocabulum non est; nam ducenti et sicproportione quæ dicuntur, non magis asses, quam dena-rii aliæve quæ res significantur.

171. Æris minima pars sextula, quod sexta pars un-ciæ. Semuncia quod dimidia pars unciæ ; se valet dimi-dium ut in selibra et semodio. Uncia ab uno dicta. Sex-tans ab eo quod sexta pars assis, ut quadrans quodquarta, et triens quod terlia pars. Semis quod semias, idest ut dimidium assis, ut supra diclum est. Septunx aseptem et uncia conlisum. — 172. Reliqua obscuriora,quod ab deminutione, et ea quæ deminuuntur ita sunt utextremas syllabas habcant, unde uua dempla unciadeunx; dextans dempto sextante; dodrans dempto qua-drante; bes, ut olim des, dempto triente.

173. In argento nummi; id ab Siculis. Denarii q u °ddenos aeris valebant; quinarii quod quinos; sestertius,quod duobus semis additur (dupondius enim et semisan-tiquus sestertius est), et veteris consuetudinis ut rétroaere dicerent, ita ut semis tertius, quartus semis pro-nuntiarent, ab semis tertius sestertius dictus.— 174.

parce qu’elleavaitle poidsd’un as, et était repré-sentée par une petite pièce d’argent. Sembeüa(demi-livre), de semis et de libella ; teruncius(pièce de trois onces), de 1res et de uncia. Demême que cette pièce est le quart de la livre, elleest aussi le quart de l’as.

175. On dit aussi dos (dot), arrabo (arrhes),merces (intérêt), corollarium (surplus), pourdésigner différentes sortes de payement. Dos,ce qu’on donne à une fille en mariage, vient dumot grec Sut(vy), usité en Sicile. Du même motdérive donum (don), dont la racine est grecque,comme l'indique issedonion , So'ixa, et, dans ledialecte attique , 8ciuiç. Arrabo, du grec à^SaSwv,ce qu’on donne pour assurance du payement dureste. — 176. Damnum (perte), d e demptio(diminution), lorsque la chose ne vaut pas cequelle a coûté. Lucrum (gain), de lucre (payer),ce qu’on a gagné au delà du véritable prix d’unechose. Delrimentum, perte qu’on a éprouvéedans l’achat d’une chose usée, de delerere (user).Il faut rapporter à la même origine le mot in-tertrimentum, qui désigne le détriment quodeux choses se sont causé par leur contact, interse, ainsique le mot intertrigo (blessure, écor-chure).

177. Multa (peine pécuniaire imposée par lemagistrat) implique la double idée d’unité et demultiplicité, parce que la simple amende, con-sidérée comme unité, pouvait être augmentée, etdevenait multiple. Autrefois unum et multaétaient synonymes ; et même encore aujourd’hui,lorsque les gens de la campagne versent du vindans un tonneau ou dans une outre, ils appel-lent la première urne multa. Pœna (peine) vient

Nummi denarii decuma libella, quod libram pondo aerisvalebat, et erat ex argento parva. Sembella, quod libellaedimidium, quod semis assis. Teruncius a tribus unciis.Libella; ut liæc quarta pars, sic quadrans assis eadem.

175. Pecunia vocabulum mutât, nam potest item dicidos, arrabo, merces, corollarium. Dos si nuptiarumcausa data; bæc græce SuTivr), ita enim hoc Siculi. Abeodem donum, nam græce ut issedonion, et ut aliiS6p.a, et ut Attici Sôaiv. Arrabo sic data, ut reliquom red-datur; hoc verbtim item a græco 4p£ap<iv. Reliquom,quod ex eo quod debitum reliquom— 176. Damnum ademplione, quom minus re factum quam quanti constat.Lucrum ab luendo, si amplius, quam ut exsolveretquanti esset, captum. Delrimentum a delrilu, quod caquæ trita minoris pretii. Ab eadem mente interlrimen-tum ab eo, quod duo, quæ inter se trita, et deminuta; aquoetiam intertrigo dicta.

177. Multa pecunia quæ a magistralu dicta ut exigiposset ob peccatum,quod singulæ dicuntur additæ essemultæ, et quod olim unum dicebant multam; Raquequom in dolium aut culeum vinum addunl rustici, P 11 -mam urnam additam dicunt etiam nunc multam. J'frnua pceniendo aut quod post peccatum sequitur. Pretiumquod cmplionis æstimationisve causa constituitur, dictumdperitis, quod hi soli possunt facere recle id. — 178. Si