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DE LA LANGUE LATINE.
c’est le coucher du soleil : ce qui depuis a étéconfirmé par la loi Plætoria, suivant laquellele temps où le crieur public annonce dans lecomice l'heure dite suprema, est le derniermoment du jour. Le temps qui suit le coucher dusoleil a été appelé crepuscutum (crépuscule), descreperus (douteux). Ce mot nous est venu desSabins; et de là le nom de Crepusci donné parles Amiterniens à ceux qui sont nés à cetteheure du soir, et celui de Lucii à ceux qui sontnés à l’aube du jour. Dans le territoire deRéate,crepuscutum signifie douteux : ce qui a faitappeler creperte les chose^ douteuses, parce quele crépuscule n’est précisément ni le jour ni lanuit. — 6. Nox (nuit) vient de nocere (nuire),parce que, comme le dit Catulus, les vapeursglacées de la nuit congèleraient tout, si le soleilne reparaissait; ou bien du mot grec véç. Le mo-ment où la première étoile se lève s’appelle chezies Grecs âorcpa, et chez les Latins vesper. LesGrecs ont donné à cette étoile le nom de âWspoç,et les Latins celui de vespcrugo, qui se lit dansce vers de Plaute : Neque vesperuyo , etc. : Nil'étoile du soir ni les Pléiades ne se couchent.Avant le lever du soleil, elle change de nom,et s’appelle jubar, parce qu’elle est rayonnante( jubata ). On lit dans Pacuvius : Exorto jubare,etc.; et dans Ennius : Ajax, quod lumen, ju-barne, etc. — 7. L’intervalle de temps qui sé-pare ces deux extrémités de la nuit est dit in-tempestus, mot que Cassius, l’auteur duBrutus, met dans la bouche de Lucrèce : Nocteintempesla , etc. Suivant Ælius, intempeslus si-gnifie inopportun pour agir. Le temps de la nuitest encore appelé concubium, parce que alors
citur crepasculum a crepero. Id vocabulum sumpseruntaSabinis, unde veniunt Crepusci nominati Amiterno,qui eo tempore eract nali, ut Lucii prima luce. In Rea-lino crepuscutum signilicat dubiiim; ab eo res dictædubiæ creperæ, qnod crepusculiim dies etiam nunc sitan jani nox, mullis dubium. 6. Nox, quod, ut Catulusait,omnia, nisi intervenial sol, pruina obriguerinl, quodnote!, nox ; nisi quod Græcc vjç, nox. Quom Stella primaexorta ( eum Græci vocani Imtepov, noslri vesperuginem,ut Plautus :
Neque vesperugo neque vorgiliæ occident :id tempus dictuin a Græcis imiiç, a, Laline vesper : utante solem orluni, quod eadem Stella vocalur jubar,quod jubata, Pacuvianus dicit pastor :
Exortojubare, noctis decurso itinere;
Ennius :
Ajax, quod lumen, jubarne in cælo cerno?
7. Inter vesperuginem et jubar dicla nox in t empesta ,ut in Bruto Cassii quod dicebat Lucretia :
Nocte intempesta nostram devenit domum.
Intempestam Ælius dicebat quom tempus agendi est mil-ium, quod alii concubium appellanint, quod omues fere
tous les êtres sont couchés, et silentium, par-ce que le silence règne partout. Plaute se sertdu mot conticinium, de conticescere (garder unsilence général) : Videbimus : jactum volo : re- ‘dito coniicinio.
8. Le second mouvement du soleil est diffé-rent de celui du ciel. C’est celui qui a lieu entreie solstice d’hiver et le solstice d’été. Bruma(solstice d’hiver) vient de brevissimus, parceque ies jours sont à cette époque les plus courts,de l’année ; solstitium (solstice d’été), de sistere,parce que le soleil semble s’arrêter, ou parcequ’il est alors très-près de nous. Æquinoctium(équinoxe), époque où le soieil est à égale dis-tance des deux solstices., de œquus et de nox,parce que les jours sont égaux aux nuits. An-nus (année), de anus (cercle), dont le diminutifest anulus (anneau), parce que le soleil décrit uneespèce de cercle pour revenir au solstice d’hiver,c’est-à dire à son point de départ. — 9.Letempsqui suit le solstice d’hiver a été appelé hiems ,parce qu’il est très-pluvieux [multi imbres) :d’où hibernacula (tentes d’hiver), hibernum(quartier d’hiver). Peut-être aussi ce mot vient-il de hiatus (ouverture de bouche), parce quedans l'hiver l’haleine est apparente. La saisonsuivante a reçu le nom de ver (printemps),parce que les plantes commencent à revivre(vivere), et l’année à tourner ( verlere), à moiDsqu’on ne doive plutôt eu reconnaître l’originedans Je mot ionien i)p. Æstas (été) dérive deœslus (chaleur), ou du mot grec aïlteaôai (brû-ler) : d’où œstivum (lieu où l’on passe l’été).Autumnus (automne).... — to. ... de sol (so-leil), de même que mensis (mois), espace de
tune cubarent; alii ab eo quod sileretur, silentium noc-tis, quod idem Plautus tempus conticinium; sciibitenim :
Videbimus : factum volo : redito conticinio.
8. Aller motus solis est aliter ac cæli, quod movetuta bruma ad solstitium. Dicta bruma, quod brevissimustune dies est; solstitium, quod sol eo die sistere videba-tnr ; aut quod ad nos versum proximum est solstitium.Quom venit in medium spatium inter brumam et solsti-tium , quod dies æquus fit ac nox, cequinocüum dictuin.Tempus a bruma ad brumam dum sol redit, vocalur an-nus , quod lit parvi circuli anuli , sic magni dicebanturcircitesam, onde annus. — 9. Hujus temporis pars primahiems, quod tum multi imbres; bine hibernacula, hi-bernum; vel, quod tum anima qu* flatur omnium ap-parat, ab liiatu hiems. Tempos secundum ver , quod tumvivere incipiunl virgulta ac vertere se tempus anni ; nisiquod loues dicunt ver. Tertium ab æstu æstas; bineœstivum; nisi forte a Græco aï8eu0at. Quartum autum-nus .
10... ab sole, sicut mensis a lunæ motu dictus, dumab sole profecta rursus redit ad eum luna, quod Græccolim dicla pivri, unde illomm p.ùvs;; ab eo nostri. Amensibus intermestris dictus, quod pulabant inter prio-