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VARRON.
masculin Jiœbiei, et du nominatif pluriel fémininBœbiœ; et pareillement le datif pluriel Cœliisdérive et du nominatif pluriel masculin Cœlii, etdu nominatif pluriel féminin Cœliœ. Tantôt deuxcas semblables produisent, dans la déclinaison,deux autres cas semblables, comme nemus, olus;nemora, olera ; tantôt deux cas dissemblablesproduisent deux cas semblables, comme hic,iste ; hune, istunc.
51 . L’analogie a son principe, ou dans la vo-lonté des hommes, ou dans la nature des mots,ou dans l’une et l’autre tout ensemble. A la vo-lonté de l’homme appartient l’imposition desnoms; à la nature, leur déclinaison, qui parconséquent ne demande pas d’étude. Celui quisuit la volonté de l’homme conclura de la simi-litude de dolus et de malus que le datif, parexemple, doit être dolo et malo. Celui qui suitla nature conclura de la similitude de Marco et deQuinlo que l’accusatif doit être Marcum , Quin-tum. Enfin celui- qui suit l’une et l’autre con-clura de la similitude que présente la générationdes cas que si servus fait serve au vocatif, cer-vus doit, au même cas, faire cerve. Ces diffé-rentes espèces de déclinaisons ont, comme onle voit dans ces quatre exemples, un principecommun, qui est l’analogie. — 52 . La premièreest fondée sur la similitude des cas directs; laseconde, sur la similitude des cas obliques; latroisième, sur la similitude de la génération descas. Dans la première, on va de la volonté del’homme à la nature; dans la seconde, de la na-ture à la volonté de l’homme; dans la troisième,on part de l’une et de l’autre. C’est pourquoi cettedernière déclinaison pourrait être dédoublée eten former une quatrième, parce que le point de
bus recti casunm confluant in obliquons unum. Nam utali bis reclis, hi Ilœbiei, bæ Bœbiœ, fit bis Bœbieis :sic est ab bis, bi Cœlii, hæ Cœliœ, bis Cœliis. Ab duo-bus similibus similiter declinantur, ut fit in bis, nemus,olus ; nemora, olera. Aliaab dissimilibus similiter decli-nantur, ut in arliculis ab hic, iste, hune, istunc.
5t. Analogia fnndamenta habet aut a voluntate homi-num, aut a natura verborum, aut a re u traque. Volun-latem dico impositionem vocabulorum, naturam declina-tionem vocabulorum, quo decurritur sine doctrina. Quiimpositionem sequelur, dicet, si simile in recto casu do-tas et malus, fore in obliquo dolo et malo : qui natu-ram sequetur, si sit simiie in obliquis Marco, Quinto,fore ut sit Marcum, Quintum. Qui utrumque sequelur,dicet si sit simile, transitas ut est in serves serve, foreut sit item in cervos cerve. Commune omnium est, utquatuor figurai vocis babeant proport jonedeclinaf us. — 52.Primnm genus est ortum ab similitudine in redis casi-bus, secnndnm ab similitudine quæ est in obliquis, ter-tmm ab similitudine quæ est in transitibus de casa in ea-sum. Primo genere ab imposito ad naturam proficiscimur,in secundo contra, in tertio ab utroqne. Quocirca eliamhoc tertium potest bifariam divisum tertium et quartumdici, quod in eo vel prosus vel rosus potest dici. — 53.
départ est facultatif. — 53 . Si l’on prend la vo-lonté de l’homme pour base de l’analogie, la dé-clinaison des cas obliques doit être conforme àson principe; si l’on prend la nature pour prin-cipe, c’est sur elle qu’il faut se régler; si enfinl’on prend l’une et l’autre pour guides, la simi-litude de génération des cas doit servir de loidans la formation des cas des mots incertains.L’imposition des noms est en notre pouvoir;mais la nature est au-dessus de nous. Chacunpeut, au gré de sa volonté, imposer à une chosetel ou tel nom, mais il doit le décliner comme ieveut la nature.
54 . Il y a des noms qui n’ont reçu originaire-ment que la forme du singulier, comme cicer(pois chiche); et d’autres qui n’ont reçu que laforme du pluriel, comme scalœ (échelle, esca-lier). Or, nul doute que la déclinaison de ceuxqui n’ont que le singulier ne doive partir d’uncas singulier, comme cicer, ciccri, ciceris; etréciproquement pour ceux qui n’ont que ie plu-riel , comme scalœ, scalis, scalas. Mais à l’é-gard des noms qui ont reçu les deux formes,comme mas, mares (mâle, mâles), où pren-dra-t-on la règle de l’analogie ? dans le singulierou dans le pluriel? — 55 . Car de ce que la na-ture va de un à deux, il ne s’ensuit pas que, enenseignant, il ne soit pas permis d’intervertir cetordre. Aussi voyons-nous les physiciens suivre,dans l’explication des lois de la nature, une mé-thode expérimentale, qui consiste à remonterdu connu à l’inconnu, des phénomènes auxprincipes. De même, quoique les mots soientcomposés de lettres, les grammairiens passentparles mots pour arriver aux lettres. — 56 . Sidonc il est préférable, en enseignant, de partir
Qui initia faciet analogiæ iniposiliones, ab bis obliquasfiguras declinare debebil : qui naturam, contra : qui abntraque, reliquas declinationes ab ejusmodi transitibus.Impositio est in nostro dominalu ; nos in naturæ : quem-admodum enim qnisque volt, irnponil nomen; at dé-clinât, quemadrnodum voit natura.
54. Sed quoniam doobns niodis imponitur vocabulumant re singulari aut multitudine, singulari tit cicer, mut-titudinis ut scalœ; nec dnbium est, qnin ordo declina-tuum , in quo res singulares declinabuntur solæ, ab sin-gii.ari aliqiio casu proficiscatur, ut cicer, ciceri, ciceris;item contra ineoordine, qui multitudinis erit solum,qmn a multitudinis aliquo casu ordiri conveniat, ut sca-lœ, scalis, scalas : aliud videndum est, quom duplexnatura copulata, ac declinatuum bini fiant ordines, ut estmas, mares, unde tum ratio analogiæ debeat ordiri,utrum ab singulari re in multitudinem , an contra?--- 55.Neque enim, si natura ab uno ad duo pervenit, idcirconon potest amplius esse in dncendo posterius, ut inde in-cipias, ut quid sitprius, ostendas. Haqne et lii, qui deomni natura disputant atque ideo vocantnr physici, ta-men ex bis ab uni versa natura profecti, rétro quæ essentprincipia mundi, ostendunt. Oratio quom ex literis cons-tat, tamen 'am grammatici de literis ostenderunt. — 56.