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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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SUR LA LANGUE LATINE.

as singulari numéro. Nous avons traduit cette phrase Icomme s’il y avait une virgule après ut as; mais nous |avons reconnu ensuite que singulari numéro se rapporteàqs. Ce passage doit doucélre entendu ainsi : De as,unitémonétaire, on a formé centussis (pièce de cent as),tressis (pièce de trois as), e te.

LIVRE VI.

12. Agonales per quosrexin regia arietum immo-lât. Rcx était le nom d’un prêtre institué après l’expulsiondes Tarquins pour remplir quelques fonctions qui aupa-ravant étaient réservées aux rois. Cependant, comme lenom de roi était odieux aux Romains et leur inspirait tou-jours quelque crainte, celui qui était choisi pour le porterétait obligé de se démettre de toutes les dignités civiles oumilitaires dont il était revêtu avant d’exercer cette nou-velle fonction. Sa femme, qui offrait aussi quelques sa-crifices auxquels son mari n’avait pas droit d’assister,s’appelait Reine des sacrifices, et sa maison regia. V. Den.d’llal.,V. 1.—Quantaux fêtes Agonales, v. Ovide , Fast.,lib. i, I, 318.

Carmentalia nominantur. V. Ovide , Fast., lib. i,v. 461.

13. Lupercalia dicta quod... V- Ovide, Fast., lib. il,v. 427.

15. Mcgalesia dicta a Grcecis. V. Tite-Live , lib xxix,c. 14.

16 . Robigdia dictaab Robigo.N. Ovide , Fast., lib. iv,v. 911.

23. Angeronalia ab Angerona. Y. la note 41, livre v,in fine.

27. Prim es mensium nominati ealendœ. Le jourdes calendes, le jour des noncs et celui des ides étaienttrois époques, ou points fixes, d’où les Romains comp-taient les jours du mois. Le premier jour de chaquemois était appelé calendes, parce que originairement unprêtre convoquait l’assemblée du peuple au commence-cernent de cliaques mois pour lui annoncer le jour où lalune commençait à paratlre, et en même temps ceux oùtombaient les nones et les ides. Le cinquième ou le septièmejour était appelé nones; le treizième ou le quinzième,ides. C’était en mars, mai, juillet et octobre que les no-nes tombaient le 7 et les ides le 15; les huit autres moisavaient les nones le 5 et les ides le 13. De là trois sectionsinégales dn mois : la première, celle des nones, de 4 ou 6jours; la seconde, celle des ides, invariablement de 8; latroisième, celle des calendes, de 16, 17,18ou 19 jours.Il faut observer que les Romains comptaient les jours d’uneépoque à l’autre, non pus dans l’ordre naturel, mais enrétrogradant. Iis appelaient, par exemple, le dernier joqrde chaque mois, pridie calendas (sous-ent. ante) ; maispar une bizarrerie remarquable le jour des calendes comp-tait pour un, de sorte que l’avant-veille était nomméele troisième jour, et non le second, avant les calendes.Ainsi, dans le mois de décembre, qui a31 jouis, le 30était nommé tertia dies calendarum ou calendas jamca-r U; le 29, quarto, etc. ; et ainsi de suite en re rogradantjusqu’au jour des ides. On comptait de la même manièrePar rapport aux ides et aux nones. Ainsi les jours entreles calendes et les noues portaient le nom de nones; ceuxqui étaient entre les nones et les ides, le nom de ides;enfin ceux qui étaient ei Ire les ides d’un mois el les ca-lendes du mois suivant, le nom de calendes.

33 Mensium nominafere aperta sunt. L’année ro-

maine était primitivement composée de trois cent quatrejours, partagés en dix mois, dont le premier était mars :de là vient que le dernier était appelé december. Maiscomme cette année ne correspondait ni au cours du soleilni à celui de la lune, Numa la réforma, et la régla sur lecours de la lune. Ce système, tout imparfait qu’il était,se maintint avec peu de changements jusqu’au temps deJules César , qui, dans la troisième année de sa dictature,l’an de Rome 708, ordonna que l’année serait de troiscent soixante-cinq jours six heures; et comme ces sixheures quatre fois répétées forment un jour, il futordonné que ce jour serait intercalé tous les quatre ansdans le mois de février, qui était de vingt-huit jours, etqui se trouverait alors de vingt-neuf jours. Ce jour se pla-çait après le sixième des calendes de mars, et pour nerien déranger aux noms des au 1res jours, on comptait deuxfois (bis) le sixième ( sextus) jour des calendes : ce qui filnommer ces années bissextiles. Cette année, nomméeJulienne de César, qui l’avait réformée, était trop grandede onze minutes quatorze secondes treize tierces. Quel-que légère que paraisse celte différence, elle fait cependantun jour au bout de cent vingt-huit ou cent vingt-neuf ans ;el cette anticipation était assez considérable pour que autreizième siècle on s’aperçut que l’ordre des saisons étaittroublé. On fut donc obligé de réformer de nouveau l’an-née. Cette réforme fut opérée en 1585 par le pape Gré-goire XIII , de qui la nouvelle année que nous suivonsreçut le nom de Grégorienne. Elle consiste à intercalerune bissextile tous les quatre ans, en supprimant la bis-sextile de la fin de chaque siècle pour la rétablir à la findu quatrième. Ainsi sur quatre cents ans, on n’intercaleque quatre-vingt-dix-sept jours. Cette sage réforme futadoptée sur-le-champ par tous les États catholiques. Lesnations séparées de l’Église finirent par s’y conformer(1752), excepté la Russie , qui maintenant compte douzejours de moins que nous. De là viennent les termes devieux style et nouveau style.

45. Itaque Salii quod canlant, Mamuri Veturi.Mamurius Velnrius était un artiste contemporain de Numa.Ce prince lui avait ordonné de faire onze boucliers sem-blables à celui qui était tombé du ciel, afin qu’on ne pûtle distinguer de ceux qui étaient l’ouvrage des hommes.Mamurius ne demanda d’autre récompense de son travailque l’honneur d’être nommé dans les légendes que les prê-tres Saliens chantaient à la fête des Ancilies. On lui ac-corda sa demande.

Cut Numa mumjicüs , Jacti peie prœmia, dixit :

Si mea notafldes, irrita nutla petes.

Tum sic Mamurius : merces mihi gloria detur,Nominaque extremo carminé nostra son en t.

Inde sacerdotes operi promissa velustoPrtemia persolvunt, Mamuriumque vocani.

(Ovid. , Fast., lib. in, v. 385.)

86. Nunc primum ponam de Censoriis labulis. IIy a ici une lacune qui rend inintelligible tout qui suitjusqu’au paragraphe 96. On entrevoit seulement qu’ils’agit de l’explication du mot inlicium.

1. Vtenim facilius obscuram operam Myrmecidis.Myrmécide, artiste deMilet, dont les ouvrages étaientremarquables par leur extrême délicatesse. Il faisait deschars si petits que l’aile d’une mouche pouvait couvrir etla voilure et les chevaux, v. Pline , Bist. Nat., vu, 21 ;xxxvi, 5. — Cicéron , Prem. Acad, n, 38.

34. In medio. Titre d’une tragédie de Pacuvius .

36. Versibus quos olim, etc. Vers d’Ennius .

37. Plato in quatuor jluminibus.. Varron fait ici al-lusion à un passage du Phédotf.

3s.