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NOUS
Avia Pierldum peragro loca, nullius anteTri ta solo...
(Lucrèce De Rerum Nat., lib. iv, v. I.)
29 Tiberis quoi capuf extra Latium.
Ttim reges, asperque immani corpore Tibris,
A quo posl Itali Jluvium cognomine TibrimDiximus: amisit verum velus Albula nomen.
(Virgile , Æn., lib. vin, v. 330.)
Albula, qttem Tibrin mersus Tiberinus inundisReddidit.
(Ovide , Fast., lib. h, v. 389.)
41. Vbi nuni est Roma , erat olini septimontium.Septemque una sibi muro circumdedit arces.
(Virgile, Georg., lib. n, v. 535.)
Juli jugera pauca Martialis,
Hortis Hesperidum beatiora,
Longo Janiculi jugo recumbunt :
Lati collibus imminent recessus :
Et planas modico lumore vertexCalo perjruitur sereniore ;
Et curvas nebula tegcnte vallesSolus luce nilel peculiari :
Paris leniter admovenlur astrisCelste culmina delicata villa.
Hinc septem dominos videre montesEt totam licet æstimare Romam.
(Martial, lib. iv.,épig. 64.)
Yoici la description que Pline nous a laissée de Rome au temps deVespasien ( lüsl. Va(., lib. m., cap. 9) : « Au-dessus de toutes ces villes s’élève Rome . Elle a un autrenom, qu’au sein des mystères même on regarde commeun crime de prononcer. Un respectueux et salutaire silencel’avait comme anéanti, quand Valerius Soranus osa lefaire entendre : une prompte mort le punit. Ici notons unfait qui tient au culte de nos pères : c’est surtout au si-lence, protecteur de ce nom mystérieux, qu’est due ladéesse Angerona , à qui l’on fait des sacrifices le 12 descalendes de janvier, et dont la statue a la bouche ferméed’une bande scellée d’un sceau. Rome avait trois, ou,comme le veulent quelques-uns, quatre portes à la mortde Romulus. Vespasien et Titus ont enfermé ses muraillesdans une enceinte de treize milles et un cinquième. Septmontagnes y sont renfermées, et la ville se divise en qua-torze régions et en deux cent soixante-cinq carrefoursconsacrés aux dieux Lares. Du milliaire placé à l’entréedu Forum à chacune des douze portes principales (carnous omettons dans ce calcul les dix-huit qui complètentle nombre de trente, et les sept vieilles portes qui ne sontplus aujourd’hui), on compte en droite ligne trente mil-les, plus sept cent soixante pas. Si, partant toujours dumilliaire, on faisait passer les mesures le long des maisonset des tentes prétoriennes, à travers les rues, on auraitune longueur totale de soixante-dix milles et quelquechose. Qu’on songe, de plus, à la hauteur des édifices, etl’on aura une idée de l’immensité d’une ville, qui, il fautl’avouer, n’a point de rivale dans l’univers. »
Hic morts ante Tarpeius ,dictus a virgine.
Tarpeium nemus et Tarpcia turpe sepulcrumFabor, et antiqui limina capta Jovi.
(Properce , lib. iv,eleg. iv, v. i )
45. Reliqua ttrbis loca olim discreta. 11 existe deuxtopographies de l’ancienne Rome : l’une de Sextus RufusFestus, l'autre de Phillips Victor. Suivant ces deux écri-vains , qui vivaient sous le règne de Constantin, Rouieétait Avisée en 14 régions. Ces régions prenaient le nomde la montagne, de la porte pu de l’édifice le plus remar-quable qui s’y trouvait.
57. Hi de i idem qui Ægypli Serapis et Isis , etsi Arpo-crules. On lisait au pied des statues d’Isis l'inscription
suivante : « Je suis tout ce qui a été, tout ce qui est, toutce qui sera : que nul mortel ne lente de soulever le voileni me couvre. » Harpocrale, dieu du silence chez lesgyptiens et chez les Grecs, était fils d’Osiris et d’Isis .
76. Merula, quodmeraid est solavolital. V. Quinli-lien, Instit. Orat. lib. i, c. 6 .
83. Nam ab his Sublicius estfaclus primum. C’est surce pont que Horalius Codés résista avec deux Romains àl’armée entière de Porsenna . On en voit encore quelquesrestes. Il était appelé Sublicius, parce qu’il était de bois(Sublicœ , bois, en longue volsque). V. Pline , Hist. Nat.,lib. xxxvi, cap. 23.
148. Ad corneta forum cupidinis. Apulée ( îlélam .,lib. n) appelle ainsi le marché aux comestibles d’une villede Thessalie.
152. Ineo Lauretum. V. Virgile, Æneid . , lib. vu, v. 171.
156. Susilica Opimia. Une basilique était un grand édi-fice dans le genre du palaisde la Bourse, à Paris . Elle servaitde lieu de réunion aux négociants. On y traitait surtout desaffaires d’argent, des prêts et des usures.
164. Prœtereaintramuros video portas dici. Du tempsde Pline, on entrait dans Rome par trente sept portes.
169. Multa pecuniœ signâtes vocabula. L’as est la pre-mière monnaie qu’aient employée les Romains. C’était ordi-nairement une simple masse de cuivredu poids d’une livre.L’as ne peut être évalué que par son rapport au denier, laseule monnaie romaine dont on puisse apprécier la valeur.De l’an de Rome 536 à 720, le denier valait 82 centimes.Sous Auguste il ne valait plus que 79 cenlimes. En pre-nant par approximation entre ces deux termes 80 centimespour sa valeur moyenne, on aura une évaluation faciledes autres monnaies. Le denier ( denaritts ) valant dix as,l’as valait par conséquent 8 centimes ; le sesterce (2 as ' |,).20 cenlimes.
Les Romains comptaient ordinairement par sesterces,Comme le sesterce valait 2 as ‘|, on le désignait ainsi :L. L. S. (libra, libra, semis ) ou II. S.. Jusqu’à mille onse servait du nom masculin pluriel sestertii ou mtmmi :ducenti sestertii ou nammi, deux cents sesterces =40 francs. De mille à un million on se servait soit du gé-nitif pluriel sestertiûm ou nummilm (pour seslerliorum,nummorum ); soit du nom neutre sestertiûm, mille ses-terces =200 francs; pluriel, sestertia : centena milliasestertiûm nummilm, ou bien centum sestertia , centmille sesterces = 20,000 francs. Pour exprimer un millionet au-dessus, on se servait des adverbes numéraux decies,vicies, centies, et du nom neutre sestertiûm, ou du gé-nitif pluriel sesterliûm. Devant sestertiûm au singulier, onsous-entendait centies; devant sestertia au pluriel,onsous-entendait centum ou centena, et devant le génitifsestertiûm, on sous-entendait centena millia. Deciessestertiûm (pour decies centies sestertiûm ou pour de-cies centena millia sestertiorum) signifiait un million desesterces = 200,000 francs. Cœsar centies seslertio cœ-navit (Sen ., ad Helv., 19), César fit un souper de dixmillions de sesterces = 2 , 000,000 francs (pour centiescenties seslertio, ou ccnlits centenis millibus sestertio-rum. Souvent le mot sestertiûm était lui-même supprimé,et l’adverbe numéral indiquait seul la somme : ter mil-lies, trois cent millions de sesterces = 60,000,000 francs.Quelquefois la somme était exprimée par de3 lettres :H. S. M. C. (mille, centum) onze cents sesterces == 200francs. Quand ces lettres étaient surmontées d’un trait, onsous-entendait centena millia comme avec les adverbes :H. S. M. C., onze cent fois cent mille sesterces, ou centdix millions de sesterces = 22, 000,000 francs.
Deinde ab numéro dictum usque ad centussis, ut