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Macrobe (oeuvres completes), Varron (de la langue latine), Pomponius Mela (oeuvres completes) : avec la traduction en français / publiées sous la direction de M. Nisard
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G03

DESCRIPTION DE LA TERRE, LIV. T.

et porte ses deux extrémités latérales, d’un côtéjusqu’au Nil, de l'autre jusqu’au Tanaïs. Ses con-tours ayant pour limites les rives du Nil, suiventle cours de ce fleuve jusqu’à la mer, et s'éten-dent ensuite en formant des sinuosités qui corres-pondent aux enfoncements de la mer dans lesterres. Les côtes qui servent de barrière à cette merforment d’abord un golfe très-profond, au delàduquel elles bordent cette longue avanet que faitl’Asie jusqu'au détroit de l’Hellespont. Là ellesrentrent et se replient vers le Bosphore ; aprèsquoi, et à la suite de deux courbures quelles for-ment sur le l’ont-Euxin, elles viennent aboutirobliquement à l’ouverture du Méotide. Elles en-vironnent ce lac jusqu’au Tanaïs, et finissentpar se confondre avec la rive de ce fleuve.

Suivant ce qu’on en dit, les premiers peuplesqu’on rencontre en Asie, à partir delà côte orien-tale, sont les Indiens, les Sères et les Scythes.LesSères (3) tiennent presque le milieu de cettecôte ; les Indiens et les Scythes occupent les ex-trémités. Ces deux nations, très-étendues,n’ha-bitent pas seulement les bords de l’océan Orien-tal ; les Indiens s’étendent encore au midi, et cou-vrent sans interruption toute la côte de l’océanIndien, à l’exceptiondequelquescontrées qu’uneextrême chaleur rend inhabitables. De leur côtéles Scythes sont répandus nu nord sur les rivagesde l’océan Scythique, jusqu'au golfe (4) Caspien,partout où la rigueur du froid n’est pas exces-sive. Immédiatement après l’Inde est l'Arbia-ne (5) ; ensuite l’Arie, la Gédrosie (a) et la L’erse,jusqu’aux bords du golfe Persique. Ce golfe estenvironné de nations persanes, et le suivant,de peuples arabes. Au-dessous d’eux, tout cequi reste de la côte d’Asie, au voisinage de l'A-frique, est habite par des Éthiopiens. Au nord

(a) l e texte porte Cedrosis ; mais c'est sans doute par suite d’une’autc de copiste, car ce mot est évidemment ici pour Gedrosia.

pitur: retiqua alléro cornu pergit ad Nilum,allero adTanain.Oi a ejus cum alveo Sili amnis ripis descendit in pelagns,et diu, sicut illud incedit, ita sua littora porrigit : deindelit venienli obviant, et primnnt se ingenli ambitu incur-vât , posl se ingenli fronte ad Hellesponticum fretumexlendit : ab eo itérant obliqua, ad Bospora.it, iteruniqnead Ponticiini latus curva, aditum Mæotidos transversomargine dltingit : ipsatngremioadTanain iisqtte complexé,lit ripa, qilit Tanais est.

In ca prfntos bominuin ab oriente accipintus Indos, etSoies et Scytbas. Seres media ferme eoæ partis incolunt,ludi ot Scylb.T iiltinia : anibo Jate patentes, neque in hoctantum pelagtts elïusi. Speotantenini etiani nteridiein Indi,oraiiiqne Jndiri maris ( nisi quoad æstus inhabitabilem ef-ficiunt ) diu continuis gentibus occupant. Spoctant et sop-tcntïirihe'rti Sejtliæ, âc littus Scythicum ( nisi unde frigo-ribils arcéiitur) tisque ad Caspium sinum possident. indisprdlimà est Atbiane, deinde Aria, et Cedrosis, et Persisad sinrnn Pcrslcum. Hune populi Persarunt anibiunt, il-^ttm illernni Arabes. Ab ltis, quod in Africam restât,

les Caspianiens, qui confinent à la Scy thie, em-murent le golfe Caspien. Au delà sout les Ama-zones, et plus loin encore on mentionne lesHyperboréeus.

L’intérieur de l’Asie est habité par un grandnombre de peuples différents. Les Gandariens etles Paricaniens (a),lesBactriens, lesSogdiens (b ),les Harmatotrophiens, les Comares, les Coma-niens, les Paropamisiens et les Dahens, sont au-dessus des Scythes et de leurs déserts (6). Maisau-dessus du golfe Caspien s’éteudent les Cho-mariens, les Massagètes, les Cadusiens, les Hyr-eanienset les Ibères. Au-dessus des Amazones etdes Hyperboréeus, se trouvent les Cimmériens (7),lesZygiens, lesHénioques, les Gorgippes,lesMos-ques, lesCercètes, les Torètes, et lesArimphéens;enfin, dans cette grande avance que forme l’Asieentre diverses parties de notre mer, on voit lesMatianiens, les Tibaraniens, et plusieurs autrespeuples plus connus, tels que les Medes, lesArméniens, les Commagéniens, les Murranieus,les Vénètes, les Cappadociens, lesGallogrecs, lesLycaoniens, les Phrygiens, les Pisidiens, leslsauriens, les Lydiens et les Syrociliciens. Parmiles plus méridionales de ces nations il en est quireparaissent dans l’intérieur des terres, et quioccupent les rivages jusqu’au golfe Persique.Au-dessus de l’un des côtés de ce golfe sont lesPartîtes et les Assyriens; au-dessus de l’autre,les Babyloniens ; enfin, au-dessus des Ethiopienssont les Égyptiens. Ceux-ci habitent les rives duNil et les bords de notre mer.

Ensuite l’Arabie touche aux rivages suivantspar son front rétréci. Depuis celle-ci jusqu’à lacourbure dont nous avons parlé précédemment,s’étend la Syrie; et dans la courbure même, laCilicie; plus loin, la Lveieet la Pamphylie, laCa-

(a) Les Paricani étaient voisins de la Sogdtane, et tiraient ieurnom de Paricane , leur capitale. — (6) Sugdiani ou Sogdiani.

Ælhioptim est. lllic Caspiani Scythis proximi sinum Cas-pium cingunl. Ultra Amazones, ultraqne eas Hvperboreiesse memorantur.

Interiora terrarum mnltæ variæque gentes habitant :Gandari et Paricani, et Bactri, Sugdiani, Harmatolroplii,Contacte, Comani, Paropantisii, Daliae super ScytbasScythariimquedeserta. Al super Caspiitni sinum, Chô-mai!, Massagelæ, Cadusii, Hyrcani, Iberi. Super Ainazo-naset Ilyperboreos, Cinimerii ,Zygi, Heniochæ, Gorgippi,Mosclti, Cercetæ, Toretæ, Arimpltæi, alqne, ubi in Kostramaria tractus excedit, Maliani, Tibarani, et noliora jamnomina, Medi, Arntenii, Commageni, Murrani, Veneti,Cappadoces, Gallogtæci, Lycaones, Pltryges, Pisidat,lsami, Lydi, Syrocilices. Rursus ex bis, quat mendientspeèlant, eredeni gentes interiora a littore tenent usqtte adsinum Persicum. Super Itunc sunt Parthi et ASsyrii : su-per ilium alterum Babylonii et stiper Ætbiopas Ægyplii.Ripis Nili amnis et mari proxima iidem Ægyplii possident.

DeindéArabiaangusla Hontesequenlialittoraattingit. Abea tisque ad tlexum iHum, quem supra retulimus, Syria,